Construisons une Europe de la relance !

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Une carte blanche utile : tout n’y est pas, mais beaucoup d’éléments indispensables d’une relance européenne s’y trouvent. A diffuser !

Construisons une Europe de la relance !

Le Monde.fr | 08.05.2012 à 11h02 • Mis à jour le 08.05.2012 à 12h03

 

 

Dans les mois ou les années à venir, une crise politique et sociale majeure risque d’emporter les pays de la zone euro s’ils ne franchissent pas une étape supplémentaire d’intégration.

L’éclatement de la crise grecque a mis au jour des défis structurels, créant une crise de confiance dans la soutenabilité des dettes publiques : les créanciers ont perçu l’insoutenabilité des déséquilibres de la zone euro. Les taux d’intérêt ont alors atteint des sommets, jusqu’à créer un effet boule de neige : lorsque les taux d’intérêt dépassent la croissance du PIB, la dette s’autoentretient, sauf à dégager d’importants surplus budgétaires. Pour réaliser ces surplus, chaque pays a mis sur pied des plans de sauvetage drastiques, et l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE) a fourni quelques mois de répit.

Ce climat d’incertitude freine la demande, les ménages préférant épargner en prévision de futures taxes. Dans le même temps, les banques limitent les crédits au secteur privé pour assainir leur bilan. Dès lors, la relance ne peut venir ni de la demande, ni de l’investissement privé, ni de la commande publique. Les pays les plus endettés sont donc voués à une croissance très faible, ce qui aggrave encore la charge de leurs dettes. L’Europe ne peut sortir de cette crise sans changer de logique. Si le scénario actuel continue, l’euro ne pourra pas disposer des moyens de résister aux tendances centrifuges et à la montée des discours populistes. Sa disparition ne sera plus qu’une question de temps.

Un autre chemin de sortie est possible. Il consiste à compléter et adapter le traité de Lisbonne, notamment pour dépasser la simple coordination entre Etats membres, devenue insuffisante. Il consiste à dénoncer, à réduire et à annuler les coûts de la non-Europe. Il faut pour cela commencer par circonscrire les dettes du passé des pays de la zone euro en en mutualisant une partie. Ceci diminuera les taux d’intérêt et redonnera des marges de manœuvre aux pays endettés. Dans cet esprit, il sera nécessaire de renforcer la coopération entre la Commission européenne et les Trésors nationaux dans le cadre d’un Institut fiscal européen dans la perspective de la création d’un Trésor européen, à l’instar de l’Institut monétaire européen qui avait précédé la création de la BCE.

Il faut ensuite, et surtout, relancer la productivité grâce à des réformes structurelles, en particulier dans le secteur des services, et à des investissements dans des projets générateurs de croissance. Ils existent : dans la transmission de l’énergie et l’efficacité énergétique, dans les transports propres et les politiques urbaines, dans l’aéronautique, les industries numériques et la recherche cognitive… les industriels ont tous sur la table des projets à l’échelle européenne dont les financements nécessitent un concours de tous les pays. Pour cela, il est nécessaire de créer des “projects bonds”, c’est-à-dire de la bonne dette, finançant des projets générateurs de revenus futurs. La Banque européenne d’investissement pourra sans difficulté porter ces projets sur la base de propositions de la Commission européenne.

Les investisseurs n’achèteront ces projects bonds que si les moyens de les rembourser ne sont pas issus d’une contribution volontaire des pays de la zone euro, car cela alourdirait leur dette. Seul un impôt européen dans le cadre d’un budget fédéral pourra donner la crédibilité suffisante à ce nouvel outil de croissance. Pour le financer, on peut penser à la rétrocession d’un point de TVA, à l’instauration d’une taxe carbone et d’une taxe sur les transactions financières. Il sera alors possible de générer avec les projects bonds plus de 1 000 milliards d’euros pour investir dans des projets d’avenir, relancer une véritable croissance, proposer une vision motivante de l’Europe et créer les mécanismes de résolution des déséquilibres originels.

