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    mai
    14

    Le juge Garson suspendu, j’enrage

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

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    La décision est tombée : il est suspendu par le Conseil général.  Insulte pour les victimes du franquisme, pour une société qui a besoin de regarder son passé en face.

    Marie Paule Jeunehomme, journaliste à la rtbf et passionnée de l’Espagne, a réalisé il y a un peu plus d’un an un très beau film, en mettant à l’écran la recherche et les désinhumations dans les villages espagnols qui recherchent un père, un frère, un ami lâchement assassiné à la fin du franquisme. A sa manière, elle avait contribué  à donner une voix à ces victimes, à ces familles.  A chaque fois, pour chacune d’elle, c’est une chape de plomb qui se fend, c’est un passé qui revient en plein visage, mais qui permet de donner une vraie sépulture aux assassinés du franquisme et dont on a effacé les traces,  et de vivre sereinement l’avenir.

    Ces gens-là ont besoin du travail du juge Garson.

    Tout comme les milliers de familles de victimes assassinées et dont les dépouilles ont disparu, sont cachées ou enfouies dans des fosses communes au Kosovo, en Bosnie, en Serbie et dont parlait l’émission d’hier “Face à l’Info” sur la Première.  Eux aussi doivent retrouver leurs morts, les inhumer, faire leur deuil. C’est la condition de la réconciliation. Cela devrait aussi être une condition de leur éventuel rapprochement et peut-être adhésion à l’UE. Une expo de photos qui leur est consacrée sera exposée à Bruxelles à l’automne, dans le quartier européen.

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    avr
    22

    Une photo au hasard…

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

    210420101685

    Une auto parmi d’autres…Celle-ci était garée dans le parking du PE à Strasbourg hier soir.
    Question à choix multiples :

    Cette voiture est

    A. celle d’Olivier Maingain

    B. celle d’Olivier Maingain, qui a enfin pu quitter Marrakech et qui est venu voir Dehaene avant qu’il ne se dégante

    C. celle qu’Alexandre Decroo a louée pour sortir de l’ultimatum un peu dingue qu’il a posé

    D. celle d’un des trois bourgmestres de la périphérie

    E. celle de Joseph Daul, alsacien et président du groupe PEE,  qui mène la guerre du siège de l’UE et qui souhaite l’explosion belge pour voir le siège revenir complètement à Strasbourg

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    avr
    11

    Yom HaShoah

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

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    Pour la première fois dans notre pays, le comité organisateur de Yom HaShoah propose la lecture ininterrompue des noms de tous les déportés de Belgique au départ de la caserne Dossin de Malines, dont 23.705 périront dans les camps nazis. Pour ne jamais les oublier, nous rappelons leurs noms, un à un, de nuit comme de jour, en suivant l’ordre chronologique de départ des convois de la mort. Ainsi, leurs enfants, leurs petits-enfants, leurs arrière-petits-enfants, leurs proches, ceux qui veulent que leur mémoire soit préservée, égrènent les noms de ceux dont il ne reste souvent plus que le nom. En faisant résonner dans l’enceinte de la Synagogue Beeth Hillel, les noms de ces victimes de l’indifférence des hommes et de la barbarie du régime hitlérien, nous redonnons une identité à ceux qu’on a voulu à jamais anéantir. Rappeler leurs noms, c’est reconstituer des facettes de vies. Chacun représentait un souffle, un récit, une histoire, un espoir, une vie anéantie à tout jamais…L’écho des noms remplace leurs sépultures sur lesquelles nous ne pouvons nous incliner.

    Ainsi s’exprime Gilbert Lederman, Président de la Synagogue Beth Hillel.

    Ce soir,  cette longue énumération se clôturait par une cérémonie, à la fois sobre et juste.  Une cérémonie presque “familiale”. Peu de représentants politiques en dehors de mon ami Yaron Pesztat et de Viviane Teitelbaum. Personne du gouvernement. Les associations de la mémoire, les représentants des associations de déportés, les enfants des écoles ou les étudiants juifs se sont succédés pour des discours ou des gestes symboliques, des prières et des chants. Le rabbin a eu des mots très forts, durs, très politiques aussi, dénonçant l’antisémitisme larvé mais aussi  le négationnisme prôné par des chefs d’état de grand pays dans la plus grande indifférence.

    J’étais heureuse d’y être, de partager avec tous les participants, les anciens et les jeunes, ces moments d’émotion et de recueillement.

