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    sept
    29

    johnnny

    20H30 : Forest National est bondé. Il fait super chaud mais l’ambiance est bon enfant. Une heure plus tard, il fait beaucoup plus chaud, et le public à juste titre commence à rouspéter. Les  “remboursez” fusent d’un peu partout.
    21H30 : une voix off annonce que le concert de ce soir est annulé en raison d’une extinction de voix qui a résisté aux divers traitements et que les tickets sont valables pour…le 3 février !
    Dans les travées, on croit d’abord à une blague et puis on manifeste sa déception. Moi aussi.

    Heureusement, vu l’appel que j’avais lancé le matin sur les ondes de Bel RTL pour occuper l’une des deux places dont je disposais, j’ai reçu peu de temps après un courriel d’une personne qui habite à 300 m de chez moi, fan de Johnny de longue date mais qui n’aurait pas pu s’offrir ce concert.  Je n’ai fait ni une ni deux. Je lui ai fixé rendez-vous, l’ai prise en voiture devant chez elle et à défaut de chanter ensemble, nous avons longuement papoté, y compris avec d’autres !

    Franchement Johnny, sauf si vraiment il y a un problème de santé, c’est pas très sympa pour tous ceux qui sont venus, y compris de loin…

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    sept
    27

    Un peu de tout

    Posté dans : Non classé par Isabelle Durant
    un spectacle décapant place Lehon par les rougisseurs, animateurs poético-urbains

    un spectacle décapant place Lehon par les rougisseurs, animateurs poético-urbains

    Le dernier week-end de l’été se termine. Soleil et douceur ont illuminé ces deux jours où les rendez-vous les plus différents se sont succédés.

    Vendredi soir, le conseil de fédération d’Ecolo se choisissait ses nouveaux sénateurs, de communauté et coopté en remplacement de Carine qui, avec la sincérité qui la caractérise, a préféré le terrain au débat parlementaire.  Ce sont deux femmes qui y siégeront : Zakia Khattabi, toute nouvelle députée bruxelloise et communautaire et Cécile Thibaut, militante de longue date en province de Luxembourg. Deux chouettes femmes qui feront bel usage de leur présence au Sénat et de leur mandat.

    Samedi, la partie officielle des fêtes de la Communauté française rassemblait comme chaque année un parterre de personnalités à l’hotel de ville de Bruxelles. Freddy Thielemans comme à chaque fois nous surprendra par ses formules alambiquées, ses liaisons dangereuses, ses comparaisons pour le moins inattendues. Cette année, c’est le raton laveur qui a déboulé dans son discours et laissé pantois, dans la rangée juste derrière moi, celui qui traduisait en anglais pour un ambassadeur étranger les propos du bourgmestre !

    Charles Luperto a parfaitement tenu son (nouveau) rôle de président du Parlement et Rudy Demotte a  marqué son autorité de chef de gouvernement : il a soutenu chacun de ses ministres et marqué on ne peut plus clairement que si tout le monde peut dire des choses sur ce que fait ou ne fait pas l’un ou l’autre de ses ministres, c’est lui qui donne le la, n’en déplaise à Mme Milquet…

    Quelques verres de jus et petits canapés plus tard, me voilà de retour sur mes terres schaerbeekoises, et d’abord rue Monrose, à fête de rue. La rue de Ricardo Petrella…Papote avec les habitants, avec les représentants de www.couleurpave.be Allez-y voir sur leur site, c’est un super projet.

    pava1

    A chaque fête de rue, ils proposent aux habitants d’acheter un pavé en céramique, un pavé personnalisé, qui marque nos trottoirs à Schaerbeek. Quelques centaines ont déjà été placés un peu partout dans la commune et donnent vie à des trottoirs un peu gris et parfois un peu défoncés.

    pave-2

    Un peu plus tard, rendez-vous place Lehon où on fête la fin du contrat de quartier Lehon-Kessels. Les habitants de toutes les rues concernées se sont donnés rendez-vous sur la place et “les rougisseurs” (atelier de création dans l’espace public) nous ont donné à voir un spectacle assez décapant. On rit, on pouffe, on s’esclaffe devant ces scènes de la vie quotidienne du quartier, jouées avec humour et talent par les comédiens.

