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    juin
    25

    pe_strasbourg_62Le groupe des Verts est en ordre de marche.
    Dany Cohn Bendit et Rebecca Harms ont été élus à la co-présidence du groupe, et pour ma part, je l’ai été au nom du groupe,  à la vice-présidence du Parlement Européen. .

    Un fameux défi que de reprendre, de pérenniser, de renforcer les initiatives lancées par Gérard Onesta.
    Loin du protocole ou des titres ronflants sur la carte de visite, cette vice-présidence, c’est une belle opportunité pour poursuivre et améliorer les Agora organisées avec la société civile européenne après le “non” au traité constitutionnel et sur le changement climatique.

    C’est aussi la possibilité de pérenniser le prix Lux, récompensant les créations cinématographiques européennes les plus emblématiques des valeurs de l’Union.

    C’est l’occasion d’en faire plus sur la transparence, la diminution de l’empreinte écologique du Parlement, l’insertion du Parlement dans en région bruxelloise, le musée de l’Europe…

    Des projets en masse. De l’enthousiasme et du travail.

    Rendez-vous le 14 juillet à Strasbourg, pour confirmer cette vice-présidence.

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    juin
    20

    “Give my vote back”

    Posté dans : édito par Isabelle Durant

    A Téhéran, des milliers de personnes défient les interdictions de manifester pour marquer, aujourd’hui encore, leur opposition à un scrutin truqué, dans un climat qui tranche tellement avec celui qui a précédé l’élection. Les jeunes, les femmes, les étudiants, les universitaires, les syndicalistes, tous prennent des risques, malgré la censure médiatique. Comme l’explique Nasser à l’envoyée spéciale du Soir, “la protestation a créé une solidarité indédite. Ouvriers, chefs d’entreprise, féministes, femmes au foyer…Chaque jour, nous sommes de plus en plus nombreux à descendre dans les rues en respectant le silence et en faisant le “V” de la victoire…Nous voulons juste récupérer nos votes. C’est tout. ”

    200620091053

    Ici, un millier d’iraniens de Belgique et des pays voisins étaient massés cet après-midi devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles, d’où ils se sont ensuite rendus vers le rond-point Schuman.

    Dignes, mais en colère, ils sont venus soutenir leurs compatriotes et demander “qu’on leur rende leur vote”.

    Sur un podium improvisé, les prises de parole se suivent. Pour ma part, au nom d’Ecolo et du Groupe des Verts au Parlement Européen, je demande qu’en Belgique, Karel De Gucht convoque l’ambassadeur, qu’il fasse savoir que la Belgique ne reconnait pas ses élections et le président Ahmaninejad et qu’il porte cette position auprès de ses collègues européens.

    On n’y est pas ! Coté belge et européen, la discrétion prévaut. Jusqu’ici, aucun chef d’Etat ou ministre de affaires étrangères européen n’a pris clairement position vis-à-vis d’élections dont tout porte à croire qu’elles ont fait l’objet de fraudes massives.

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    juin
    19

    Encore Barroso, a dit le Conseil !

    Posté dans : Non classé, édito par Isabelle Durant

    barroso

    L’Europe mérite mieux que Barroso !

    Dès le début de la campagne électorale européenne,  les Verts lançaient  la question qui aujourd’hui agite tout le landerneau européen : quid de José Manuel Barroso ?

    On a reçu pas mal de critiques à l’époque, considérant que c’était commencer la campagne par une mauvaise personnalisation à l’envers.  Poser la question de la (non)force, du (non)projet, de la (non)vision du président de la commission, qui a pour mission d’incarner le projet européen, c’est pourtant essentiel au regard des 5 dernières années où le  patron de la commission s’est plutôt comporté en notaire des grands pays.

    A la veille du sommet qui vient de se terminer, Dany Cohn Bendit lançait la campagne “Stop Barroso” mais au-delà, mettait en évidence l’importance de ne désigner le président qu’une fois que le traité de Lisbonne aura été ratifié, après le référendum irlandais.

    Au même moment, j’interrogeais au Sénat sur la position que prendrait la Belgique. Rassurant : elle ne dira rien !

    Sénat – Séance plénière du 18 juin 2009

    Extrait du compte rendu intégral (Annales 4-80)

    Isabelle Durant au premier ministre et au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères sur «la position belge sur les modalités de désignation du président de la Commission européenne» (nº 4-822)

    M. le président. – M. Steven Vanackere, vice-premier ministre et ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles, répondra.

