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    juil
    12
    http://www.dailymotion.com/videoxe01n0

    C’est la dernière avant le break (notons que le Parlement Européen se remet à travailler fin août et première session plénière en septembre…Un peu différent du fédéral, qui “breake” jusqu’au 15 octobre !)

    Une séance qui a vu la mise en route de la présidence belge : un Yves Leterme plutôt bon pour une fois.

    Un discours avec un peu de tout, sur la régulation financière, la pauvreté, le social, les conférences internationales sur le climat et la biodiversité.

    Un discours volontariste et modeste à la fois. Mais il est clair, pour reprendre une comparaison footballistique,  qu’être l’entraîneur de joueurs qui depuis le banc, ne savent pas s’ils joueront et combien de temps, ça handicape solidement l’action.  En tous cas, sur les bancs des diplomates, une fois qu’Yves Leterme s’est rassis, c’était le soulagement. Ouf, pas mal fait, pas fait de gaffe. Notons qu’il est passé de façon fluide et sans transition du français au neerlandais, à l’allemand et à l’anglais.  Voilà qui change des peu doués pour les langues…

    C’est évidemment à l’usage qu’on mesurera la force de cette présidence.  Il est vrai que s’ils pouvaient tous rester en place jusque fin décembre, ce serait une aubaine pour l’Europe, sans doute pas pour la Belgique qui resterait 6 mois encore en affaires courantes, faisant ainsi définitivement pâlir l’étoile De Wever…

    Mais durant ces 4 jours, les débats et les votes ont été nombreux et variés.

    Le “paquet supervision financière” (un ensemble de plusieurs rapports législatifs sur différents aspects du contrôle et de la régulation dans le secteur bancaire) a fait l’objet d’une large approbation, même si le vote final n’aura lieu qu’en septembre, question de donner un peu de bois de rallonge au Conseil et lui donner le temps d’aboutir. Et d’ailleurs s’il le faut, à la majorité qualifiée, car en effet, pourquoi toujours vouloir obtenir l’unanimité alors qu’elle n’est pas requise. La régulation et l’assainissement du secteur bancaire ne peuvent plus attendre.

    Le Parlement s’est aussi positionné très clairement contre la mise sur le marché  des consommateurs européens de la viande et des aliment provenant d’animaux clônés, aliments autorisés aux Etats Unis (on peut s’attendre dans l’avenir à des batailles à l’organisation mondiale du commerce…) .

    Dans un tout autre domaine, le Service d’Action Extérieure de l’Union Européenne a lui aussi donné lieu à un accord. On y a réduit tant que possible la trop grande force et proportion des diplomates nationaux, susceptibles de maintenir la politique extérieure de l’Union à la somme des (grandes) diplomaties nationales.Imparfait, mais on vient de loin…

    On y a aussi voté une résolution sur l’adhésion de l’Islande, mais à notre plus grand étonnement et notre plus grande satisfaction, un amendement que nous avions rentré sans trop d’espoir de le voir adopté l’a été : il s’agit de conditionner cette adhésion à l’arrêt de la chasse à la baleine. Ce ne sera pas suffisant car d’autres pays comme la Norvège ou le Japon ne sont pas concernés, et puis ce n’est qu’une résolution. Mais c’est un pied dans la porte…

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    juin
    18
    http://www.dailymotion.com/videoxdq38l
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    juin
    16

    J’avais invité Fatima et Kenza, deux des rescapées de la flottille attaquée le 31 mai. Elles ont témoigné, écouté le débat avec Mme Ashton,  mesuré les difficultés pour construire une position forte au niveau européen…

    Malgré une résolution quasi unanimement soutenue, la réplique de Mme Ashton, en clôture du débat a été affligeante de faiblesse politique…

    > Voici le lien vers la résolution gaza telle qu’elle a été adoptée :

    http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+P6-TA-2009-0025+0+DOC+XML+V0//FR