    La soirée commencera et se terminera à l’hotel communal avec le traditionnel bal du bourgmestre. Etonnant d’ailleurs que ce ne soit pas le bal DES bourgmestres puisqu’ils sont deux depuis bientôt 2 ans, l’un en titre, Bernard Clerfayt et l’autre faisant fonction, sa collègue Cécile Jodogne.  C’est dommage mais c’est leur cuisine.

    Dimanche,  après une ballade en vélo, je suis le débat de Mise au Point consacré à la crise du lait. Un débat  pour lequel nous avions donné à Olivier Maroye la possibilité d’organiser un duplex depuis Millau avec José Bové. Rien à voir avec la cacophonie de la semaine passée sur le voile. Ce dimanche, c’est un débat bien structuré où chacun des acteurs de la chaîne du lait met en évidence ce qui, selon lui, est à l’origine de la perte de revenu des producteurs.

    Il est éclairant d’entendre la grande distribution nier en bloc et reporter la faute sur les laiteries, qui en feront de même. Il l’est tout autant d’identifier les énormes différences entre les associations agricoles du nord et du sud du pays. Mais pour une fois, l’intérêt c’est d’avoir aussi un directeur général de la Commission Européenne sur le plateau.

    Après avoir entendu José Bové plaider pour la mise en place de vrais outils de régulation de la demande et donc de revision complète de la décision de revenir sur les quotas laitiers en 2015, le voilà qui s’étrangle : “on ne touchera pas à la décision prise en 2008″. Ce qui fait (à juste titre) bondir Benoit Lutgen : une décision peut toujours être remise en cause, c’est une question de majorité à construire et c’est la démocratie.

    Moi, je l’ai trouvé bien ce débat, pédagogique et révélateur des fonctionnements qui s’imposent à nous, dans tous les domaines : du producteur au consommateur, du nord au sud, de la Belgique à l’Organisation Mondiale du Commerce en passant par l’Europe.

    Allez, la semaine reprend demain et on fera le point sur les élections en Allemagne (tiens, je viens de lire qu’Angela Merkel a très exactement le même âge que moi) et les perspectives de coalition, le beau sondage qui paraîtra dans LA Libre Belgique demain, et plein d’autres choses.

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    sept
    22

    Strasbourg bis

    Posté dans : AU PARLEMENT EUROPÉEN par Isabelle Durant

    Avec quelques jours de retard, pour cause de problèmes techniques, voici pour ceux qui n’aiment pas lire, un petit récit condensé de la dernière sesssion plénière du Parlement Européen à Strasbourg.

    strasbourg09

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    sept
    20

    Controverse sur le voile à l’école

    Posté dans : Non classé par Isabelle Durant
    oui on peut porter le foulard et un casque et enlacer son ami sur un scooter...

    Eh oui, n'en déplaise à ceux qui mettent tous les foulards dans le même sac, on peut porter le foulard et un casque et enlacer son ami sur un scooter...

    Les deux émissions dominicales, Controverse et Mise au point, étaient toute deux consacrées à la question du voile à l’école, décision de la Communauté flamande d’interdire “oblige”.

    Que le débat soit d’actualité, c’est un fait et donc cela mérite que ces émissions en parlent.  Mais ce qui est certain, c’est que le débat de ce midi sur RTL n’aura éclairé personne sur les indispensables nuances qu’un tel sujet impose.

    Sauf peut-être les deux jeunes filles invitées pour témoigner. Deux amies qui se connaissent depuis l’enfance et fréquentent la même école, deux jeunes filles bien dans leur tête, l’une portant le foulard, l’autre pas. Celle qui le porte explique qu’elle a choisi de le porter et que personne ne lui a rien imposé, ni son père ni ses frères.  Quand elle parle, à côté de moi , du côté des tenants de l’interdiction du voile à l’école, on murmure : “oui c’est cela, il n’y a pas de pression”. L’autre explique qu’elle a plutôt choisi de ne pas le porter pour  se simplifier la vie, pour n’avoir pas de problème pour trouver un emploi. A côté de moi on soupire d’aise en pensant sans doute que c’est si simple et que toutes pourraient faire ce choix…si on les y obligeait.Toutes deux ont parlé posément, ont appelé au dialogue et au respect. On en était loin sur ce plateau ce midi.