Aucun impôt ne peut cependant être instauré sans légitimité démocratique et sans surmonter la crise de confiance entre les citoyens et l’UE, en offrant aux Européens une nouvelle perspective pour l’avenir. Il faut donc ajouter une dimension parlementaire à ce processus : l’euro ne peut survivre sans avancée politique majeure. Le fédéralisme est la seule voie pour éviter une crise majeure qui sacrifierait une génération entière. Dès aujourd’hui, les parlementaires européens des pays de la zone euro doivent se réunir et préciser le chemin à suivre d’ici aux prochaines élections européennes.

Sur la base de leurs délibérations, ces parlementaires européens devront organiser des assises sur l’avenir de l’Europe à partir de la zone euro, qui accueilleront des délégations du Parlement européen et des Parlements nationaux, comme cela avait déjà été proposé par François Mitterrand devant le Parlement européen en 1989. Ce fédéralisme de nécessité donnera naissance à une véritable Europe politique et sociale, dont les institutions assureront un juste équilibre entre les politiques budgétaires et monétaires, la stimulation de l’activité économique, les réformes structurelles de compétitivité, et une cohésion sociale renforcée.

La survie de la zone euro passe par un gouvernement économique et un budget européen de croissance. Le fédéralisme est donc seul capable d’éviter les conséquences désastreuses de son effondrement sur notre niveau de vie. Il ouvrira la voie aux Européens vers une Europe juste, solidaire et démocratique, capable de tenir toute sa place dans le monde.


Bernard Barthalay, président de Puissance Europe (France) ; Aurélien Caron, président des Jeunes européens-France (France) ; Jean-Marie Cavada, président du Mouvement européen-France (France) ; Fabien Chevalier, président de Sauvons l’Europe (France) ; Catherine Colonna, ancienne ministre des affaires européennes (France) ; Olivier Ferrand, président de Terra Nova (France) ; Pauline Gessant, présidente des Jeunes européens fédéralistes (France) ; Simone Harari, présidente d’Effervescence (France) ; Guillaume Klossa, président d’EuropaNova (France) ; Philippe Laurette, président d’honneur de l’association Jean-Monnet (France) ; Philippe Le Guen, directeur de l’association Jean-Monnet (France) ; Henri Malosse, président du groupe employeur au CESE (France) ; Yves Mény, ex-président de l’Institut universitaire européen (France) ; Dominique Reynié, président de Fondapol (France) ; Benoît Thieulin, président de La Netscouade (France) ; Jacques Ziller, professeur de droit européen à l’université de Pavie (France) ; Giuliano Amato, ex-président du conseil italien (Italie) ; Emma Bonino, vice-présidente du Sénat italien, ancien ministre des affaires européennes (Italie) ; Rocco Cangelosi, ambassadeur, ex-représentant permanent à Bruxelles, ex-conseiller diplomatique du président de la République d’Italie (Italie) ; Pier Virgilio Dastoli, président du Mouvement européen-Italie (Italie) ; Monica Frassoni, co-présidente du parti des verts européens (Italie) ; Sandro Gozi, responsables des affaires européennes du Parti démocrate italien, vice-président du Mouvement européen-Italie (Italie) ; Alberto Majocchi, professeur, université de Pavia, ex-président de l’Institut d’études et d’analyses économiques (Italie) ; Romano Prodi, ex-président du conseil italien (Italie) ; Alberto Quadrio Curzio, professeur, université Cattolica, vice-président de l’Accademia dei Lince (Italie) ; Barbara Spinelli, journaliste et écrivain (Italie) ; Anne-Marie Lizin, président honoraire du Sénat de Belgique (Belgique) ; Stefan Collignon, professeur à l’Ecole des hautes études de Sant’Anna (Allemagne) ; Evelyne Gebhardt, députée européen (Allemagne) ; Ulrike Guérot, conseil européen des relations étrangères (Allemagne) ; Jo Leinen, député européen, président du Mouvement européen international (Allemagne) ; Enrique Barón Crespo, ancien président du parlement européen, ex-président du Mouvement européen international, président de la Fondation européenne pour la société de l’information et l’administration publique (Espagne) ; Pasqual Maragall, ex-président de la Généralité de Catalogne, ex-maire de Barcelone (Espagne) ; Francisca Sauquillo, ex-députée européenne (Espagne) ; Anna Terrón, ex-députée européenne, ex-secrétaire d’Etat à l’immigration et à l’émigration (Espagne) ; Carlos María Bru Purón, président du Mouvement européen-Espagne, ex-secrétaire d’Etat aux affaires européennes (Espagne) ; Haris Pamboukis, ex-ministre du gouvernement grec (Grèce).