    Plusieurs d’entre nous se sont exprimés sur la situation à Gaza à la suite de l’opération militaire israélienne contre la flottille humanitaire et le blocus de Gaza et en présence de Mme Catherine Ashton, Haute Représentante de l’UE aux Affaires étrangères et la politique de sécurité commune, Daniel Cohn-Bendit, coprésident du Groupe des Verts/ALE considère que:

    Il faut trouver les moyens de faire sauter le blocus, y compris mental qui existe chez nous, chez les Israéliens et chez les Palestiniens. Il faut ouvrir toutes les entrées: l’UE peut et doit demander le contrôle de ces entrées avec l’armée turque par exemple. Ironie de ma part: l’armée turque pourrait, avec des soldats allemands, contrôler, ensemble l’entrée de Gaza afin d’assurer le passage des denrées alimentaires ainsi que du matériel de construction et empêcher l’entrée des armes. Soyons au service de l’ouverture du blocus et donnons-nous les instruments pour l’ouvrir.
    On dit que nombreux sont les Européens qui ont mauvaise conscience, plus particulièrement les Allemands, vis-à-vis d’Israël. Mais une mauvaise conscience ne fait pas une bonne politique. Si l’on veut avoir bonne conscience, il faut dire aux Israéliens que ce qui est en train de se produire dépasse largement les limites de ce qui est acceptable. Les amis d’Israël sont ceux qui développent leur sens critique vis-à-vis d’Israël et comme le dit l’écrivain israélien David Grossman, ce qui se passe va à l’encontre des principes fondateurs de l’Etat israélien. Ceux qui agissent à la tête de l’Etat israélien détruisent le rêve sioniste de la création de cet Etat.  La stabilité dans cette région ne sera possible que si nous, Européens, sommes prêts à jouer un rôle de médiateur”.

    Hélène Flautre, Présidente de la délégation Mixte UE-Turquie du Parlement européen
    a souligné le fait que:

    Les 9 victimes de l’attaque israélienne contre la flottille pour Gaza ne sont pas des victimes collatérales. Elles ont été criblées de dizaines de balles, dans le dos, la nuque et la tête, et majoritairement à bout portant.  Il s’agit de civils turcs, ils pourraient être français, dans tous les cas, ils sont européens. Tous les efforts diplomatiques européens doivent être mobilisés pour obtenir la fin de l’impunité et la levée du blocus. Ce n’est pas une affaire turco-israélienne et si M. Erdogan est acclamé dans les rues arabes et musulmanes, ça aurait pu être également Mme Ashton.

    La Turquie fait la démonstration au monde arabo-musulman que la politique est plus efficace que la radicalisation extrémiste, le déni d’Israël ou encore le terrorisme. La Turquie réussit à affirmer le droit international, les droits des palestiniens là où l’ensemble de la communauté internationale semble tergiverser: sans sacrifier sa relation privilégiée avec Israël, elle pousse à une solution au conflit et l’UE devrait la soutenir plutôt que d’hypothéquer sa radicalisation et son changement d’axe stratégique.

    Mme Flautre demande à “ l’UE à soutenir la Turquie dans ses démarches pour la paix et à une meilleure coordination de nos politiques étrangères.

    Mme Eva Joly, Présidente de la commission du développement du Parlement européen a pour sa part estimé que:

    A l’issue de notre visite à Gaza, c’est unanimement que notre délégation a appelé à une levée immédiate, totale et durable du blocus imposé par Israël.

    De cette unanimité face à ce drame humanitaire et politique est née notre résolution commune qui, je l’espère, sera votée à une large majorité. Porter notre message d’une seule et même voix n’est pas seulement nécessaire. C’est vital. Car c’est bien d’unité dont l’Union Européenne a manqué jusqu’à présent. Et c’est bien d’unité dont elle a besoin aujourd’hui pour peser et s’imposer comme un acteur majeur et crédible de la paix. Pour l’Europe, le pire serait qu’au drame de la flottille s’ajoute celui de l’indifférence et de l’inaction faute d’unité.