    Toutes les peurs sont déversées. Il y en a et c’est compréhensible. Celles qui ont pour objet les extrémistes et intégristes musulmans sont évidemment totalement justifiées.

    Car il y a en effet des choses sur lesquelles il ne faut pas transiger : le programme des cours et l’obligation de les suivre tous, y compris l’éducation physique et les cours de sciences, la mixité de l’école, tout cela s’impose à tous les élèves, filles et garçons.  Pas question de foulard à l’école primaire puisqu’il doit s’agir d’un choix, d’une liberté individuelle, difficile à exercer avant l’école secondaire.

    Ce qui est moins justifiable chez les tenants de l’interdiction qui se sont exprimés de façon très autoritaire, sans nuance, voire prosélyte, c’est de voir sous chaque foulard un même comportement. Nadia Geerts l’a expliqué sans ambage : ce n’est pas le foulard qui dérange, c’est ce qu’il y a derrière : et elle pointe une série de comportements extrêmes comme le fait de refuser de serrer la main, de se dispenser de certaines activités scolaires, et en spécifiant bien qu’il s’agit d’une minorité, mais agissante, comme elle dit.

    Pourtant, les jeunes filles  qui le portent et qui d’ailleurs le portent de façon bien différente, ont des raisons tout aussi  différentes de le porter : une quête religieuse ou spirituelle, la recherche de sens, un certain conformisme, le malaise face à une société occcidentale qu’elles vivent comme excluante ou impudique, etc…Toutes celles-là sont donc des islamistes intégristes qui s’ignorent. Et leur liberté ou leur volonté de ne pas démarquer seront sacrifiées sur l’autel de la lutte contre l’extrémisme.

    Curieux : les mêmes se sont levés contre les mesures liberticides d’un certain Georges Bush imposées aux passagers qui embarquent pour les USA.  Les mêmes  se sont insurgés contre les lois anti-terroristes et les dérives auxquelles elles ont abouti, par exemple pour un certain Bahar Kymyongur. Et les voilà aujourd’hui partis en croisade pour l’interdiction et contre la liberté individuelle.Tous les autres, ceux qui mettent des nuances, cherchent à faire la différence, privilégient le dialogue, refusent qu’on instrumentalise le féminisme pour s’en servir dans le débat…tous ceux-là ne seraient que des naïfs, baignant dans l’angélisme. Sorry mais c’est un peu court.

    Sur le même sujet,  pour alimenter votre réflexion,  je vous renvoie au blog d’Henri Goldman  blogs.politique.eu.org/henrigoldman/index.html et au site www.neutralité.be

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    sept
    17
    bouclier-antimissile2
    
    BELGA annonce : 
    
    Le président américain Barack Obama a annoncé par
    téléphone au Premier ministre tchèque Jan Fischer que Washington renonçait
    à son projet de bouclier antimissile en Europe centrale, a déclaré M.
    Fischer jeudi à la presse.
       "Le président américain Barack Obama m'a appelé brièvement après
    minuit pour me dire que son gouvernement abandonnait son intention de
    construire une base de radar sur le sol tchèque", a-t-il dit.
       "La République tchèque a pris acte de cette décision", a ajouté M.
    Fischer.
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    sept
    17
    José Bové et la commissaire à l'agriculture : deux interviews sans aucun point commun

    José Bové et la commissaire à l'agriculture : après un dialogue de sourds, deux interviews sans aucun point commun

    Le débat d’actualité que j’ai présidé ce jeudi en séance plénière à Strasbourg n’a guère fait bouger les lignes. Pourtant parmi la cinquantaine d’inscrits dans le débat,  avec lesquels il a fallu être draconien pour la distribution du temps de parole, il y avait, y compris chez les conservateurs, la demande de revoir la situation était évidente.

    Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural :

    «Ce paquet s’inspire de nombreuses actions que nous avons entreprises et qui semblent porter leurs fruits», a déclaré Mme Mariann Fischer Boel, membre de la Commission chargé de l’agriculture et du développement rural. «Nous commençons à voir le bout du tunnel en ce qui concerne les producteurs laitiers européens. C’est la raison pour la laq.uelle je suis plus déterminée que jamais à ne pas “retourner vers le futur”, en évitant les pratiques qui, à long terme, nuiraient à notre secteur laitier et provoquerait un sentiment de totale imprévisibilité auprès des producteurs laitiers. Revenir sur les décisions prises dans le cadre du bilan de santé n’est pas une solution; le Conseil européen nous a d’ailleurs expressément demandé de ne pas le faire. Je suis convaincue que les idées d’aujourd’hui apporteront une aide réelle et tangible à nos producteurs laitiers. Il nous faut également réfléchir aux mesures à prendre pour les moyen et long termes. À cet égard, la France et l’Allemagne ont déjà proposé des idées constructives.

    La Commissaire Fischer Boell a donc commencé par rappeler son credo.  Mon collègue José Bové, qui observe un jeûne de solidarité depuis lundi,  est évidemment monté au créneau, au nom des milliers d’agriculteurs en faillite, désespérés, pour demander

    - que les quotas laitiers européens soient baissés de 5% pour rétablir l’offre et la demande,

    - que les agriculteurs ne soient plus obligés de vendre à perte

    - que les chefs d’état et de gouvernement qui se réunissent aujourd’hui pour préparer le G20 prennent les décisions

    Notre collègue Tarabella est lui aussi intervenu, de façon identique et forte.

    Mais l’entêtement de la commission reste entier : pas question de revoir la décision de démantèlement des quotas en 2015, alors que c’est une réelle provocation. Pire encore : la Commissaire conseille aux états membres qui veulent aider leurs paysans, d’acheter des quotas pour aider ceux qui veulent en sortir à quitter le secteur ! Une sorte de “Renault Vilvorde” pour le secteur laitier. Autre mesure confirmée : faire boire du lait aux enfants dans les écoles pour augmenter la demande ! On croit rêver ! Last but not least : “sans doute doit-on réfléchir à améliorer la transparence dans la formation des prix” dit-elle enfin. Mais tout aussi tôt elle dit “attendre un rapport pour la fin de l’année” !

    Et cela alors que des millions de litres de lait sont répandus chaque jour par des agriculteurs à bout…

    Tiens, et le nouveau président de la Commission fraîchement élu ? Va-t-il bouger maintenant qu’il a les “coudées franche” somme le dit un peu pathétiquement le CDH,  et qu’on peut donc “tourner la page” (Anne Delvaux). Ou comme le dit Louis Michel  dans “Le Soir” d’aujourd’hui, qu’il sera pour ce second mandat  “face à l’histoire”.


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    sept
    16
    ce qu'on ne devrait plus jamais voir...

    ce qu'on ne devrait plus jamais voir...

    et pour cela, FAISONS DES LISTES.

    Ce midi, une quinzaine de femmes élues et actives au Parlement Européen (députées, commissaires européennes, vice-présidentes du Parlement) se réunissaient après l’élection du Président de la Commission.

    Dès demain, les grandes tractations vont commencer pour composer l’équipe. Il s’agirait qu’elle soit plus féminine, plus paritaire.

    Pour pousser dans ce sens, nous avons décidé que le  réseau que nous mettons en place, rassemblant des femmes de tous les partis, enverrait dès aujourd’hui une lettre à Mr Barroso d’une part, mais aussi à chaque Premier Ministre des 27 pays qui devront “livrer” un commissaire, pour qu’ils soient attentifs à l’équilibre des genres dans la nouvelle commission.  Idéalement, chaque poste devrait faire l’objet d’une double candidature : un homme et une femme, question de garantir l’équilibre.

    Pour ma part, je défends l’idée qu’une règle soit imposée pour garantir une proportion plus équilibrée, et idéalement 50/50 dans le Collège des Commissaires. Mais aussi pour tous ces postes de Haut-Représentant (tiens à propos, comment dit-on au féminin : une Haute Représentante ???)

    Il y a du pain sur la plance, et en Belgique, c’est déjà cuit : le commissaire belge sera un homme !
    Pour tous les autres postes, faisons des listes, des listes de femmes qui pourraient avantageusement occuper de telles fonctions et qui ne sont jamais citées…

    Faites-moi parvenir des noms de femmes, qu’elles appartiennent au monde associatif, académique, politique, élues, anciennes élues, non élues…Tout cela pour démontrer que dans chaque pays, elles sont bien assez nombreuses pour occuper la moitié des postes à pourvoir.

