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    mar
    6

    Des femmes, beaucoup de femmes

    Posté dans : campagne, carnet de notes par Isabelle Durant

    marche-des-femmes

    La marche mondiale des femmes démarrait de la Bourse ce midi, dans le froid mais sous le soleil.

    Colorée, chaleureuse, et avec quelques accents des années 70/80 quand en fin de marche, dans la salle des pas perdus du Palais de Justice, on s’est mises à chanter. Bella Ciao, une chouette accordéoniste, des femmes africaines, une belle solidarité mais aussi un sérieux programme de travail…

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    La journée s’est terminée à “la Nuit des femmes” au Centre culturel de Schaerbeek où comme chaque année, entre témoignages et prestations artistiques, les femmes ont été à l’honneur.

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    fév
    27

    Une étrange commémoration

    Posté dans : Non classé, carnet de notes par Isabelle Durant

    Annoncée il y a quelques jours, elle devait avoir lieu sur invitation.

    Je l’ai pour ma part appris hier, alors que je m’apprêtais à y aller spontanément  et que pour pouvoir y entrer, j’ai finalement reçu le carton de  collègue Evelyne Huytebroeck, empêchée ce matin.

    Mais très peu avaient répondu présents.  Sans doute pour plein de raisons : le lieu est solennel et souvent  inconnu pour ces familles, la plupart du Hainaut. Et ce qu’on cherche dans ces moments, c’est plutôt la chaleur et la proximité avec les amis, les voisins.  Comme à Liège où toute la ville a marqué spontanément sa solidarité.  Pourquoi d’ailleurs n’avoir pas fait la cérémonie à Mons ?
    Peu ou pas de cheminots de terrain, en dehors des directeurs, permanents syndicaux, conseil d’administration. Il semble qu’ils n’aient pas été invités.

    Pas de simples citoyens ou d’anonymes, qui pourtant depuis 15 jours sont baignés dans l’information sur cette catastrophe. Ils  avaient été prévenus que c’était sur invitation et ils n’ont donc pas pu entrer alors que la salle était quasi vide ! Etrange pour une commémoration nationale.

    Le Premier Ministre a bien parlé. Les services de secours ont été salués et remerciés.  Les musiciens ont très bien interprété les morceaux choisis. Mais tout cela était froid, un peu guindé,  manquait singulièrement de chair et d’humanité.

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    fév
    25

    250220101280_2

    L’actualité n’est jamais en reste. Après les images de wagons enchevêtrés dans la grisaille, c’est un autre drame, social celui-là, qui fait les manchettes.  On savait et c’était perceptible quand on passait la porte d’un Carrefour : ces magasins ne marchaient pas bien. Mais de là à annoncer brutalement la suppression de plus de 1500 emplois, il y a de la marge. Surtout quand on a bénéficié ces dernières années, via les intérêts notionnels et les centres de coordination,  de très solides  soutien publics (ce que Joelle Milquet appelle un “régime fiscal”).

    Jusqu’il y a quelques jours, c’est la tragédie de Buizingen qui faisait la une.  Elle a tué près de chez moi. Le frère et le père d’un jeune qui est au Conservatoire avec mon fils,  la coordinatrice de la salle de presse du Parlement Européen qui était assise en face de moi dans le TGV pour aller à Strasbourg le mois dernier. Et les autres, ceux dont on a parlé et ceux dont on n’a rien dit, les miraculés qui étaient sur les plateaux de télé dimanche dernier…tous les cheminots, les rescapés de Pécrot qui revivent le cauchemar.

    Comme je l’ai dit aux journalistes du Soir hier, au delà de ce drame, c’est tout un système qui montre ses limites. C’est une entreprise qui revient de loin, mais qui est au milieu du gué. J’ai eu une expression qui a peut-être pu être mal comprise. Je parlais des “ploucs”, ceux qui trempent leurs tartines dans leur café”. Je voulais par là mettre en lumière le mépris que la SNCB a manifesté à ses usagers dans les années 80. Et certainement pas les milliers de voyageurs, navetteurs, cheminots.

    Des années pendant lesquelles, à cause de cette vision et du culte et du tout à la voiture, on a désinvesti dans le rail, fermé des gares, des lignes, refusé d’investir et même d’entretenir du matériel roulant. Le rail d’aujourd’hui en paye toujours les conséquences. Surtout que ces années-là ont été suivies d’années de folles stratégies : l’une, très utile, qui a permis la réalisation du TGV. L’autre, qui a coûté très très  très cher (un peu moins d’1,5 milliard de FB)  à la SNCB et à l’Etat belge : l’achat de société de transport de marchandises par route sous la houlette d’Etienne Schouppe, soutenu par Michel Daerden et une bonne partie de la classe politique de l’époque.

