minarets

Un dimanche qui ne flaire pas bon le vivre ensemble.

En Suisse, la droite populiste a gagné son pari : non de faire interdire les minarets, tant la menace était mince (il y en a 4 sur tout le territoire suisse aujourd’hui) mais surtout de gagner du terrain dans le paysage politique helvétique avec des slogans faciles, qui flattent les peurs.

Ce n’est pas que la question de la présence de l’Islam et de ses signes extérieurs ne soit pas une vraie question, même en Suisse. C’est la façon de l’aborder qui pue le racisme et la xénophobie.

A quelques centaines de km de là, en Lombardie, le “Noël blanc” qui vise à faire contrôler tous les “colorés” pour repérer les illégaux joue dans  le même registre. Ce n’est pas qu’il soit illégitime de contrôler les illégaux, c’est l’expression utilisée qui choque.

En pleine fête de l’Aïd, la force symbolique de ces décisions fait mal. Elle risque bien de crisper un peu plus encore ceux qui de part et d’autres, ont plus de mal aujourd’hui à trouver la bonne façon de vivre, entre musulmans et autres.
Elle risque bien d’accentuer encore la fracture, d’encourager, dans les deux sens et dans tous les camps, le repli sur soi, l’affirmation identitaire perçue comme insolente et irrespectueuse.

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