    Un sursaut politique de l’Europe est nécessaire ! Elle n’a plus seulement le droit mais le devoir d’agir, de dialoguer tout autant que de condamner et de sanctionner lorsque la paix est mise en danger par l’un ou l’autre.

    Notre responsabilité est aujourd’hui immense ! a souligné Mme Joly en s’adressant à Mme Ashton, Haute-Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères. Nous ne pouvons plus nous contenter de reconstruire inlassablement les bâtiments. Nous devons construire la paix. Et nous devons le faire maintenant. Cela demande du courage et de la fermeté. Nous en avons eu au Parlement. En aurez-vous?“.

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    juin
    8

    Au début du séminaire d’EurAc sur l’armée congolaise au Parlement européen, le 3 juin 2010, j’ai ouvert la session avec une minute de silence pour Floribert Chebeya, dont les dépouilles avaient été trouvées la veille. Mes excuses pour le mauvais son.

    (En cas de problème, pour voir la vidéo, il suffit de copier ce lien qui vous mènera sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=dgaq6VSAefc)

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    juin
    1

    Mesdames, Messieurs,
    Ce mardi 1er juin 2010, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, se rendra au Parlement européen dans le cadre d’une visite officielle.

    En tant que Vice-présidente du Parlement européen et membre active de la délégation parlementaire PE/Iran, je tenais à revenir sur certaines considérations devant replacer cette visite dans son juste contexte, ainsi qu’à réaffirmer la défense des valeurs démocratiques par notre institution.

    Tout d’abord, rappelons que la délégation PE/Iran a vu le jour en 2004 pour servir d’espace de communication directe avec le « Majlis » de la République islamique d’Iran. Les députés y abordent des thèmes aussi divers que la non-prolifération nucléaire, la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogues, les relations commerciales, les investissements ou le changement climatique.

    Le dialogue sur les droits de l’homme figure également à l’ordre du jour et porte notamment sur la peine de mort, les droits des femmes, le statut juridique des enfants, la position des minorités ethniques et religieuses ou la liberté de la presse et d’opinion. Les réunions interparlementaires constituent enfin l’occasion de nouer des contacts importants avec le gouvernement et la société civile iranienne.

    La mise en place d’un dialogue régulier entre les deux parlements a été saluée comme une réussite importante à l’occasion de la dernière réunion interparlementaire qui s’est déroulée à Téhéran en décembre 2007. A ce titre, je ne peux que regretter le « report » décidé unilatéralement par les autorités iraniennes de la visite de notre délégation programmée en janvier dernier, et réaffirme l’importance de la poursuite du dialogue avec l’Iran à tous les niveaux, en particulier avec sa société civile. J’exprime donc ici l’espoir que le gouvernement et le parlement iraniens reconsidéreront leur position sur les contacts directs.

    Par ailleurs, un échange de vues d’une heure et demi avec le ministre Mottaki est prévu en Commission des Affaires étrangères du Parlement européen. A cette occasion, nous ne manquerons pas de soumettre au ministre les revendications contenues dans la « Résolution du Parlement européen du 10 février 2010 sur l’Iran », que vous trouverez en annexe.

    Cette résolution se montre particulièrement critique envers l’actuel gouvernement du président Ahmadinejad — dont la légitimité est aujourd’hui sérieusement ébranlée, condamne fermement la répression sanglante qui a suivi les manifestations post-électorales de juin 2009, et rappelle notamment aux autorités iraniennes que la conclusion éventuelle d’un accord de coopération et de commerce entre l’Iran et l’Union européenne est subordonnée au respect absolu des droits fondamentaux de l’Homme et des principes de démocratie, de liberté d’expression et à la garantie d’un État de droit.