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    mar
    30

    Assemblée UE/ACP à Ténérife

    Posté dans : campagne, carnet de notes par Isabelle Durant

    Difficile de faire croire qu’on travaille quand on annonce qu’on passe la semaine avant Pâques à Ténérife.
    Et pourtant, depuis ce lundi 8h, les travaux de l’Assemblée jointe UE – pays d’Afrique/Caraïbes/Pacifique ont commencé par la préparation des textes sur Haïti et la remise de sa dette, la situation au Soudan.
    Car en effet, sur ces sujets et beaucoup d’autres, il est d’un très grand intérêt de développer un dialogue politique entre Afrique et UE, y compris d’ailleurs entre africains. Beaucoup de points rassemblent, mais pas tous. Sur les bananes ou sur les paradis fiscaux, les points de vue sont très différents selon qu’on est des Seychelles ou du Burkina Faso…
    Quant au lieu de la conférence, on peut évidemment le trouver inadapté, même si la tradition veut que ce soit en terre espagnole, de la présidence tournante de l’UE. Mais ça se discute. Car en effet, au-delà du décor en carton pâte d’hôtels de luxe qui fait penser à la maison de Barbie dans la commune d’Adeje, en bord de mer au sud de l’île, les Canaries, c’est plus que cela. C’est un peu l’Afrique et l’Europe, c’est le point de rencontre entre les relations Nord Sud, ce sont des îles qui sont un point de transit et souvent d’arrivée pour les migrations

    Lundi 29 marsue-acp-11

    La séance d’ouverture sera marquée par les traditionnels discours, devant une assemblée d’une centaine de parlementaires africains et européens, et autant d’observateurs et institutions associées.
    Après l’accueil par les « locaux de l’étape », c’est Louis Michel qui fera un discours vibrant sur les migrations, et qui nous appellera à mesurer que notre parole doit être à la hauteur du milliard cinq cent mille consciences que nous représentons, africains et européens.
    Les discours seront ponctués d’une prestation en rap/slam de deux jeunes sénégalais, arrivés aux Canaries dans une embarcation de fortune, et qui chantent leur pays, le sort de leurs frères, la chance qui a été la leur de survivre à leur traversée.
    On entrera ensuite dans le vif du sujet dans une longue, très longue réunion de travail pour préparer une déclaration sur l’accord UE-Amérique latine sur la banane et son impact sur les producteurs des pays ACP. Le hic, c’est que sans surprise, les européens entre eux ne sont pas d’accord entre eux (les critiques sur la libéralisation et ses effets sur les plus petits producteurs des Caraïbes, en concurrence totalement déloyale avec les géants comme les multinationales actives dans certains pays d’Amérique Latine, l’attachement de Louis Michel aux accords de partenariat économique qu’il n’entend pas voir remis en cause), mais les africains non plus. Le représentant camerounais prend le parti des multinationales et ne veut pas qu’on fustige les compagnies américaines, les représentants des Caraïbes ne sont pas sur la même ligne que les africains, le représentant socialiste européen est d’accord qu’il faut du commerce équitable mais en attendant défend le commerce tout court. On recherche (difficilement) le compromis pour une déclaration sur laquelle il n’y a pas de vote : elle sera approuvée par tous, ou n’existera pas. Reste une journée pour trancher. Quoi qu’il en soit de cette déclaration, on se comptera au Parlement Européen.
    Car cette fois, depuis l’entrée en vigueur de Lisbonne, si le Parlement refuse, ce sera non à cet accord.
    Une partie de l’après-midi sera consacrée aux questions à la Commission en la personne (non du co-président de l’assemblée qui se sent parfois encore toujours commissaire au développement) et du nouveau Commissaire, Mr Piebalg.

    Mardi 30 mars
    En vue de la réunion des bailleurs de fonds pour Haïti qui se tiendra à New York de demain, le débat du matin sera consacré à Haïti, aux besoins et aux conditions de la reconstruction. J’insisterai particulièrement
    - sur la remise de la dette : tout le reste est inopérant si la conférence de New York aligne des montants, donne d’un côté ce que le remboursement de la dette reprendra de l’autre ;
    - sur l’importance de se « servir » de cette reconstruction pour soutenir, dans la mesure du possible, la production locale, les agriculteurs locaux, l’économie locale
    L’après-midi sera consacrée aux visites : la station d’épuration et de désalinisation de l’eau pour une bonne partie de l’île. Une sorte de grand réservoir, recouvert d’un filet dense pour éviter la formation des algues, collecte et stocke l’eau avant qu’elle ne passe dans les filtres et membranes de déminéralisation.