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    sept
    15

    Plénière à Strasbourg

    Posté dans : AU PARLEMENT EUROPÉEN par Isabelle Durant

    gare-de-strasbourg

    Lundi midi, très exactement à 12H39, la gare de Strasbourg a été prise d’assaut par tous les passagers du TGV spécial venant de Bruxelles. Chacun, badge au cou, laptop en bandoulière, tire sa  valise à roulette. On se rue sur les taxis, bus et autres moyens de transport pour se rendre qui vers les hotels, qui vers le Parlement.

    Cette session de 4 jours, celle qui verra très certainement l’élection de Mr Barroso. Ce sera  aussi celle pendant laquelle sera prise la décision sur le prix Sakharov décerné comme chaque année à un ou des personnalités engagées sur le terrain des droits de l’homme. Nous y parlerons évidemment crise laitière (tiens, voilà que Mme Fisher Boell, la commissaire à l’agriculture qui ne veut bouger sur rien,  annonce qu’elle ne sera plus de la prochaine commission : un premier effet de la grève du lait entamée il y a quelques jours ? ). Nous y voterons pour les nouveaux commissaires : et bien oui, Monsieur De Gucht entrera officiellement dans le costume de commissaire européen en remplacement de Louis Michel.

    Rendez-vous vendredi pour une présentation en live, un résumé totalement subjectif de ces 4 jours.

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    sept
    11

    photo parlement européen

    photo parlement européen

    16H30 ce mercredi 9 septembre.

    L’hémicycle du groupe des verts est “bourré massacre” : presse, observateurs, collaborateurs étaient nombreux pour assiter à cet exercice démocratique auquel les autres groupes politiques ont renoncé en organisant l’audition du candidat Barroso à huis-clos. Incompréhensible quand on connait leur position pour la publicité des débats du conseil des ministres !

    Stressé, un peu tendu, sa première intervention sera un peu défensive : “vous m’avez condamné avant même que je ne présente mon programme”. Certes, ce n’est pas tout à fait faux, mais à la nuance près qu’il a été président de la Commission pendant 5 ans et qu’au fil des dossiers, des mois et des années, le Parlement et surtout nous, les Verts, on a pu prendre la mesure de son travail, de ses renoncements face aux grands lobbys et aux grands pays (tant et si bien que l’unanimité des chefs d’état qu’il dérange si peu dans leurs revendications nationales).

    Une seconde session ?

    Après ces auditions, la conférence des présidents en a décidé ainsi : le vote sur le président de la commission aura lieu le 16 septembre à Strasbourg.

    Le groupe libéral a beau proposer un 2 è vote pour qu’une fois désigné sous Nice, il soit obligé de se représenter une seconde fois au Parlement sous Lisbonne (une fois que les Irlandais auront voté, oui, espérons-le). Mais cela ne tient pas.

    Car une fois désigné, Mr Barroso aura environ deux mois (plus ou moins le temps qu’il faut pour que le traité de Lisbonne entre en vigueur) pour rassembler ses 27 commissaires. Et alors, de deux choses l’une.

    - ou il n’y arrive pas, parce que les compromis sont difficiles à faire, et dans ce cas,  les règles juridiques en vigueur impliquent qu’il y ait un nouveau vote pour le Président de la commission sous le traité de Lisbonne, une fois celui-ci ratifié. C’est juridique, automatique.  Pas besoin d’une résolution pour demander un vote qui aura de toutes façons  lieu.

    - ou il compose sa commission avant que le traité de Lisbonne n’entre en vigueur.  Il y a fort à parier que les états membres qui l’ont tant soutenu  l’aideront à la composer et lui fourniront chacun un commissaire. Ceux-ci, si tout va bien, seront auditionnés et adoubés par le Parlement. Lisbonne entrera en vigueur fin d’année ou même début janvier,  et cela ne changera rien à la composition de la commission ou à son président. Une fois mis en place, après toutes les embûches, on voit mal que l’idée d’un nouveau vote resurgisse, avec le risque de fragiliser l’attelage.   Et ce n’est pas une résolution qui y changera quoi que ce soit. Barrroso sera en place, bien accroché, et décidé à rester.