Jacques Attali, président de PlaNet Finance, Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce…

 

 

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Le bar de l’Europe – Isabelle Durant – RTBF Vidéo

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Le bar de l’Europe – Isabelle Durant – RTBF Vidéo.

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Invitation au “Café-Européen” organisé par ECOLO Liège

» rendez-vous

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Avec avec Isabelle Durant, Vice-Présidente du Parlement Européen & Bénédicte Heindrichs, tête de liste aux élections communales. Modéré par Olivier Bierin, 6ème sur la liste.

Quels sont les liens entre la politique locale et l’Europe ? Quelle influence l’Europe a-t-elle au niveau communal ? Quelle place pour les citoyens dans la construction d’une Europe du local au global ?

Un café-européen, c’est le lieu idéal pour débattre de ces questions avec la Vice-présidente du Parlement européen, qui est également élue communale, et très attentive aux questions locales.

http://www.facebook.com/events/370427966332666/

 

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Compte-rendu mensuel de la session strasbourgeoise du PE

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Protection des données des passagers ou comment mal lutter contre le terrorisme

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C’est une affaire ancienne, qui date du lendemain du 11 septembre 2001. Le traumatisme et ce qu’il a suscité dans l’administration Bush a poussé à l’époque à des réactions pour le moins disproportionnées pour empêcher d’autres attentats sur le sol américain.  Au lendemain des attentats, l’administration américaine émet une série de conditions pour donner l’accès à des passagers venant d’Europe sur son territoire, en listant une série de critères sur base desquels, dans une file de passagers à l’embarquement, on peut “repérer” les terroristes potentiels : leur type de bagage, leur allure, leur projet de voyage…


A partir de là, les USA demandent l’accès aux banques de données de toutes les compagnies aériennes et agences de voyages. Ces dispositions sont décidées sans base juridique aucune, sous le coup de l’émotion. S’ensuit alors une négociation entre UE-USA, et pour l’UE, c’est le Conseil Européen qui est à la manoeuvre : le Parlement à l’époque ne disposait d’aucune compétence pour être associé à la discusion. Un recours est introduit et il est rejeté par la Cour Européenne de Justice. 

 

En 2007, un nouvel accord est réalisé, sans aucun vote dans les parlements nationaux. En 2009, le Parlement avec le Traité de Lisbonne reçoit la possibilité de légitimer ou non les accords négociés et la Commission et le Conseil tentent de lui faire ratifier l’accord conclu en 2007.
Le PE marque son opposition, entre autre à cause du délai de stockage des données toujours fixé à 15 ans et la possibilité de transmettre ces donnée à d’autres autorités ou tiers. S’engage alors une nouvelle négociation. La Commissaire en charge obtient un certain nombre d’avancées dans le texte, mais accepte aussi de nombreuses exemptions qui affaiblissent le texte : les données resteront stockées 15 ans, et même si elles seront anonymisées, le profilage sera possible. Nulle part on ne dit quand et comment elles seront effacées, ni à quelles fins on peut les utiliser (dès lors, à toutes). Enfin, si une évaluation est prévue, il n’y a pas formellement de clause de révision ni d’appel possible.  Le Parlement avait tracé une ligne rouge pour cette négociation. La charge de la preuve est renversée. C’est contraire à la charte des droits fondamentaux à laquelle l’UE est généralement très attachée.
Le débat a été long et vif, approfondi. La plulpart des conservateurs du PPE, une bonne partie des socialistes et une petite partie des libéraux ont voté pour, considérant que ce texte présente quelques améliorations et vaut donc mieux que l’absence de cadre juridique actuel. Ce qu’ils ne disent pas aussi ouvertement, c’est qu’ils ont fait l’objet de pressions, en particulier et comme à chaque fois, de menaces de ne pas laisser les compagnies aériennes européennes atterrir sur sol américain.
A quoi nous leur avons répondu que ce faisant, même s’ils avaient la base juridique, ils n’obtiendraient plus d’amélioration sur la protection des données personnelles et ainsi ouvraient la porte à des accords de mêmes nature, demain avec des pays comme la Chine, la Russie, l’Inde. Comment en effet exiger plus de ces partenaires le jour où ils demanderont un accord que ce nous aurons voté et accepté aujourd’hui. 