    Mme Isabelle Durant (Ecolo). – Je regrette que ni le premier ministre ni le ministre des Affaires étrangères ne soient venus au Sénat, alors qu’ils étaient présents à la Chambre.

    Ma question porte sur la réunion du Conseil européen d’aujourd’hui, lequel va devoir prendre position sur la nomination du président de la Commission européenne. Je ne parle pas du fond du problème mais de la forme : à quel moment le président de la Commission sera-t-il proposé et à quel moment le Parlement européen sera-t-il amené à ratifier sa candidature ?

    Il me paraît insensé que le Conseil européen décide dès aujourd’hui de proposer au Parlement européen la désignation de M. Barroso ou de tout autre candidat, appliquant ainsi les procédures prévues dans le traité de Nice. Il semble en effet que le traité de Lisbonne devrait être applicable dans quelques mois. C’est du moins ce que permettent d’espérer les signaux positifs émanant d’Irlande notamment. Il est beaucoup plus logique que la désignation du président de la Commission se fasse en même temps que le paquet de décisions à prendre en application du traité de Lisbonne. Ces décisions concernent notamment la désignation du haut représentant aux Affaires étrangères et des commissaires européens ainsi que les programmes de travail. Quel que soit le président de la Commission, c’est en effet sa déclaration gouvernementale qui importe.

    Je voudrais dès lors savoir quelle sera la position de la Belgique ce soir au Conseil européen. La Belgique défendra-t-elle une désignation immédiate du président de la Commission et une ratification par le Parlement européen le 14 juillet ou bien proposera-t-elle plus sagement que cette décision soit reportée en octobre après la ratification du traité de Lisbonne ? Je présume que cette question a été abordée lors de la réunion du Conseil des ministres et j’espère que MM. Van Rompuy et De Gucht adopteront une position claire et sage.

    M. Steven Vanackere, vice-premier ministre et ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles. – Je vous lis la réponse du premier ministre.

    La présentation d’un président de la Commission européenne est évidemment d’une grande importance. Sur la base des contacts que j’ai eus ces dernières semaines et ces derniers jours, je peux affirmer que la situation se caractérise par trois éléments. Le premier élément est que les vingt-sept États membres sont d’accord pour que la Présidence tchèque propose Jose Manuel Barroso comme président de la Commission européenne. Par conséquent, celui-ci bénéficie d’un soutien très large. Le deuxième élément est que les vingt-sept États membres souhaitent que le Parlement européen se prononce rapidement et ce, pour la nécessaire continuité du fonctionnement de la Commission européenne. Comme vous le savez, le Parlement nouvellement élu a prévu une importante séance le 15 juillet. C’est aussi la date qu’envisagent la plupart des chefs d’État et de gouvernement. Évidemment, c’est au Parlement de décider de la manière dont il s’organise et du moment où il se prononcera. Le troisième élément est que le Conseil européen conserve l’initiative de la présentation et que, s’il souhaite faire une présentation aujourd’hui ou demain, il le fera en application du traité de Nice.

    Mme Isabelle Durant (Ecolo). – Cette réponse ne dit évidemment rien sur l’intention politique du premier ministre. Indépendamment des compétences de M. Barroso, il me paraît préférable de prendre des décisions sur un paquet global, conformément au traité de Lisbonne. Si je comprends bien, la Belgique ne défendra une fois de plus aucune position au Conseil européen de ce soir et se contentera d’avancer des arguments techniques. Je regrette profondément que notre pays, qui assumera bientôt la Présidence de l’Union européenne, adopte une attitude aussi frileuse sur des matières aussi importantes pour l’avenir de l’Union et pour la future collaboration entre la Commission, le Parlement et le Conseil.Je peux déjà vous annoncer que la famille verte prendra quant à elle très clairement position au Parlement européen.

    Le sommet s’est donc terminé ce vendredi, sans d’ailleurs  qu’il n’apporte aucune réponse aux producteurs de lait venus faire entendre l’extrême difficulté qui est la leur.

    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE y ont affirmé leur volonté de confirmer,d’ores et déjà, M. Barroso comme Président de la Commission en juillet et ce pour un second mandat. Mais ils risquent  de devoir affronter un véritable bras de fer avec les élus européens.