    Pour officielle qu’elle soit, la venue de M. Mottaki au Parlement européen n’aura donc rien d’une visite de complaisance, et ne peut en aucun cas être perçue comme un quelconque signal de légitimation du gouvernement de M. Ahmadinejad.

    Mes salutations cordiales,

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    mai
    31

    free-gaza-movment

    L’attaque de la flotille des humanitaires  de ce matin au large de Gaza n’est rien d’autre qu’un acte de piraterie, dans les eaux internationales, au mépris du droit humanitaire international,  avec une violence inouïe et sous de fallacieux prétextes de proximité avec le Hamas ou toute autre forme de terrorisme.

    Comme le disait l’une des participantes ce midi, il y avait sur ces bateaux des défenseurs de droits de l’homme, des militants, des journalistes, des parlementaires nationaux. Il semble même qu’il y avait à bord quelques  enfants, une rescapée des camps de la mort. Ce sont ces gens, citoyens européens et extra-européens, qui se sont fait tirer dessus.

    Les images parlent d’elles-mêmes. Quoi ? Ces gens ont osé utiliser des bâtons pour se protéger et se défendre ! Comment et pourquoi en serait-il autrement quand des commandos armés arrivent hélitroyés sur le pont du bateau. Le bilan est terrible. Inacceptable.

    Et ce soir, soit quelques 16 heures plus tard, aucune information pour les centaines de  familles qui ignorent ce qu’il est advenu de leur proche qui était à bord. Comment comprendre autrement que par un surcroit de cynisme  que les autorités consulaires n’aient pas accès à l’information sur l’identité et l’état des victimes de leurs pays.

    Difficile de se départir de l’idée qu’il y aurait un lien entre cette intervention totalement disproportionnée et unanimement condamnée  et la rencontre Netanyahou/Obama comme elle était prévue… pour demain.

    Les déclarations se succèdent, les intentions et requêtes aussi. Conditions nécessaires mais pas suffisantes, évidemment. Enquête internationale indépendante sur les faits, suspension de tous les accords bilatéraux, convocation du conseil d’association, mais surtout la levée immédiate du blocus de Gaza.

    Au niveau belge, la loi de compétence universelle pourrait s’appliquer.

    La mission parlementaire du Parlement Européen (des commissions budget, développement, affaires étrangères) va elle aussi s’exprimer sur ce qu’elle a vu en Palestine, dans les territoires occupés, à Gaza, ce qu’elle entendu des représentants européens et des NU sur place. Ce sera édifiant. L’UE dédie 0, 5 milliards d’Euros par an à l’aide humanitaire pour la Palestine, aide  dont dépendent les populations dont beaucoup vivent encore sur les gravas de leur maison, détruite il y a un peu plus d’un an dans l’opération plomb durci. De l’argent difficile à dépenser tant les obstacles liés au blocus sont multiples.

    Kenza, Fatima, nous croyons que vous êtes en vie.

    Ce soir,  “Mots Croisés” sur antenne 2. Titre : Gaza, l’assaut de trop ?

    Dominique de Villepin a des propos très durs et clairs sur le blocus de Gaza, illégal au regard du droit international.  Bien. Il pense que ce n’est pas un énième incident, aussi sanglant soit-il. C’est pour lui un tournant. L’Iran, la Turquie, et même le Brésil (suite à l’accord - aussi critiquable soit-il sur le fond- qu’ils ont engrangé sur le nucléaire dans la conférence sur le traité de non prolifération nucléaire),  les émergents, changent le rapport des forces.  Les relations entre la Turquie et Israël sont manifestement elles aussi à un tournant. A quoi s’ajoute l”intéret des USA qui est aujourd’hui prioritairement d’éviter un conflit ouvert avec l’Iran, de sortir du bourbier irakien et afghan.