    Les années 2000 ont été celles du réinvestissement dans l’infrastructure, la sécurité, le matériel roulant. Les années du moratoire sur la fermeture des gares et des lignes.  et de l’investissement mais aussi de l’accident de Pécrot.  On en reparlera bien sûr, et moi la première si j’y suis invitée,  dans la commission spéciale que la Chambre met en place ce soir.

    Il faut que cette tragédie soit utile, qu’elle serve. Pour faire le point sur la sécurité, les retards d’équipement, mais aussi sur les procédures, le management, l’organisation de l’entreprise, la souffrance des cheminots, leur formation de base et continuée.

    Elle ne peut donner lieu à des règlements de comptes, une guerre des chefs (c’est déjà assez compliqué comme ça de faire fonctionner une entreprise de 37.000 personnes avec 3 patrons au lieu d’un), à des jeux politiques sur la ministre de tutelle ou sur les directeurs.

    Comme nous en avons parlé ce matin en séance plénière du Parlement Européen,  il ne peut être questions de chercher les responsabilités où elles ne sont pas. Ce n’est pas à cause de l’Europe que l’accident à eu  lieu. Et singulièrement l’accident de lundi dernier, se passait sur une infrastructure publique, avec du matériel roulant public et des cheminots employés de la SNCB, entreprise publique.

    Rien à voir donc avec la libéralisation du fret ferroviaire qu’il faudra par ailleurs évaluer : la discussion commence en commission transport au PE.  Petite digression : je vous conseille un détour par le blog d’André Flahaut : lui qui ne s’est guère intéressé à ces questions dans le passé, il s’adonne à une condamnation en règle de l’Europe sur un ton assez indécent quand on sait par qui ont été prises les décisions ces dernières années au chemin de fer, à la poste,…Soit.

    Car en matière ferroviaire, ce n’est pas de moins d’Europe dont on a besoin mais de plus d’Europe. Je l’ai dit ce matin au Commissaire Kallas : tous les citoyens européens doivent avoir droit aux mêmes standards de sécurité. Autrement dit, il faut que la Commission soit plus exigeante, fixe des dates butoir pour équiper les réseaux ferroviaires d’un système de freinage automatique assistant la conduite identique et compatible entre les pays et les réseaux. Il faut que l’Agence ferroviaire européenne soit plus stricte et prenne elle-même en charge l’homologation des matériels pour mettre fin aux hésitations des compagnies nationales.

    Par contre, ce qui est sûr, c’est que le métier de cheminot et de conducteur  a changé, que la pression et les conditions de travail des conducteurs ont changé, ont évolué, dans un réseau ferroviaire très chargé, avec une pression à la ponctualité.

    Ce qui est sûr, c’est qu’il y a faire pour garantir un rail sûr, convivial, qui récupère des parts de marché sur les autres modes, qui soigne ses usagers et rend à son personnel fierté et passion.

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    jan
    26

    Plus que 3 fois dormir

    Posté dans : campagne, carnet de notes par Isabelle Durant

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    Plus que 3 fois dormir et on sera en février. Autrement dit, on en aura fini avec les voeux, les dernières cartes papier (c’en est déjà fini depuis longtemps pour les voeux électroniques), et avec les réceptions de nouvel an toutes sortes.

    Aujourd’hui, c’était la réception au Palais Royal le midi, et au Parlement Européen avec les ambassadeurs et partenaires de l’UE le soir…A la première, je suis arrivée en vélo (avec de bon gants et un quelque chose sur les oreilles, c’est pas désagréable par ce froid, car pédaler réchauffe fameusement) , ce qui a bien fait sourire les gens du protocole qui appelle les voitures et les chauffeurs un par un. Un discours du Premier Ministre sans relief, assez convenu mais sans provocation ou problème. Et Yves Leterme a lu son texte, pas celui du Roi ! Quant au souverain, il a cherché à nous rassembler, à la veille de la présidence belge, autour des belges, artistes, sportifs, un certain Herman,  président du conseil européen,  bref, des belges qui font du bien à la Belgique. Ce qui fait toujours du bien à tout le monde.

    Ce soir, au Parlement Européen, c’est avec plaisir que j’ai revu Olivier Deleuze, toujours au PNUE (Nations Unies Environnement) mais de retour à Bruxelles.

    Quelques contacts et bavettes taillées avec ceux qu’on ne voit pas tous les jours. Quelques mots et rappels à ceux qu’on a vu aujourd’hui ou qu’on verra demain.  Quelques rendez-vous pris ou  à prendre, quelques recommandations à l’un ou l’autre.