    Bref, c’est clair (enfin, j’espère que ça l’est mais je crains que non…), c’est évidemment maintenant qu’il faut décider de prendre un peu de temps, de prolonger la commission actuelle de quelques mois  et d’attendre les nouvelles règles du jeu, celle du traité de Lisbonne, pour choisir ensuite toute l’équipe.

    Mais manifestement, il n’y a pas de majorité pour cela. Les grands groupes politiques sont divisés. Difficile de mettre les libéraux d’accord entre eux. Quant aux socialistes, formellement pour une partie d’entre eux, il sont contre son investiture en septembre. Mais une partie seulement.

    C’est quand même assez affligeant que vu l’imbroglio juridico-institutionnel et le fait que personne n’y comprend rien, au grand bénéfice de tous ceux qui veulent une commission qui ne dérange pas trop les états membres, Mr Barroso repasse par le chat de l’aiguille pour 5 ans.

    Il n’y aurait donc personne d’autre dans les 27 pays de l’UE qui ait une quelconque chance de défendre un meilleur projet, un Europe plus intégrée, une résistance aux replis nationalistes,  que Mr Barroso ?

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    sept
    6

    joden

    Ce dimanche, j’aurais bien voulu participer comme l’an dernier à la cérémonie d’hommage à la caserne Dossin. Cette caserne où, comme à Drancy, on a rassemblé les juifs belges avant leur déportation vers Auschwitz.

    Devant la caserne,  aujourd’hui comme chaque année en septembre, on rend hommage aux déportés.  Six bouts de rail, prélevés sur la voie qui se trouvait devant la caserne Dossin, rappellent les six millions de juifs assassinés par le régime nazi. Ces bouts de rail proviennent des premiers mètres de la voie qui menait à Auschwitz.

    Peut-être que - et espérons-le- les épisodes  d’APOCALYPSE et le regard sans pitié qu’ils portent sur la guerre et sur le sort réservé aux millions de juifs européens, rendront de la force à ces cérémonies d’hommage. Et pour cause, pour ceux qui en avaient besoin, ce superbe documentaire raconte de manière  très humaine l’immensité du conflit,  ses atrocités, avec les destins de tous ceux qui l’ont vécu.

    Mais les engagements pris m’en ont empêchée : j’ai passé une bonne partie de ma journée à Namur, au salon VALERIANE, le 25è du nom, organisé par Nature et Progrès.

    isa-valariane-dimanche-1782

    Un record d’affluence, et une première cette année avec une rencontre entre producteurs du Sud (réunis depuis trois jours, sous la houlette de plusieurs associations) et des politiques. J’en étais avec mon collègue eurodéputé Marc Tarabella, la ministre Laruelle et Dominique Weerts pour le CDH.
    A la veille du conseil des ministres européens de l’agriculture (ou soit dit en passant, la Belgique s’illustre souvent par son abstention puisque lorsque les deux régions sont en désaccord, ce qui est presque toujours le cas en matière d’agriculture, le représentant belge au Conseil est tenu de s’abstenir), alors que les producteurs reviendront à Bruxelles répéter leurs demandes pour un prix juste pour leur lait et des céréales,  il était intéressant de remettre une couche sur l’agriculture paysanne, nourricière,  celle qui nourrit d’abord ceux qui la produisent, s’ancre dans le marché régionale, et n’exporte que son surplus.

    L’intérêt de leur travail : nous adresser des recommandations concrètes, articulées entre les différents niveaux de pouvoir, du régional à l’international, et mêlant l’agriculture avec le développement rural,  les négociations internationales sur le changement climatique, les politiques de l’OMC.

    Le focus européen est évidemment important. Les attentes à ce niveau sont fortes.  Tant à l’égard de la commissaire européenne à l’agriculture,  Mme Fischer Boel qu’à l’égard de l’ensemble de la Commission et son incapacité à promouvoir et instaurer une régulation des marchés à l’échelle européenne et internationale.

    Voilà encore un point, avec les OGM, sur lequel il sera intéressant d’entendre Mr Barroso lors de son audition dans notre groupe politique.  Une audition dont hélas, il y a fort à parier que tout comme les “guidelines” qu’il a rendues publiques il y a 2 jours, elle ne soit que l’addition de ce qu’il faut dire pour plaire à tout le monde…

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