    Un tournant parce que cette violence démontre l’échec du blocus, malgré son injustice et le fait qu’il prend en otage et épuise les populations civiles. Une violence  qui donne raison au Hamas et aux extrémistes, qui pousse un peu plus loin encore dans l’impasse.  Un tournant car ce gouvernement israélien ne réaliserait pas la bérésina et l’isolement politique dans lequel il se met.

    Je voudrais leur donner raison.

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    mai
    22

    210520101701

    C’est l’Istituto degli Innocenti qui accueillait cette conférence du Comité Economique et Social Européen.
    Un bâtiment du 15è siècle, à quelques centaines de mètres du quartier du Duomo, sur une belle place carrée, bordée de bâtiments à arcades dans un parfait assortiment architectural. Si parfait que là comme un peu partout dans cette ville musée, des étudiants en dessin ou en archi sont assis à même le sol, bloc de dessin sur les genoux, à reproduire ces superbes alignements en perspective.

    L’Institut des Innocents, devenu entretemps pour partie un musée et un lieu de conférence, donnait aux travaux une signification toute symbolique : c’est ici qu’il y a une centaine d’années encore, les mères en détresse venaient déposer leurs enfants, parfois au travers de la « boîte aux lettres » qui est encore visible en façade du bâtiment.

    L’éducation pour combattre l’exclusion, tel était le sujet de ces 3 jours de travail pour quelques centaines d’acteurs sociaux européens, travaux dont les conclusions m’ont été présentée en tant que représentante du PE, à côté de Mr Barroso pour la Commission et de la ministre espagnole de l’éducation pour le Conseil.

    Pauvreté. Un terme que certains n’aiment pas d’entendre, en particulier au Conseil européen, chez les ministres nationaux. Ils imaginent que la mise à l’emploi via la reprise de la croissance l’éradiquera ! Faux évidemment : il y a de plus en plus de travailleurs pauvres et l’exclusion est à l’œuvre dans de multiples domaines avec des effets cumulatifs désastreux. Les points de croissance gagnés, quand il y en a eu ces dernières années, ont le plus souvent profité aux plus hauts revenus. Et pour cause : il est parfois plus avantageux, si on veut conserver un revenu de remplacement, de ne pas accepter un travail. Pour ceux qui veulent se fonder sur autre chose que le seul devoir de solidarité, notons d’ailleurs que là où cela a été fait,  les moyens supplémentaires investis pour combler cette différence ont été très rapidement rentabilisés. D’autres arguments sont également invoqués pour que l’Europe ne se mêle pas de pauvreté : la subsidiarité, ah la subsidiarité : c’est aux Etats membres de s’en occuper et pas à la Commission européenne. Faux une fois encore, c’est une compétence partagée. Elle appelle évidemment une grande flexibilité pour correspondre aux besoins locaux, dans les territoires et les communautés locales.

    André Mordant, ancien président de la FGTB alors que j’étais dans mon premier mandat à la direction d’Ecolo, nous a livré un rapport précis et construit sur les discussions de la veille concernant le lien entre éducation et marché du travail. Un discours juste, précis, émanant de quelqu’un qui sait de quoi il parle et qui manifestement a été impressionné par l’échange d’expériences avec des associations italiennes, actives sur le terrain de l’insertion sociale et professionnelle. Me risquerais-je à une hypothèse ? Pourquoi pas. Cette vitalité et créativité de l’associatif italien serait-elle inversement proportionnelle à l’action des pouvoirs publics ?