    Allez, on remettra tout ça dans tout juste un an !

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    jan
    16

    Crise de nègre au sud de l’Italie

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

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    De retour de Bari, à dessein, j’emprunte au chanteur Pitcho (il ne m’en voudra pas j’espère) le titre de son nouveau CD.

    Car à écouter les témoignages des ghanéens, aujourd’hui enfermés au centre de rétention (une sorte de 127 bis) de Bari, à 500 m de l’aéroport, c’est bien de cela qu’il s’est agi la semaine dernière, à Rosarno en Calabre.

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    Un centre que les autorités italiennes ont voulu bien gardé, puisque sa surveillance, derrière les barbelés et en plus de la police qui est à l’intérieur, est confiée au bataillon San Marco, un bataillons d’élite auquel il m’a semblé, de loin, qu’il n’était pas utile d’approcher de trop près. Des hommes armés, cagoulés et lunettes noires,  armes au poing.  Un tel déploiement s’explique sans doute autant par des raisons de message vers l’extérieur (musculation sécuritaire) que pour éviter les tentatives désespérées de protestation ou d’évasion.

    Tout est d’ailleurs prévu : le matériel anti émeute est stocké dans l’entrée…

    même si ça ne se voit pas très clairement, boucliers et casques sont à portée de main

    même si ça ne se voit pas très clairement, boucliers et casques sont à portée de main

    Nous avons conversé pendant quelques heures avec 4 hommes dont 3 ghanéens, qui ont été embarqués et “kidnappés” comme ils disent depuis Rosarno où ils travaillaient, vers ce centre fermé de Bari.

    Accueillis par la direction de l’établissement, on nous a installés dans une salle d’alphabétisation et dont les murs sont tapissés d’affichette enfantine illustrant les mots courants en italien : assez étonnant et contradictoire dans la mesure où ce “centre” héberge comme ils les appellent en italien, des “ospiti” (littéralement, des hôtes) qui sont en fait des détenus, bien traités mais en cellule et privés de liberté, en attendant pour la plupart leur explusion.

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    Les témoignages  sont assez accablants. D’abord sur les conditions de travail à Rosarno, pour la cueillette des oranges. Les africains (soyons clairs, les noirs)  sont regroupés dans un seul bâtiment désaffecté où ils “vivent” (le mot ne convient modérément quand on a vu l’état du bâtiment, sans eau et électricité, et que les autorités italiennes envisagent d’abattre, maintenant qu’il a été vidé de ses “résidents”). Dison plutôt où ils passent le temps qui reste puisqu’ils travaillent de 5h du matin à 19h, à 1 euro la caisse d’orange soit environ 25 euros par jour. Pas de contrat bien sûr, que de l’oral, avec des hommes de paille : on ne voit jamais les patrons italiens.  Il semble que déjà en 2008, il y ait eu des tirs et des injures racistes. La relation des événements de la semaine dernière est confuse. Aucun d’eux n’a vu ou entendu les tirs en question. La rumeur de 4 morts ou blessés s’est répandue et a semé la panique.  Les seuls  hommes noirs  ont accepté de se laisser emmener par centaines dans des cars affrétés par la police pour les “protéger”. Il ont été dispatchés dans différents centres. Des centres ouverts pour ceux qui avaient un permis de séjour provisoire, mais la plupart d’entre eux n’y sont pas restés et se sont “volatilisés”. Des  centres fermés avant expulsion pour ceux dont les documents de séjour avaient expiré. Il n’ont pas été payés pour leurs dernières prestations  (un manque à gagner de 150 euros semble-t-il, ce qui est énorme quand on connait le tarif journalier…) et sont aujourd’hui sans aucune information quant à leur avenir proche.

    Ils sont là, errent dans ce centre, séparés de leurs familles pour certains.

    En attendant, à Rosarno, il est probable (et cela doit être vérifié) que la cueillette des oranges a repris, mais par des migrants “blancs” (ukrainiens, polonais, roumains, africains du nord) qui sans doute dérangent moins dans le paysage…

    cliquez la séquence sur Rosarno dans le jt RTBF d’aujourd’hui http://www.rtbf.be/info/monde

    Avec les quelques personnes de Migreurop qui nous avaient demandé notre présence parlementaire  pour pouvoir entrer dans le Centre, et mes deux collègues du Parlement Européen, nous sommes ressorti de là pas très fiers…

    Ces faits méritent absolument une enquête approfondie, y compris européenne, tant sur les conditions de travail de ces saisonniers que sur la discrimination à l’égard des migrants noirs de peau. Et si l’opération avait été organisée de toutes pièces, pour évacuer les blacks ? L’hypothèse n’est pas fondée mais je ne peux m’empêcher de l’évoquer…

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    déc
    12

    Radioxfam

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

    copenhague

    Pour le coup, Oxfam et les diverses associations qui ont embarqué dans le second train spécial pour Copenhague nous ont proposé un podcast de tous les débats et commentaires tout au long du voyage.

