Chaque jour son lot d’incidents plus ou moins fondés.

Un homme et une fonction réhabilités après des mois d'acharnement
La bonne nouvelle d’hier, c’est la réhabilitation totale de Fernand Koekelberg, patron de la Police fédérale.
Cela faisait des mois qu’il était dans le collimateur de ses ministres VLD (Dewael d’abord, De Padt ensuite). Pour d’obscures raisons mais que l’on pourrait résumer de la façon suivante “c’est quand même pas évident d’avoir un bon francophone à la tête d’une police dont on n’aime pas trop l’intégration entre les niveaux”, il a été mis en cause. D’abord pour le soit-disant surclassement de deux de ses collaboratrices (avec toutes les assimilations aux promos canapé et autres médiscances). Ensuite pour une plainte fantaisiste contre son ministre de tutelle à laquelle il n’aurait pas donné suite.
Aujourd’hui, dans les deux cas, les plaintes et recours n’ont abouti à rien. Le ministre doit tourner la page. Ouf et chapeau à ceux qui ont tenu le coup, nerveusement et humainement, devant un tel acharnement.

Pas d'attaque sur cette pirogue, dans le Bas Congo...
Et puis, en réponse à des sondages qui me paraissent franchement surévalués (mais bon, on verra), on se lache de partout. Sans trop se formaliser de ces attaques aussi stupides que téléguidées, il ne faut cepedant pas laisser courir des contre-vérités.
Dimanche, à “L’invitée”, Anne Delvaux disait à Pascal Vrébos que je cumulais des rémunérations !
Ah bon ? Comme tous les élus écolo, je rétrocède 40% de mon indemnité snatroriale au parti (et ce sera aussi le cas au PE) , je ne suis pas rémunérée pour ma fonction de co-présidente, et comme tous les élus locaux, je touche 50 euros par conseil communal (un par mois en soirée) dont je reverse 30% à ma section locale.
Aujourd’hui, c’est au tour de Jean-Pierre Van Gorp (conseiller communal PS) qui avec l’aide d’un juge de paix, se lache sur une soit disant “fraude sociale”, comme le dit le titre dans “Le Soir” de ce jour, au CPAS de Schaerbeek.
Le fait que les assistants sociaux, pour obtenir une preuve et un acte officiel de séparation des époux ou cohabitants si c’est le cas, les envoie chez le juge de paix, ce serait de la fraude !!!!
Mais on est où là ?
Il s’agit là au contraire d’un filtre, d’une prise de responsabilité qui est demandée à la justice pour pouvoir ensuite, en application de la loir (et même si on ne l’aime pas !) déterminer quelle est l’allocation qui doit être octroyée à la personne, isolé ou cohabitant. C’est ça Mr Van Gorp gouverner, assumer, dépenser parcimonieusement l’argent public.
L’attaque est un peu grossière ! Mr Van Gorp ferait mieux de se battre plus activement pour une individualisation des droits des personnes et des allocataires sociaux. Cela éviterait aux personnes, parfois, de se séparer pour des raisons sociales ou fiscales, et surtout, l’argent cesserait de peser sur les choix de vie.



eeeh, mais que voilà un joli blog!
J’estime que si vous voulez réellement fermer le caquet aux rumeurs de campagne, il ne faut pas hésiter à attaquer Mr Van Gorp en justice pour diffamation, non?
Cela étant, cette campagne ressemble un peu plus à une chasse aux sorcières. On dirait que les partis cherchent plus à éliminer les pions qu’à débattre sur les arguments. Dommage pour les idées.
Je suis d’accord avec l’individualisation, mais en attendant il faut combattre les fraudes, et je suis scandalisé des propos tenus par Dominique Decoux dans La Capitale de ce mardi:
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Ce qu’elle appelle “jouer le gestapiste” c’est efrfectuer une visite à domicile à l’improviste, ce qu’elle a formellement interdit aux assistants sociaux du CPAS de Schaerbeek. En clair, Dominique Decoux se rend complice des fraudes, parce que les fraudeurs, une fois prévenus de la visite de l’assistant social, mettent tout en scène à son intention, l’écran plasma est caché dans la cave ou chez les voisins, les affaires du mari sont remisées au grenier pour faire croire que la femme vit seule avec ses enfants…
Je fais aussi partie des fonctionnaires qui effectuent ce genre de contrôle, mais moi je les fais selon les méthodes que Mme Decoux qualifie de “gestapistes”, à l’improviste. Et je m’assure que les fraudeurs soient sanctionnés, mais les vrais fraudeurs émargent du chômage ou de “la mutualité”, assez rarement du CPAS, sauf les “quart-monde” (dont je trouve qu’ils devraient être pris en charge par les mutuelles en tant que déficients mentaux ou assimilés, c’est une proposition étudiée aux Pays-Bas pour les assistés sociaux de longue durée dont il appert qu’ils n’ont pas les capacités intellectuelels de retravailler un jour et qu’ils resteront à charge de la société jusqu’à leur mort) et les étrangers régularisés (les demandeurs d’asile schaerbeekois dépendent, il faut le rappeler, des CPAS wallons ou flamands).
Il est vrai que ce n’était pas très fondé, c’est le moins que l’on puisse dire. Et je ne suis même pas sûre que tant de bêtise mérite plainte en diffamation. La meilleure réponse, et je n’y suis vraiment pour rien : le communiqué Belga de l’auditorat du travail qui vient de tomber, s’étonne de l’interprétation du juge de paix et met très clairement en évidence qu’il n’y a aucune faute ni fraude au CPAS.
Il faut bien sûr appliquer les règles existantes, même si on en souhaiterait d’autres. Pas de procès d’intention sur les méthodes et l’organisation du travail. Ce qui est le plus pertinent en cette matière, ce sont les chiffres : Schaerbeek ne se distingue en aucune manière par rapport à la moyenne régionale en ce qui concerne les séparations, les isolés et les cohabitants.