    Tonio Dell’Olio, représentant le mouvement anti-maffia LIBERA, a à son tour livré un témoignage fort, chargé d’engagement et d’émotion, sur les actions entreprises pour prévenir les méfaits de la Camora à Palerme. Entre autres la confiscation des biens de la mafia pour développer des projets coopératifs d’emploi : aux jeunes désœuvrés et en quête de reconnaissance et d’argent, à  Palerme, Naples ou dans les Pouilles, il faut offrir autre chose que de gagner argent, reconnaissance et utilité sociale en s’inféodant à des criminels à peine camouflés. Notons aussi que la maffia n’est pas après moi (lien vers mon intervention : …) Mario Monti, ancien commissaire européen en charge du marché intérieur a exhorté à ne pas démanteler le marché unique qui a été, malgré les dérives d’aujourd’hui, un facteur d’emplois et d’activités. Il a aussi appelé, contrairement à l’idée reçue qu’il faudra harmoniser toutes les politiques sociales, à conserver des politiques sociales différenciées car nous vivons dans des contextes culturels différents. Mais il a plaidé pour corriger les défauts du marché, développer les Services d’Intérêt Général comme le permet le traité de Lisbonne, pour une redistribution des revenus par une coordination des politiques fiscales.

    “La crise économique actuelle a une fois de plus montré à quel point le marché unique était essentiel au succès du projet européen. Je me réjouis de réfléchir aux moyens de supprimer les derniers obstacles et de donner un nouveau souffle au processus. Cela appellera peut-être un regard neuf sur la façon dont le marché et la dimension sociale d’une économie européenne intégrée peuvent se renforcer mutuellement.”

    C’est José Manuel Barroso qui a conclu. Son arrivée dans la salle n’est pas  passée inaperçue : une nuée de caméras et de collaborateurs ont rempli l’allée centrale. Il a parlé le dernier, mais pas si mal finalement, même s’il n’avait assisté à rien. Comme orateur, il est plutôt bon.

    Sur le fond, et comme ceux qui ont parlé avant lui, il a pointé la rigueur budgétaire, la nécessité de diminuer les déficits publics, mais en insistant surtout sur  les dépenses publiques inutiles. Là franchement, il faudra qu’il dise de quoi il s’agit. Dans beaucoup de pays européens, et en tous cas en Belgique, on est déjà arrivés à l’os et il n’y a plus guère de gras dans les dépenses publiques.

    Il a livré une batterie de chiffres et d’indicateurs, des constats et quelques uns des objectifs qui se trouvent dans la note de stratégie 2020 de la Commission :  diminution de la pauvreté, de l’abandon scolaire, etc….Il a été moins disert sur la manière de monitorer tout cela. Car quand bien même l’UE se fixerait des objectifs ambitieux, comme c’est le cas dans le projet de résolution sur lequel se sont entendus Verts et socialistes européens (et sur base duquel il va falloir chercher une large majorité du PE si ce dernier veut être pris au sérieux dans la suite), il faudra encore transformer cela en instruments réglementaires, en moyens et en soutien financier pour leur mise en œuvre.  Ce ne sera évidemment pas possible si la discipline budgétaire attendue par ailleurs se traduit par une austérité insoutenable qui frappera en premier ceux qui font partie des fameux objectifs chiffrés…

    Il a quand même parlé un peu recettes,  cité l’évasion fiscale mais pas un mot sur une taxe sur les transactions financières, pas un mot sur la taxation des bénéfices des grandes entreprises, pétrolières par exemple, qui affichent des bénéfices supérieurs… au montant  (finalement) consenti pour soutenir la Grèce.

    Rendez-vous en juin pour voir sur quoi Parlement et Conseil sont capables de s’entendre.

    Et voilà ce à quoi on ne goûtera pas, dommage…

    210520101712

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    mai
    20
    http://www.dailymotion.com/videoxddv5z
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    mai
    18

    EuroparlTV - vidéo H1N1

    Posté dans : AU PARLEMENT EUROPÉEN par Isabelle Durant

    Le contrat entre GSK et le gouvernement belge est public et révèle des clauses auxquelles la Belgique comme d’autres pays européens ont été soumis. Le bénéfice pour les producteurs de vaccins et les responsabilités et coûts des effets secondaires pour les gouvernements ! Et Mme Onkelinx nous dit que si c’était à refaire, elle le referait…En Pologne par contre, les autorités ont fait le choix…de ne rien faire face à ce chantage des industries pharmaceutiques. Résultat : moins de décès en Pologne qu’avec la grippe saisonnière !
    A côté de notre demande d’une commission d’enquête en Belgique, nous, les Verts, nous avons porté une demande de commission d’enquête au niveau européen. Nous avons rassemblé plus des 200 signatures de députés nécessaires. Elle sera refusée le 20 mai 2010.