    Ils sont réécoutables sur www.radioxfam.org

    Ils iront grossir les rangs d’une manifestation commencée ce matin et qui rassemble plus de 80.000 personnes. Et pas qu’à Copenhague.

    http://www.rtlinfo.be/info/magazine/Environnement/293003/climat-des-dizaines-de-milliers-de-manifestants-attendus-a-copenhague#videoPlayer

    En attendant la dernière ligne droite, les résultats du Conseil Européen d’hier sont ténus :

    les chefs d’Etats et de gouvernements avaient la possibilité d’envoyer un signal fort et de débloquer les négociations engagées pour Copenhague. La nouveauté concerne les engagements financiers de court terme pour les pays du Sud : 7,2 milliards d’euros sur trois ans. Cela constitue, certes, une première avancée. Mais ces engagements reposant sur une base volontaire, on est en droit d’être inquiet quand on connaît le nombre de promesses non tenues en matière d’aide au développement.

    A en croire chaque chef d’Etat, son pays est le leader des négociations internationales sur le climat. On aurait donc 192 leaders à Copenhague. C’est en particulier le cas de l’UE, qui met en permanence en avant son exemplarité et son leadership. Le Groupe des Verts/ALE a commandité une étude à ECOFYS, institut renommé, pour évaluer ce prétendu leadership européen sur le climat et le compte n’y est pas. En réalité, l’UE se situe plutôt en milieu de peloton.

    Il ressort de cette étude (1) que, à part la Russie qui reste loin derrière, les autres grands pays industrialisés étudiés – UE, Etats-Unis, Japon, Australie et Nouvelle-Zélande – sont plus ou moins au même niveau d’ambition en ce qui concerne leurs promesses de réduction de leurs émissions d’ici à 2020. Et que cette ambition est incompatible avec les recommandations des scientifiques pour éviter un réchauffement de notre planète de plus de 2°C. En revanche, l’effort des grands pays émergents pour être en accord avec la science est  supérieur.

    1) Résumé d’une page de l’étude ici (en anglais)
    http://www.stopclimatechange.net/fileadmin/bali/user_upload/docs/2009-12-8_Ecofys_study_political_summary.pdf

    Totalité de l’étude disponible (en anglais):
    http://www.stopclimatechange.net/fileadmin/bali/user_upload/docs/EP_Greens_EU_Climate_Policies_Ecofys.pdf

    Plus de liens :
    Le blog “climat” du groupe des Verts / ALE au Parlement européen
    www.stopclimatechange.net

    …et sur Twitter:
    http://twitter.com/greens_climate

    Venez voir le “cirque climatique” pour voir à quoi correspondent les engagements des chefs d’Etats et gouvernements
    http://www.climatecircus.com/

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    déc
    5
    051220091106

    Photo prise au moment du départ, ce qui explique les quais désertés...car jusqu'alors, c'était plutôt la bousculade !

    Grande foule et succès médiatique pour la SNCB et la CIR (Communauté internationale des chemins de fer) pour  l’initiative prise avec l’UNEP (ONU pour l’Environnement) et le WWF : un train pour Copenhague.
    Totalement symbolique bien sûr :

    - ce ticket coûte plus de 10 fois le prix d’un AR par avion pour Copenhague en law cost,

    - bien des ministres,  négociateurs et autres personnalités qui l’ont pris ce matin en descendront à Cologne ou ailleurs et repartiront plus tard pour Copenhague car en effet, rares sont ceux qui restent les 15 jours de la Conférence, et c’est bien normal

    - la place des chemins de fer “ordinaires” dans les déplacements internationaux n’a cessé de diminuer, considérée comme non rentable (suppression des trains de nuit, des trains auto-couchettes, priorité au TGV) face au développement (très soutenu et subventionné par les pouvoirs publics) des aéroports spécialisés dans le low cost.

    Mais les symboles sont nécessaires, bien sûr. Et celui d’aujourd’hui était puissant.