Les Verts ont mené la bataille depuis plus d’un an. Elle a été perdue aujourd’hui. Mais il va falloir organiser la résistance pour d’autres accords et s’engouffrer dans la mini brèche que constitue l’évaluation prévue…

Aujourd’hui, au Sénat én Belgique, à Bruxelles, les sénateurs ecolo ont demandé un débat sur le sujet : quelle était la position de la Belgique, qu’entend elle faire sur cet échange de données. Débat refusé. Franchement, après on dira encore que “c’est la faute de l’Europe”…
Suite mais pas fin.


Isabelle Durant

 

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INVITATION au Colloque: “Le Congo a voté. Et après ?”

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INVITATION au Colloque: Le Congo a voté. Et après ?”

Le 27 avril 2012 de 9h30 à 13h30 au Parlement européen

Salle A3G3 – Bâtiment Altiero Spinelli, Place du Luxembourg à 1047 Bruxelles

La plupart des missions d’observation électorale en RDC ont conclu au manque de crédibilité des élections présidentielle et législatives qui se sont tenues le 28 novembre 2011. Plusieurs pays partenaires impliqués dans le financement de ce processus et la toute grande majorité des pays africains ont cependant implicitement ou explicitement acté de la réélection du président sortant et de celle des élus issus des élections à la députation nationale.

Dans la foulée de ce premier cycle du processus électoral, observateurs, analystes, membres des sociétés civiles congolaise et étrangère se posent la question des suites d’un processus qui doit se poursuivre aux autres niveaux de pouvoir ainsi que des impératifs qui ne sont toujours pas satisfaits en matière d’instauration d’un état de droit en RDC.

Un évènement d’Isabelle DURANT, vice-Présidente du Parlement européen et observatrice des élections en RDC

Avec la participation de:

- Mariya NEDELCHEVA (Chef de la mission électorale en RDC) : Le rapport de la Mission d’observation européenne en RDC (vidéo)

- Jean-Claude WILLAME (UCL) : Les élections présidentielle et législatives : état de la question

- Bob KABAMBA (ULG) : Les suites du processus législatif : aspects politiques et constitutionnels

- Donatella ROSTAGNO (EURAC) : Les défis de la suite du processus électoral : le point de vue de la société civile

- Axelle FISCHER (Justice et Paix) : Le message de la CENCO (Conférence épiscopale du Congo) sur l’après-élection

- Thierry MICHEL (cinéaste, auteur du film « L’affaire Chebeya ») : Un témoignage sur la justice et les droits de l’homme

- Jean Michel DUMONT (EUSEC) : La poursuite de la réforme du secteur de sécurité

- Ken MATTHYSEN (IPIS) : La sortie des dérives minières en RDC

- In Koli Jean BOFANE: le regard d’un romancier

Sur inscription uniquement: Envoyer prénom + nom + n° ID + date de naissance à reza.opdebeeck@europarl.europa.eu

 

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Rapport annuel d’Amnesty International & Manifestation devant le PE pour tenter d obtenir du gouvernement indien qu il prononce un moratoire sur l exécution d un condamné à mort

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Rapport annuel d’Amnesty International sur la peine de mort & Manifestation devant le PE pour tenter d’obtenir du Gouvernement indien qu il prononce un moratoire sur l’exécution d’un condamné à mort
 

Jeudi 30 mars à midi, quelques  centaines de manifestants indiens, au turban orange, venaient demander l’appui  du Parlement Européen pour tenter d’empecher l’exécution de Balwant Singh Rajoana et demander  l’instaureration d’un moratoire officiel sur les exécutions dans le  pays. 

