Il nous reste jusqu’au 8 juillet pour avancer. Pour corriger la loi anti-négationiste votée il y a peu à la Chambre et pour permettre qu’à l’avenir, la négation ou la minimisation grossière du génocide arménien, commise avec l’intention d’inciter à la haine ou à la discrimination, soit punissable en Belgique.
Des amendements et propositions de reconnaissance de ce génocide par la Belgique ont été déposées, par Ecolo et le MR. Ce n’est pas à prendre ou à laisser, mais on ne peut tergiverser.
Il semble que les points de vue se rapprochent entre les familles politiques démocratiques. Ce n’est pas une question de majorité ou d’opposition. C’est une affaire de principe.
Certes le parlement belge n’a pas vocation à se transformer en grand tribunal de l’histoire du monde.
Mais, ici en Belgique, il a vocation à lutter contre toutes les formes de discrimination et de négation des crimes contre l’humanité. Sans complaisance. Soixante ans après la Shoah, ce sera le cas. Mais les comportements antisémites et négationnistes ne sont pas les seuls qu’il nous faut combattre. Le Centre Communautaire Laïc Juif nous y appelle. Ce sera aussi le cas pour le génocide rwandais. Il faut qu’il en soit de même pour les génocide arménien, quelles que soient les évolutions du débat en Turquie.
Le Parlement a aussi pour mission, par les textes qu’il adopte, d’éviter que ne se développent au sein des partis et des élus, des forme de communautarisme. Les élus, qu’ils soient d’une quelconque origine nationale, sont les élus de tous. Les partis auxquels ils appartiennent doivent pouvoir définir leurs positions de principe de façon claire. Il y va de l’intérêt de tous,de la diversité de la représentation démocratique et de la démocratie en général.