    Quand Jean-Pascal Van Yppersele du GIEC, se prête au jeu en coiffant un képi d’accompagnateur de train, les flashs crépitent (et je dois dire qu’il m’a étonnée  : un vrai pro quand il faireet refait le geste, lentement, pour permettre à tous les photographes d’immortaliser l’instant !)

    train-copenhague

    Quand Olivier Deleuze arrive, aujourd’hui en charge du Programme des Nations Unies pour l’environnement   lui coiffé de sa casquette bleu turquoise ONU pour qu’on ne le prenne pas pour un Ecolo (ce que les Nations Unies n’aiment pas), son effort est vain : les clichés avec ses amis Ecolo (Evelyne, Philippe Henry et moi) immortalisent la proximité.

    Arrivent également quelques cyclistes qui sont venus de pays européens à vélo pour prendre ce train, mais aussi les organisateurs de la manifestation de cet après midi, la vague pour le climat, accompagné de St Nicolas…

    Euronew’s, CNN, FR3, des télés européennes, RTL, VTM, RTBF…les caméras se bousculent, ou plus exactement les caméramen’s bousculent le public pour aller capter l’image qu’ils veulent à tout prix.

    Quant au staff de la SNCB, il était là au grand complet.  On n’a pas vu sa nouvelle ministre, Inge Vervotte contrairement à Paul Magnette qui était présent seulement au départ. Dommage. A part  Saïd El Kadraoui, député européen du SPa,  comme moi  membre de la commission Transport du PE, peu de représentants européens à l’exception notoire de mes collègues français  députés d’Europe Ecologie montés à bord et qui resteront sur place.

    train-copenhague2

    Et Obama est annoncé : non,  pas en gare du Midi,  mais à la clôture des travaux de la conférence de Copenhague. C’est plutôt un bon signal.

    Tout ce beau monde entouré d’une foule de militants, de citoyens, de membres d’association et de tous les voyageurs ordinaires assez étonnés de ce déferlement médiatique.

    14H30 sur l’esplanade du Parlement Européen : la vague bleue se constitue. Beaucoup de monde : 15.000 selon la police. Nous y sommes en force.

    tiens, Augustin et son papa...

    tiens, Augustin et son papa...

    manif-climat-4

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    déc
    2

    Luanda, ville chinoise ?

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

    luanda-panneau-chinois1

    Ce mardi matin, expédition pédestre de l’hotel Tropico (bien mal nommé tant la climatisation le rend glacial) à l’Assemblée nationale où se tiennent nos travaux. Un parcours non sans danger en raison du trafic et des embouteillages. A côté de cela, la place Meiser, c’est un parcours santé. Contrastes entre grues, buildings, anciennes constructions de style portugaise en plus ou moins bon état…

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    La séance commencera à l’heure et nous y traiterons des changements climatiques, des réfugiés du même nom et de la crise financière.  Intéressant mais aussi contradictoire d’entendre les représentants des pays africains plaider pour un accord ambitieux à Copenhague et surtout pour une enveloppe de moyens leur permettant de réaliser la transition et les adaptations nécessaires, alors que dehors, le trafic et le nombre de véhicules polluants ne font qu’augmenter, que la surexploitation des énergies fossiles (comme le méga projet gazier à une heure de Luanda, peut-être un mirage, et très certainement au détriment de l’environnement marin), que les Dos Santos et autres chefs d’état du coin ont très souvent bénéficié de solides dessous de table dans les contrats d’exploitation (pour ne pas dire de pillage) des ressources naturelles qui sont tout sauf durables. Intéressant et contradictoire d’entendre plaider pour la régulation du secteur financier quand les pays des Caraïbes refusent un amendement sur la suppression des paradis fiscaux…

    Mais soyons de bon compte :  il est tout aussi vrai que l’UE et/ou les Etats membres  donnent parfois l’exemple : elle joue leader sur le thème du climat mais pour quelques intérêts économiques, elle soutient ou ferme les yeux sur des régimes assez corrompus, des entrerprises pas toujours très scrupuleuse sur le terrain environnemental…Je dis cela  juste pour que l’angélisme sur les pauvres pays pauvres ne prenne le pas.  On fera évidemment la différence entre des gouvernements aux majorités écrasantes, une opposition inexistante et qui attend son tour pour être au pouvoir,  et la population qui paye par une espérance de vie qui ne dépasse pas en moyenne 50 ans !

    Pause de midi :  avec SOS Faim sur le thème du lien entre changement climatique et agriculture. Comme d’autres ONG et réseaux d’ONG, ils sont là pour nouer les contacts, construire du réseau, mettre les parlementaires en contact avec des acteurs d’autres pays. Un vrai bon lobbyng.

    L’après midi sera consacrée à des visites de terrain, comme on dit.

    Trois autocars précédés par quelques rutilants 4X4 et un motard toute sirène hurlante nous emmènent visiter des projets de constuction de logement.