    Il est incompréhensible de choisir Barroso sur la base du Traité de Nice au mois de juillet , et de confirmer les autres membres de la Commission sur  la base du Traité de Lisbonne en automne . L’argument qui consiste à dire que la confirmation de Barroso pour un deuxième mandat doit être immédiate afin d’assurer la stabilité institutionnelle de l’UE ne tient pas la routeLa durée du mandat de M. Barroso court jusqu’à fin octobre, il reste donc assez de temps pour trouver une solution cohérente.

    Les écologistes rejettent un vote sur Barroso en juillet et défendront cette position. Il est plus que probable que les Socialistes, les Libéraux et la Gauche européenne partageront notre point de vue.

    Car nous voulons d’abord un débat détaillé sur le Président de la Commission, sur base d’un programme détaillé présenté par lui-même, qui doit alors être examiné par le Parlement européen au mois de septembre, de sorte qu’en octobre un vote sur le Président de la Commission puisse avoir lieu.La balle est dans le camp du Parlement. Nous ferons tout pour qu’il fasse usage de son pouvoir et se fasse respecter à l’entame de cette législature nouvelle.

    D’ici-là, envoyez des e-cards à partir du site http://www.stop-barroso.eu



     

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    juin
    19

    L’olivier et le cactus

    Posté dans : Non classé, édito par Isabelle Durant

    Une nouvelle fable ?  Plus de Lafontaine mais d’un auteur qui aurait choisi une allégorie plus végétale ?  Non. Il s’agit tout simplement d’un bon mot pour signifier la prudence mais aussi la détermination que nous aurons à porter le plus loin possible nos engagements de campagne dans cette négociation qui commence pour ce qu’on nomme un olivier.

    olivier

    Car on peut être solidaire, moderne et progressite tout en étant parfaitement  indépendant du PS. On peut être  porteur de changement et totalement autonome par rapport au MR.  On peut (en tous cas on veut) aller au bout de l’exercice qui consiste à faire un olivier  sans faire allégeance à qui que ce soit.

    Pour explique ce choix, rappelons-nous quand même, même et surtout 10 jours après ce dimanche d’élection :

    - que le CDH se tasse sensiblement en Wallonie et progresse à peine à Bruxelles,

    - que le sursaut de mobilisation de la “machine” PS les 10 derniers jours de campagne aura porté ses fruits suite à la stratégie du MR consistant à faire peur avec les taxes : celle-là aura contribué à pousser les indécis et fragiles qui auraient pu ne pas les choisir dans les bras du PS.  Dès lors, à l’inverse de ce qui était annoncé, en contradiction avec tous les sondages, le PS reste le premier parti aussi bien à la Région wallonne qu’à la Communauté française. Difficile de l’ignorer.

    - que le MR, même à Bruxelles, n’a pas été très flamboyant dans ses résultats.

    Alors, après avoir vérifié pendant les premiers jours de l’après scrutin, avec les 3 partis, quelles étaient les portes ouvertes ou entrouvertes par rapport à nos points de ralliement essentiels, nous avons fait un choix, celui d’entamer une négociation avec PS et CDH.

    Un choix de raison plus que coeur. Un choix lucide.

    La période difficile, budgétairement mais aussi et surtout pour tous ceux qui la fin du mois commence de plus en plus tôt en raison de la crise,  n’est pas sans rapport avec ce choix. La garantie d’un filet social, de la qualité des services au public,  qu’ils soient dispensés par les services publics régionaux ou ceux du secteur non marchand n’est pas non plus sans rapport avec ce choix de partenaires.

    Il y aura évidemment beaucoup à prouver, non par des mots mais par des textes, des projets déposés au Parlement en matière de gouvernance, lutte contre les cumuls et conflits d’intérêts, etc…Il est vrai que la présidente de l’aéroport de Charleroi et ses invités socialistes à Ténériffe, les amis (escrocs?) de Mr Happart et autres ne donnent guère de crédibilité aux ouvertures affirmées. Mais tous ces faits rendent plus nécessaire encore d’avancer vite et fort sur ces sujets. Certains pensent et vous peut-être, que cette tentative est vaine, vouée à l’échec voire est une trahison des engagements de campagne ?