Voir aussi sur le site d’Amnesty International la lettre ouverte au Premier ministre indien Manmohan  Singh.

 

Au début de la  séance  plénière que je présidais ce midi, ma collègue Véronique De Keyser est  intervenue pour demander qu’en notre nom à tous, le président du Parlement  s’adresse solenellement au Premier ministre indien dans le même sens.

 

L’exécution de Balwant Singh est prévue pour le 31 mars, dans l’État du  Pendjab. Son exécution représenterait un recul car si les tribunaux indiens  continuent de prononcer des condamnations à mort, aucune exécution n’a eu lieu  en Inde depuis 2004. Si elle reprenait les exécutions après une interruption  de huit ans, l’Inde irait à contre-courant de la tendance régionale et mondiale  en faveur de l’abolition de la peine de mort.

 

Amnesty International a  publié mardi 27 mars son  nouveau rapport sur les Condamnations à mort et les exécutions en  2011. J’ai eu l’occasion de  le commenter, et surtout de mettre en avant l’action volontariste et exemplaire  de l’UE en faveur de l’abolition de la peine de mort.

Ce rapport met en  lumière qu’au 22 mars 2012, plus des deux tiers des pays du gobe avaient aboli  la peine de mort en droit ou dans la pratique. Sur les 41 États que compte la  région Asie-Pacifique, 17 ont aboli la peine capitale pour tous les crimes et  10 sont abolitionnistes dans la pratique.

 

 

Notons aussi qu’aux frontières de l’UE, en Europe  donc, le Belarus, la dernière dictature européenne, continue à pratiquer la  peine de mort, ce que d’ailleurs ce même jour de plénière, nous condamnions à  une très large majorité dans une résolution.

 

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Compte-rendu mensuel de la session strasbourgeoise du PE

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Peut-on critiquer l’Europe ?

» carnet de notes + édito

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“Le débat sur l’Europe est ouvert”

(article publié le 09/03/2012, Olivier le Bussy – La Libre Belgique)

 

 

Derrière le consensus belge se cachent des divergences politiques. Magnette, De Croo et Durant en ont apporté la preuve, mercredi à l’ULB.


C’est vieux comme les traités de Rome : l’engagement de la Belgique envers la construction européenne a toujours été sans faille. Parce que c’est l’intérêt du petit royaume. Mais aussi parce que les formations politiques belges ont évité, depuis plus d’un demi-siècle, de soulever la question qui fâche : oui à l’Europe, mais quelle Europe ?

 

Le consensus (mou ?) belge a été ébranlé il y a quelques semaines, lorsque le ministre fédéral en charge des Entreprises publiques, Paul Magnette (PS) a épinglé la fibre “ultralibérale” de la Commission européenne et fustigé les politiques de rigueur budgétaire décrétées au niveau européen qui “nous préparent 15 ans de récession”.

Le ministre Magnette a été recadré par le Premier ministre Elio Di Rupo (PS itou) et essuyé des reproches virulents, surtout au nord du pays. Au point qu’il est permis de se demander si, sous nos latitudes, on peut critiquer l’Europe, du moins son fonctionnement, sans se faire taxer d’eurosceptique.

 

L’Université libre de Bruxelles a organisé mercredi soir un débat sur ce thème, sous la direction du doyen de la faculté de sciences sociales et politiques, Jean-Michel De Waele.  Etaient conviés à s’exprimer le susnommé Paul Magnette (par ailleurs spécialiste des questions européennes à l’ULB), le président de l’Open VLD Alexander De Croo (qui avait déclaré, à la suite des déclarations du premier, qu’il n’avait “rien compris”) et, last but not least, l’Ecolo Isabelle Durant, vice-présidente du Parlement européen.