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    Cette eau épurée et déminéralisée sera utilisée pour les bananeraies mais aussi pour l’arrosage des 4 terrains de golf. On apprendra, heureusement, que les gestionnaires de ces terrains prennent à leur charge le coût de la désalinisation.
    La visite se poursuivra par le projet ITER (rien à voir avec le projet français porté par l’industrie nucléaire, puisqu’il s’agit ici d’un projet de recherche et de développement des renouvelables : éolienne et photovoltaïque. Ici, on arrive à 30% de production d’énergie par le renouvelable, avec retour rapide sur investissement, alors même qu’il reste des marges importantes pour le photovoltaïque sur les toits, et en particulier les toits des infrastructures hôtelières par exemple.

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    Comme on le signalera dans le car au retour, nos collègues parlementaires africains n’auront aucune raison de fond, après avoir visité ce site, de se laisser séduire par les sirènes du nucléaire, alors qu’ils disposent eux-aussi d’un ensoleillement exceptionnel et de sites tout à fait indiqués pour des éoliennes.En tous cas, leurs photos pourront peut-être les aider à faire la démonstration…

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    Mercredi 1er et jeudi 2 avril
    Les acteurs associatifs présents (CONCORD, SOS Faim) présents sur place ont organisé deux moments de débat de belle qualité et tenue sur les questions liées à l’alimentation et l’agriculture, rassemblant élus et acteurs, européens et africains.

    Jeudi 2 avril, séance de clôture
    Une nouvelle députée jamaïcaine se risque, dans la rubrique divers, et après avoir chaleureusement remercié nos hôtes canariens, a faire quelques remarques sur l’organisation des travaux. Elle a raison. Elle soulève des réalités et des faits qu’il faudra revisiter si l’on veut conserver mais bien plus, améliorer l’outil de dialogue politique qu’est l’assemblée jointe UE/ACP.
    Elle se fait assez durement rabrouer par les “anciens”.  Dommage et stupide.  Moi, je prends bonne note de ces remarques : la légitimité d’une telle assemblée a besoin de voir son cocotier secoué.

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    mar
    20

    Schaernaval 2010

    Posté dans : carnet de notes par Isabelle Durant

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    Belle édition cette année : du monde, une météo plus que clémente, et comme chaque année, des regards et des sourires d’enfants costumés, des mamans qui s’amusent, des grands parents qui ont sortis leurs petits-enfants, et comme chaque année du monde, beaucoup de monde à Helmet.

    Mes préférés : sans surprise, les schaerbeekois. Le service propreté de la commune (qui nous a bien heureusement évité les mini géants  Netty et je ne sais plus qui), brandissant balais et poubelles, les enfants de Champagnat, les enfants du Foyer schaerbeekois, les vaillants  seniors de Pater Baudry, le sympathique  musée de la bière.

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    Dans les extérieurs, évidemment que les Gilles de La Louvière, les petits et les grands,  ont eu un succès bien mérité. Très photographiés aussi, avec des schaerbeekois de toutes origines qui n’ont sans doute jamais été à La Louvière ou à Binche et ne connaissent pas grand chose des origines de ce carnaval, classé patrimoine immatériel de l’humanité. Les amis stavelotins ont eux aussi eu leur petit succès.

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    Toutes les photos dès demain sur le site de Schaerbeek la dynamique.

    Une nouveauté :  photographes, écrivains et collectionneurs ont groupé leurs efforts pour parvenir à ce superbe livre sur l’histoire du Carnaval de Schaerbeek jusqu’à sa 80ème édition.

    Pour l’obtenir :  adressez-vous a Mme Patricia Denis au 02/244 70 02 ou via pdenis.schaerbeek.irisnet.be , versez 10 euros sur le compte 210-0636331-63 de Schaerbeek la Dynamique (le livre vous sera envoyé sans frais ou vous pouvez aller chercher votre exemplaire aux heures d’ouverture de l’Hôtel Communal emmenant votre  preuve de paiement ou en  payant sur place)

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    mar
    13

    Un Soir, lu ce matin…

    Posté dans : campagne, carnet de notes par Isabelle Durant

    Le Soir d’aujourd’hui, dans son rédactionnel et dans ses pubs, offre un condensé assez surprenant mais très révélateur de l’ actualité de ces derniers jours, charriant son lot d’émotion et d’information.