    Notre engagement à négocier, c’est un engagement à négocier, une obligation de moyens, pas de résultat.
    C’est pour cela que notre conseil de fédération a voté à 87%. Ce n’était pas 87% de soutien pour le PS ! Mais 87% de soutien à la direction et aux négociateurs pour que l’Olivier ne devienne pas un Cactus.

    cactus

    A suivre…

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    juin
    8

    La main et la cléf

    Posté dans : Non classé par Isabelle Durant

    Doublement des scores et bien plus que doublement des sièges. A Bruxelles comme en Wallonie et aussi au Parlement Européen où nous entrons à 2 élus plus un groen et dont le groupe Vert est l’un des grands gagnants de cette élection.

    cle

    Dès le tout début de la soirée d’hier, le PS appelle à un olivier. Et cela avant même d’avoir des résultats complets qui démontreront la perte forte des socialistes, même si comme ils le disent opportunément, le “tsunami” contre le PS n’a pas eu lieu.  Merci les sondages.

    Merci aussi à Mrs Donfut et Happart pour leurs belles interventions encourageantes d’hier soir!

    C’est ensuite au tour du MR de simuler une soirée électorale pleine d’enthousiasme, ou le président appelle les quelques lieutenants présents qui sans conviction aucune (ça se voit) vont applaudir fort, lever les bras, se congratuler mâlement. Et de mettre la pression sur Ecolo qui “va devoir choisir”.

    Certains ont la main,  dit-on dans la bonne tradition politique. PS d’un côté, MR de l’autre, même si tous deux, après avoir bien (bi)polarisé la campagne et s’être copieusement engueulés,  ont tous deux perdu.

    D’autres (Ecolo) ont la cléf. On va donc dès demain ouvrir un premier tour  d’abord avec le CDH. Initiative immédiatement suivie par une invitation du MR De Decker et de l’annonce d’invitations du PS.

    Ce qui est clair, c’est qu’on prendra le temps, et que la participation d’Ecolo aura un vrai prix, sur plusieurs terrains essentiels au regard des engagements pris devant les électeurs pendant la campagne. Des jours et des semaines qui demanderont de la sérénité, de la discrétion, de l’efficacité, pour mettre en piste un programme de gouvernements solide, porteur, concret, qui marque d’emblée et durablement le changement.

    Les plateaux de télé, interviews de toutes sortes et natures se sont succédés toute la soirée et la journée.  Intéressant contraste entre la fourmilière des chaînes européennes et internationales au Parlement Européen et le Salon des glaces du Parlement bruxellois qui accueillait la presse pour cette soirée électorale. Deux mondes…si proches et si lointains.

    D’un côté, je  croise Guy Verhofstadt, le couple du PPEvictorieux Wilfried Maertens/Miet Smet, Jean-Luc Dehaene et quelques autres. Guère de francophones…à part Véronique De Keyser qui se désespère de la raclée qu’a pris le groupe du PSE.

    A la “Tentation”, je retrouve les nouveaux élus Ecolo bruxellois (la plupart des wallons ont fait la fête à Namur), fiers et ravis.

    Et comme Jean-Michel et moi le lâchions en coeur ce matin quand on nous interrogeait sur le nombre d’heures que nous avions dormi : 3 heures à nous deux. Comprenez,1H 1/2 chacun !

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    juin
    6

    Drôle de dimanche…

    Posté dans : Non classé, campagne par Isabelle Durant

    Voilà, la campagne est finie. Dès la fin de l’après-midi demain, nous connaîtrons le sondage réel, sans marge d’erreur, sans frioritures, avec détail des sièges et des voix.

     

    Toute cette journée encore, nous avons arpenté les brocantes, la Féria espagnole au pied de l’atomium. On a papoté, discuté, répondu aux questions, le tout debout dans la foule et le bruit.

    Mes pieds en ont pris un coup et j’arrive ce soir un peu sur les rotules.

    De “tupperware” en “speed dating” en passant par tous les marchés et manifestations publiques, d’Arlon à Tournai en passant par Schaerbeek et Eghezée, ce sont des centaines de rencontres, des témoignages, des soutiens chaleureux, des interrogations, des blagues, des sourires, des photos, une boisson partagée. Beaucoup de  bons moments, parfois une mise sur la sellette ou un franc désaccord.

    Dès lundi, il nous faudra commencer le travail. La Wallonie et Bruxelles ont besoin de changement, ça, on l’a entendu, le parlement Européen de contact et de la confiance des citoyens.

     

    Alors avant tout résultat, merci pour tout.

    illu-site-coquelicot

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