    Il faut dire que la ville de Luanda est soumise à un défi démographique quasi insurmontable : en quelques 10 années sa population est passée de 600.000 à 8 millions de personnes  !! Et comme les statistiques ne sont évidemment pas fiables, il y a un gap d’environ 1 million entre le chiffre dit officiel et le chiffre estimé !

    Nous longerons pendant plus d’une heure des quartiers de favella’s où vivent entassés des centaines de milliers de personnes à qui les prix du logement au centre rendent impossible l’accès à un  logement décent. Interminable…

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    Première escale, dont les Luandais sont si fiers (et qui contraste violemment avec ce que nous venions de voir le long de la route, en sortie de ville)  : au milieu de nulle part, un stade de foot en voie d’achèvement, entièrement construit par des chinois (les ouvriers sont des prisonniers qui auront droit à une remise partielle de peine en raison du travail forcé qu’ils effectuent) . Même les sacs de ciment sont chinois ! La pelouse est déjà prête. Il est vrai que la CAN (coupe d’Afrique des nations 2010, l’Euro africain)  approche.

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    Ensuite, à une petite heure de route, nous traverserons des chantiers tout aussi chinois : une ville sort de terre.  Des immeubles de 5 à 10 étages, qui évidemment n’hébergeront pas les habitants des favellas croisés il y a une heure. On y prévoit plusieurs “quartiers” de 30.000 appartements ! Quant aux futurs habitants,  les explications ne sont pas claires. En tous cas ce ne sera pas pour tous ceux qu’on a croisés sur des kilomètres pour arriver à ce site désert. Ce sera pour le personnel de l’université qu’on va déménager pour désengorger la ville (une stratégie qui ressemble à celle qui a prévalu à Brasilia). Impressionnant et déprimant…quand on sait le prix  de tout cela : des contrats pétroliers juteux pour les constructeurs chinois. Et quand on imagine ce que sera cet endroit dans 20 ans, si la rente pétrolière s’assèche…dans un pays comme bien d’autres en Afrique,  sans classe moyenne, à la démographie galopante.

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    Un peu plus loin, un autre projet de logement bien plus modeste, vise à reloger à terme un millier de personnes actuellement installées dans un campement car leur bidonville a été détruit par un glissement de terrain. Site a côté duquel on a construit un superbe centre culturel, grillagé et gardé, et le long duquel des gamins jouent au foot à pieds nus et avec un ballon crevé. Mais ils nous saluent avec un de ces sourires..

    J’arrête car c’est un peu décourageant. L’émotion et  l’indignation sont de meilleurs moteurs à l’action.

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    déc
    1

    Europe - Afrique à Luanda

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

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    Ce lundi démarrait officiellement à Luanda (capitale de l’Angola qui, 8 ans après la fin d’une guerre civile meurtrière,vit des heures de croissance économique  qui en font une sorte de “Monaco de l’Afrique”, affichant avec insolence sa richesse) la session plénière de l’Assemblée Paritaire UE/ACP. Un jargon européen qui signifie une rencontre de parlementaires européens et africains qui contrôlent et suivent une série de questions communes, entre autres en matière de commerce entre l’Europe et les pays africains, des Caraïbes et du Pacifique (d’où l’appellation ACP).

    Luanda : une grande ville qui dimanche soir, à mon arrivée, m’est apparue comme plutôt calme et bien organisée, mais aujourd’hui, lundi, comme assez chaotique. Voitures, congestion, 4X4, pas de transport en commun, pas de taxis.. On se croirait plus au Brésil qu’en Afrique : la langue bien sûr (on parle portugais et les traces de la colonie sont assez présentes). La richesse n’est pas qu’apparente : ici, m’a-t-on dit,  un appartement se loue à 10.000 dollars par mois ! Pas de classe moyenne : des riches, très riches, concentrés dans les quartiers du centre et puis beaucoup beaucoup de pauvres, très pauvres, plus loin vers la périphérie,  vivant en bidonvilles.

    Ce matin, il ne m’a fallu que 2h30 pour obtenir mon badge d’accréditation pour pouvoir entrer dans le Parlement qui accueille cette assemblée de parlementaires. Deux heures que j’ai passées à converser avec un fonctionnaire européen hongrois. Très intéressant de l’écouter sur l’état d’esprit, la nostalgie souvent, qui prévaut en Hongrie par rapport à ‘l’avant’. L’avant adhésion, mais surtout l’avant chute du rideau de fer. Ce rideau de fer que les hongrois perçoivent aujourd’hui comme un rideau de papier où ils ne sont perçus que comme des ombres chinoises : pas les mêmes accès que les autres européens, pas le même regard sur eux, pas les mêmes droits…

    Après ce détour par l’Est de l’Europe, retour en séance plénière d’ouverture.