    On peut y lire le récit de Julien Baligant, un rescapé du wagon de 1ère classe du train accidenté à Buizingen qui malgré le drame et l’odeur de mort, respire la vie. Quelques pages auparavant, c’est le coup de gueule des conducteurs indépendants qui se portent partie civile, et l’information disponible depuis hier selon laquelle 320 systèmes de freinage (- les 25 qui équipent déjà les machines, soit 295) attendront 2013 pour équiper tout le matériel roulant…Impossible de faire cela en quelques semaines ou mois, mais est-il pensable qu’aucune autre solution ne soit envisageable pour faire cela rapidement qu’en 3 ans …Et un encadré titré “ce qu’Elio veut, la SNCB le peut” dans lequel je croyais lire que la rénovation de la gare de Mons par Calatrava serait postposée pour aider aux investissements urgents pour la sécurité et les fréquences. Mais que nenni ! Rien de cela, seulement un effet d’annonce, garanti par le bourgmestre de Mons, pour plus de régularité sur la ligne 96…

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    Voilà une stupide pub que seuls “les hommes savent pourquoi”, annoncée en une et en pleine page 7. Quelques jours après la journée des femmes qui a parlé lutte contre le sexisme à toutes les pages…ça la fout mal et la bêtise de telles pub m’énerve prodigieusement. Même si je ne suis pas très bière, “les femmes aussi savent pourquoi” !

    biereAprès le 8 mars vient le 12. Le 12 mars, c’est aussi la journée internationale contre la cybercensure.Le journal consacre une page aux cyber-citoyens, qui sont le plus souvent des femmes : twitter, facebook, blogs sous pseudonymes, images et petits films sont autant de témoignages citoyens venant d’Iran, de Chine, de Russie, d’Egypte ou d’ailleurs. Les nouveaux dissidants sont à porté de clic et disposent d’un pouvoir réel : nous devons nous saisir de ce qu’ils/elles nous disent. Nous (le groupe des Verts au PE) consacreront une demi-journée publique sur cette question pour soutenir cette nouvelle forme de dissidence.

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    Le journal offre également une tribune à Fatima Zibouh, au centre d’une polémique bien mal intentionnée. Non que la question du port du voile ne soit pas une vraie question, en particulier pour ce qui concerne les enseignants (ceci dit, l’interdiction du port du voile pour les enseignants est pour moi plutôt une “concession” pour apaiser qu’une mesure totalement fondée :  la prof de maths de Charleroi était sans doute bien moins prosélyte que certains sans foulard ou moins communautariste que certains élus bruxellois, sans barbe ni foulard…)

    La virulence de certains laïques contre cette jeune chercheuse, aujourd’hui administratrice en notre nom au Centre pour l’Egalité des Chances et  à qui on prête des pensées, un activisme, des intentions cachées méritait bien de lui donner la parole. Elle s’en est parfaitement saisie pour donner son point de vue sans détour.

    Evidemment, le quotidien fait état  du drame d’hier à Berchem Ste Agathe où une femme s’est fait descendre en pleine rue, recension qui intervient au moment même où se déroulent les funérailles de Frédérique, tuée par balles, sans aucune raison, dans sa voiture.  Deux crimes qui n’ont rien à voir entre eux, dont l’un n’est pas moins horrible que l’autre mais dont le premier est plus insensé et révoltant encore…Des crimes qui auraient été commis par des adultes, ce qui n’empêche pas certains comme le Président du Sénat, de vouloir envoyer les militaires s’occuper des jeunes…

    Je n’ai pas encore eu le courage de lire les 3 pages que le journal a octroyé à Yves Leterme…

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    mar
    6

    Des femmes, beaucoup de femmes

    Posté dans : campagne, carnet de notes par Isabelle Durant

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    La marche mondiale des femmes démarrait de la Bourse ce midi, dans le froid mais sous le soleil.

    Colorée, chaleureuse, et avec quelques accents des années 70/80 quand en fin de marche, dans la salle des pas perdus du Palais de Justice, on s’est mises à chanter. Bella Ciao, une chouette accordéoniste, des femmes africaines, une belle solidarité mais aussi un sérieux programme de travail…

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    La journée s’est terminée à “la Nuit des femmes” au Centre culturel de Schaerbeek où comme chaque année, entre témoignages et prestations artistiques, les femmes ont été à l’honneur.

    nuit-des-femmes

    ecolo-femmesplus de photos :

    http://www.flickr.com/photos/36738818@N07/sets/72157623461982019/show/with/4419595317/

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    fév
    27

    Une étrange commémoration

    Posté dans : Non classé, carnet de notes par Isabelle Durant

    Annoncée il y a quelques jours, elle devait avoir lieu sur invitation.