 

Pour Paul Magnette, la réponse à l’intitulé du débat “va de soi, mais il faut expliquer le pourquoi du comment “. Pour le socialiste, si, au niveau européen on insiste sur “une discipline budgétaire monomaniaque sans en même temps développer des plans de relanceon va dans le mur”. Et de déplorer que l’Union calque son pas sur les destructeurs plans d’ajustement structurels montés par le Fonds monétaire international dans les pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine dans les années 80. Et d’une. Et de deux : “Les recommandations de la Commission européenne sont trop intrusives et elle abuse de son pouvoir.”Notamment quand elle prie la Belgique de réformer son système d’indexation automatique des salaires, “instrument anti-capitaliste” par excellence, estime Paul Magnette. “Le message” qu’on doit adresser à l’exécutif européen est“laissez-nous le choix sur la manière d’atteindre les objectifs fixés”, insiste-t-il. Ce que dit la Commission n’est pas “sacré”. Car, selon le ministre, “le débat gauche droite classique est faussé par une intervention extérieure : la Commission dit ‘la droite a raison’”. Et d’inviter les dirigeants européens à abandonner le très thatchérien discours “il y a pas alternative”.

 

Réplique du libéral De Croo“Sur le six pack (législatif sur la gouvernance économique de l’Union), la gauche n’a gagné le débat ni au Parlement européen, ni au Conseil, alors elle dit qu’il n’y a pas assez de démocratie en Europe”. Trop libérale, la Commission, avec ses 14 commissaires de centre-droit, 7 libéraux et six socialistes ? “Le qualificatif ultralibéral en dit peut-être plus sur ceux qui l’emploient que sur la Commission.”

Quant à se plaindre de ses recommandations : “ Les Pays-Bas ont entrepris des réformes structurelles depuis quatre ans. Nous, nous venons seulement de commencer. C’est un peu tôt pour dire qu’on en a fait assez.” Enfin, pour Alexander De Croo, “il n’y a pas de crise européenne, il y a une crise de pays européens” qui ont laissé aller leurs finances publiques et/ou leur économie en roue libre.

 

Critiquer la Commission d’accord, enchaîne Isabelle Durant, “ au Parlement européen, on le fait tous les jours”. Mais attention de ne pas perdre de vue les bons projets de directives sur l’environnement, entre autres, sous peine d’alimenter le nationalisme. L’élue verte vise plutôt le Conseil, le cercle des Etats membres. “Pourquoi n’y utilise-t-on pas plus souvent le vote à la majorité que le consensus” qui ne permet pas d’identifier les lignes politiques, s’interroge l’eurodéputée ? “Se retrouver seul contre tous peut avoir un coût politique très lourd”, reconnaît Paul Magnette. Qui admet une certaine schizophrénie dans la position des socialistes qui votent au Parlement européen contre le six pack approuvé par un gouvernement belge dirigé par un socialiste.

C’est là tout le problème, poursuit Isabelle Durant. “En Belgique, on est pour la construction européenne, mais jusqu’à quel point ? Le Parlement n’utilise pas le pouvoir de contrôle dont il dispose. Avant une réunion du Conseil, il devrait interroger le ministre sur ce qu’il va dire, sur sa stratégie, les alliances qu’il peut nouer sur tel ou tel sujet, puis ensuite discuter du résultat”.

 

Sur un point, au moins, les trois intervenants s’accordent : “ Il faut politiser l’Europe.”

 

(By Olivier le Bussy, in LaLibreBelgique, 09/03/2012)

 

 

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Elections communales en Belgique le 14 octobre 2012

» AU PARLEMENT EUROPÉEN + campagne + rendez-vous + Schaerbeek

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Appel du GVPE à tous les européens qui résident dans une commune belge :  ”Register and Vote ! “

 

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