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    Louis Michel est co-président de cette assemblée et avec le ton enflammé qui est le sien, il se lance dans bien plus qu’ un discours d’accueil.

    hymnes et discours

    hymnes et discours

    Il salue chaleureusement le Président angolais  Dos Santos. Il aurait pu se passer du chaleureusement : ce président est un corrompu pas très fréquentable, c’est le moins que l’on puisse dire…Il interpelle le futur ex-commissaire au développement, Karel De Gucht.  Il va même jusqu’à appeler à ce que la politique de développement ne soit pas le bras armé de la politique extérieure de l’Union.  J’en reste baba tant je me rappelle, au niveau belge, lorsque nous étions ensemble au gouvernement, qu’il disait et faisait très exactement le contraire : la coopération au développement devait dépendre des affaires étrangères. Mais à l’époque, c’était lui qui était ministre des affaires étrangères !! Il plaide pour une taxe sur les billets d’avion et sur les transactions financières ! Et nous parle des dangers de ce qu’il appelle la “tyrannie majoritaire” c’est-à-dire les comportements de ceux qui sont élus avec beaucoup (trop) de voix et dont les gouvernements laissent en rade les parlements. Il pointe enfin une loi  en voie d’adoption en Ouganda, qui criminaliserait l’homosexualité.

    Quelques discours encore, dont celui du Président angolais, assez creux mais très applaudi.

    La séance est donc ouverte, officiellement cette fois.

    Une intéressante discussion s’engage avec le commissaire De Gucht. Les questions qui lui sont adressées par des parlementaires européens et africains sont de différentes nature.  Depuis les APE (accords de partenariat économique) jusqu’aux droits de l’homme en passant par toute une série de dossiers importants comme les effets de la crise alimentaire, les ressources naturelles, etc..

    Un parlementaire malien relève à juste titre que la condamnation par les européens de cette future loi ougandaise réprimant l’homosexualité, si elle n’est pas illégitime, fait un peu deux poids deux mesures : qu’est-ce que l’Europe trouve à dire sur le résultat du referendum en Suisse demandant l’interdiction de la construction des minarets .?
    Bien vu. Mais le commissaire répondra clairement : s’il n’a rien à dire formellement à la Suisse, qui est un état tiers, il déplore le résultat de ce référendum et juge cette procédure de consultation mal adaptée à des sujets aussi sensibles que celui-la. Je suis d’accord avec lui.

    La journée se terminera en danse et musique…

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    Louis Michel et Eva Joly, présidente de la commission developpement du PE

    Louis Michel et Eva Joly, présidente de la commission developpement du PE

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    nov
    21

    Haïkus à gogo

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

    Le premier sera pour Herman Van Rompuy qui nous les a fait découvrir

    Si vite propulsé

    Au firmament étoilé

    chaos au planchervan-rompuy2

    En nous faisant découvrir cette forme poétique japonaise, Herman Van Rompuy nous livrait un bout de lui-même  et surtout de sa façon de travailler :  discrétion, réflexion, prudence, ne pas tendre le fil pour ne pas le rompre, remettre sur le métier.
    Une méthode qui, si elle n’a produit  ni décision forte, ni orientation nouvelle, a eu l’immense mérite de faire rengainer les armes. Disons qu’elle a aplati les problèmes les plus épineux, qu’elle a permis d’en résoudre partiellement quelques uns alors que jusqu’alors, le révolver sur la tempe empêchait toute avancée.
    C’est pas grand chose, mais après les épisodes précédents, c’est précieux.  Et aujourd’hui, alors qu’il est parti juste avant de résoudre le noeud gordien qu’est BHV, même si tout le monde fait semblant, l’inquiétude est partagée…

    Le deuxième sera pour Wilfried Maertens, le missionnaire en mission,

    Ex-explorateur

    Sur un air de déjà vu

    Ci- l’accompagnateur

    POLITIQUE

    Certains l’avaient même nommé, avant qu’il ne soit choisi par le Roi, le débroussailleur…On est tous rassurés. Un signe qui ne trompe guère pour annoncer un Premier Ministre qui ne sera pas en état de prendre en main l’affaire… Après le cadre, voici celui qui montrera le chemin nous dit-on. Je crois que l’heure est plutôt au  TERMINATEUR de cet imbroglio qu’est BHV.