    Je l’ai pour ma part appris hier, alors que je m’apprêtais à y aller spontanément  et que pour pouvoir y entrer, j’ai finalement reçu le carton de  collègue Evelyne Huytebroeck, empêchée ce matin.

    Mais très peu avaient répondu présents.  Sans doute pour plein de raisons : le lieu est solennel et souvent  inconnu pour ces familles, la plupart du Hainaut. Et ce qu’on cherche dans ces moments, c’est plutôt la chaleur et la proximité avec les amis, les voisins.  Comme à Liège où toute la ville a marqué spontanément sa solidarité.  Pourquoi d’ailleurs n’avoir pas fait la cérémonie à Mons ?
    Peu ou pas de cheminots de terrain, en dehors des directeurs, permanents syndicaux, conseil d’administration. Il semble qu’ils n’aient pas été invités.

    Pas de simples citoyens ou d’anonymes, qui pourtant depuis 15 jours sont baignés dans l’information sur cette catastrophe. Ils  avaient été prévenus que c’était sur invitation et ils n’ont donc pas pu entrer alors que la salle était quasi vide ! Etrange pour une commémoration nationale.

    Le Premier Ministre a bien parlé. Les services de secours ont été salués et remerciés.  Les musiciens ont très bien interprété les morceaux choisis. Mais tout cela était froid, un peu guindé,  manquait singulièrement de chair et d’humanité.

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    fév
    25

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    L’actualité n’est jamais en reste. Après les images de wagons enchevêtrés dans la grisaille, c’est un autre drame, social celui-là, qui fait les manchettes.  On savait et c’était perceptible quand on passait la porte d’un Carrefour : ces magasins ne marchaient pas bien. Mais de là à annoncer brutalement la suppression de plus de 1500 emplois, il y a de la marge. Surtout quand on a bénéficié ces dernières années, via les intérêts notionnels et les centres de coordination,  de très solides  soutien publics (ce que Joelle Milquet appelle un “régime fiscal”).

    Jusqu’il y a quelques jours, c’est la tragédie de Buizingen qui faisait la une.  Elle a tué près de chez moi. Le frère et le père d’un jeune qui est au Conservatoire avec mon fils,  la coordinatrice de la salle de presse du Parlement Européen qui était assise en face de moi dans le TGV pour aller à Strasbourg le mois dernier. Et les autres, ceux dont on a parlé et ceux dont on n’a rien dit, les miraculés qui étaient sur les plateaux de télé dimanche dernier…tous les cheminots, les rescapés de Pécrot qui revivent le cauchemar.

    Comme je l’ai dit aux journalistes du Soir hier, au delà de ce drame, c’est tout un système qui montre ses limites. C’est une entreprise qui revient de loin, mais qui est au milieu du gué. J’ai eu une expression qui a peut-être pu être mal comprise. Je parlais des “ploucs”, ceux qui trempent leurs tartines dans leur café”. Je voulais par là mettre en lumière le mépris que la SNCB a manifesté à ses usagers dans les années 80. Et certainement pas les milliers de voyageurs, navetteurs, cheminots.

    Des années pendant lesquelles, à cause de cette vision et du culte et du tout à la voiture, on a désinvesti dans le rail, fermé des gares, des lignes, refusé d’investir et même d’entretenir du matériel roulant. Le rail d’aujourd’hui en paye toujours les conséquences. Surtout que ces années-là ont été suivies d’années de folles stratégies : l’une, très utile, qui a permis la réalisation du TGV. L’autre, qui a coûté très très  très cher (un peu moins d’1,5 milliard de FB)  à la SNCB et à l’Etat belge : l’achat de société de transport de marchandises par route sous la houlette d’Etienne Schouppe, soutenu par Michel Daerden et une bonne partie de la classe politique de l’époque.

    Les années 2000 ont été celles du réinvestissement dans l’infrastructure, la sécurité, le matériel roulant. Les années du moratoire sur la fermeture des gares et des lignes.  et de l’investissement mais aussi de l’accident de Pécrot.  On en reparlera bien sûr, et moi la première si j’y suis invitée,  dans la commission spéciale que la Chambre met en place ce soir.