    Cette décision est incompréhensible et inacceptable. Ce refus semble bien être le résultat d’une manœuvre des responsables des Groupes politiques PPE et S&D. La mobilisation de 210 députés européens est restée lettre morte. Nous exigeons impérativement et sans délais les motifs d’un refus fait aux députés d’exercer leur mission de contrôle des actions des institutions européennes. On marche sur la tête, ce refus est un véritable déni de démocratie et tend à confirmer les doutes que l’on pouvait avoir sur la gestion de la crise. Alors que le Parlement européen demande plus de transparence aux autres institutions, s’appliquer cet impératif à soi même est la moindre des choses.

    http://www.dailymotion.com/videoxdcihr
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    mai
    4

    J’Call au Parlement Européen

    Posté dans : AU PARLEMENT EUROPÉEN par Isabelle Durant

    Un appel à la communauté juive qui a résonné hier soir, dans une salle comble au Parlement Européen, à l’invitation du groupe des Verts, et dans le cadre des 50 ans du CCLJ (Centre Communautaire Laïc Juif).

    Un appel qui fera des vagues, c’est sûr, c’est le but.  Au sein des signataires d’abord, parce qu’il y a des nuances, et c’est bien.
    Certains hier, tout en le soutenant, ont dit ce qu’ils auraient aimé ajouter au texte. Et puis en dehors des signataires, il y a ceux qui le dénoncent et lancent un contre-appel, sur la droite comme sur la gauche radicale.

    Sans connaître ni la devise belge, ni sa récupération par le CDH, Bernard Henri Levy ira jusqu’à dire que l’union fait la force, c’est ringard et dangereux : c’est la diversité d’opinion qui fait la force. Un autre dira que la pensée unique qui est de mise en Israël (et même pour la diaspora qui doit se taire puisqu’elle se compose de juifs qui ne sont pas venus construire Israël),  c’est l’absence de pensée.

    A la tribune se sont succédés pour soutenir cet appel des personnalités juives de poids pour un appel qui est d’abord et avant tout adressé à la diaspora juive en Europe.Elie Barnavi, Avi Primor, Zeev Sternhell, David Chemla et bien d’autres.
    L’un après l’autre (beacoup d’hommes d’ailleurs, un peu trop…), ils ont exprimé autant leur attachement à Israël que leur désaccord avec son gouvernement. Evidemment ce dernier est légitime et dispose d’une majorité, mais celle-ci ne peut imposer le silence à la minorité. Certains des intervenants d’hier, et non des moindres, ont même considéré que cet appel à stopper la colonisation, à œuvrer vite et fort pour deux états était à l’image de ce que vit et ressent la majorité des israéliens. Une opinion qui ne se traduit pas dans les urnes à cause de la peur paralysante, de la question de la sécurité, omniprésente et exploitée par la droite israélienne à chaque élection.

    Est-ce à dire que cet appel aura un vrai effet sur la société israélienne en Israël, sur les électeurs israéliens ? C’est tout sauf sûr. Mais c’est en tous cas une ouverture dans la diaspora juive en Europe, et c’est précieux dans un climat de démoralisation et de découragement.

    Dans le denier panel, avec BHL (non, pas BHV…) Dany Cohn Bendit conclura en disant que la paix et la sécurité pour tous, deux peuples et deux états, cela passera par un double deuil : celui du rêve israélien sioniste et celui du rêve palestinien du retour de tous les réfugiés.

    Débats en perspective…
    Pour en prendre connaissance, le signer, le commenter :
    www.jcall.eu

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