    Le dernier sera pour Sarah Turine qui me succédera à partir de la semaine prochaine

    Douce volonté

    Sourire et franchise

    duo en tandem

    sarah

    C’est parti, la voilà en selle derrière Jean-Michel. Je suis confiante, je l’ai dit hier soir au Conseil de fédération

    Comme c’est le cas quand une page se tourne, et même si une autre commence à s’écrire.


    D’abord, je ne remercierai jamais assez Jacky d’être venu me chercher pour faire équipe avec lui et Dany Josse à l’époque.

    Un peu comme toi Sarah…

    La première chose que Jacky m’a offerte, et je l’ai toujours, c’est un sous main représentant une carte de Belgique, pour que je ne dise pas trop de bêtise sur la Wallonie qu’en bonne bruxelloise pur jus je connaissais, je l’avoue, assez mal.

    Pas comme toi Sarah… mais donc, sois attentive au premier cadeau que t’offrira Jean-Michel !

    On en a fait des choses pendant ces 10 années à la direction de ce parti qui, après avoir été considéré tantôt comme un conglomérat d’anarchistes imprévisibles, tantôt comme une sorte d’assemblée libre permanente, affiche aujourd’hui une insolente sérénité interne au regard des remous qui secouent le MR et des atermoiements qui caractérisent la succession à la présidence du CDH.

    Un parti qui a sacrement changé… et qui m’a changée moi.

    Un parti qui te changera Sarah, c’est sûr et c’est bien.

    A côté de la dureté parfois de la politique, dans le parti et grâce à lui, j’ai rencontré des gens magnifiques, intéressants, inattendus. J’ai noué des amitiés et des familiarités. Le fait de vous représenter m’a donné l’immense chance de faire ce que j’aime : écouter les histoires des gens, leurs vies, leurs petits et grands bonheurs et malheurs. Je compte d’ailleurs bien ne pas m’en priver dans l’avenir.

    J’ai aussi quelque peu élargi mes horizons. Oui, il y a quelque chose après le canal et la Basilique. Non, les Ardennes ne commencent pas à Limal. J’ai découvert des accents, des approches, des cultures, des spécialités culinaires ou brassicoles, des coins de nature ou de cités industrielles, parfois tristes d’aspect extérieur mais pleines d’émotion et de vérité.

    Les années 90, c’était l’époque de la rue Basse Marcelle et de la rue du Séminaire, des SFE du vendredi soir qui se terminaient quasi invariablement chez le grec. L’époque où on interrompait une réunion pour aller regarder un passage en télé de l’un de nous. L’époque où Christophe Derenne, jeune étudiant de la FEF avait encore des cheveux et construisait sans le savoir encore le cercle des jeunes cons (dont beaucoup sont aussi, entretemps, devenus un peu chauves !). L’époque des premières REE et des remontées de la Ferme vers le bar du haut, de la construction des Etats Généraux auxquels au départ, il est bon de s’en rappeler, pas grand monde ne croyait vraiment.

    Un regret toutefois : malgré cet immense capital, nous avons mal préparé le parti à endosser son succès de 99. On s’est jetés à corps perdu, moi en tête, en excès de vitesse politique permanent, dans la participation, chacun de notre côté, au fédéral, en Wallonie, à la Communauté Française. Pendant ce temps-là, on oubliait un peu Bruxelles resté dans l’opposition et nos parlementaires européens, pourtant à 3, qu’on a placé et laissé en orbite.

    Les lendemains ont fait mal, m’ont fait mal. Mais surtout ils ont fait mal au parti, à nos idées, aux personnes qui nous soutiennent, aux militants dépités qui ont pris cette défaite en plein figure, aux ministres qui tombaient de haut. aux élus non réélus, aux collaborateurs licenciés.

    Et il a fallu repartir. Merci Jean-Mi, avec Evelyne et Claude, d’avoir soigné les blessures et les déficits, d’avoir pris le temps de nous faire reparler ensemble, de nous avoir permis de véritablement nous réapprivoiser. D’avoir sauvé cet extraordinaire outil, cette machine qui parvient à faire travailler ensemble laïcs et cathos, régionalistes et fédéralistes, Dubié et Daras, Nollet et Coernelle, Evelyne et Zoé, Winkel et Cheron et tant d’autres.

    Je quitte une co-présidence (d’Ecolo) pour une vice-présidence (du Parlement Européen).. 5472 membres pour 450 millions de citoyens, une quarantaine de députés pour 736 europarlementaires. Excusez-moi du peu !

    Trève d’effets d’échelle, je laisse les clés de la maison dans de (très) bonnes mains…mais à tout hasard, je garde un double pour accompagner les petites et grandes échéances qui nous attendent.

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