    Il faut que cette tragédie soit utile, qu’elle serve. Pour faire le point sur la sécurité, les retards d’équipement, mais aussi sur les procédures, le management, l’organisation de l’entreprise, la souffrance des cheminots, leur formation de base et continuée.

    Elle ne peut donner lieu à des règlements de comptes, une guerre des chefs (c’est déjà assez compliqué comme ça de faire fonctionner une entreprise de 37.000 personnes avec 3 patrons au lieu d’un), à des jeux politiques sur la ministre de tutelle ou sur les directeurs.

    Comme nous en avons parlé ce matin en séance plénière du Parlement Européen,  il ne peut être questions de chercher les responsabilités où elles ne sont pas. Ce n’est pas à cause de l’Europe que l’accident à eu  lieu. Et singulièrement l’accident de lundi dernier, se passait sur une infrastructure publique, avec du matériel roulant public et des cheminots employés de la SNCB, entreprise publique.

    Rien à voir donc avec la libéralisation du fret ferroviaire qu’il faudra par ailleurs évaluer : la discussion commence en commission transport au PE.  Petite digression : je vous conseille un détour par le blog d’André Flahaut : lui qui ne s’est guère intéressé à ces questions dans le passé, il s’adonne à une condamnation en règle de l’Europe sur un ton assez indécent quand on sait par qui ont été prises les décisions ces dernières années au chemin de fer, à la poste,…Soit.

    Car en matière ferroviaire, ce n’est pas de moins d’Europe dont on a besoin mais de plus d’Europe. Je l’ai dit ce matin au Commissaire Kallas : tous les citoyens européens doivent avoir droit aux mêmes standards de sécurité. Autrement dit, il faut que la Commission soit plus exigeante, fixe des dates butoir pour équiper les réseaux ferroviaires d’un système de freinage automatique assistant la conduite identique et compatible entre les pays et les réseaux. Il faut que l’Agence ferroviaire européenne soit plus stricte et prenne elle-même en charge l’homologation des matériels pour mettre fin aux hésitations des compagnies nationales.

    Par contre, ce qui est sûr, c’est que le métier de cheminot et de conducteur  a changé, que la pression et les conditions de travail des conducteurs ont changé, ont évolué, dans un réseau ferroviaire très chargé, avec une pression à la ponctualité.

    Ce qui est sûr, c’est qu’il y a faire pour garantir un rail sûr, convivial, qui récupère des parts de marché sur les autres modes, qui soigne ses usagers et rend à son personnel fierté et passion.

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    jan
    26

    Plus que 3 fois dormir

    Posté dans : campagne, carnet de notes par Isabelle Durant

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    Plus que 3 fois dormir et on sera en février. Autrement dit, on en aura fini avec les voeux, les dernières cartes papier (c’en est déjà fini depuis longtemps pour les voeux électroniques), et avec les réceptions de nouvel an toutes sortes.

    Aujourd’hui, c’était la réception au Palais Royal le midi, et au Parlement Européen avec les ambassadeurs et partenaires de l’UE le soir…A la première, je suis arrivée en vélo (avec de bon gants et un quelque chose sur les oreilles, c’est pas désagréable par ce froid, car pédaler réchauffe fameusement) , ce qui a bien fait sourire les gens du protocole qui appelle les voitures et les chauffeurs un par un. Un discours du Premier Ministre sans relief, assez convenu mais sans provocation ou problème. Et Yves Leterme a lu son texte, pas celui du Roi ! Quant au souverain, il a cherché à nous rassembler, à la veille de la présidence belge, autour des belges, artistes, sportifs, un certain Herman,  président du conseil européen,  bref, des belges qui font du bien à la Belgique. Ce qui fait toujours du bien à tout le monde.

    Ce soir, au Parlement Européen, c’est avec plaisir que j’ai revu Olivier Deleuze, toujours au PNUE (Nations Unies Environnement) mais de retour à Bruxelles.

    Quelques contacts et bavettes taillées avec ceux qu’on ne voit pas tous les jours. Quelques mots et rappels à ceux qu’on a vu aujourd’hui ou qu’on verra demain.  Quelques rendez-vous pris ou  à prendre, quelques recommandations à l’un ou l’autre.

    Allez, on remettra tout ça dans tout juste un an !

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