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    mar
    8

    8 mars, journée des femmes

    Posté dans : édito par Isabelle Durant
    http://www.dailymotion.com/videoxci1ye
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    déc
    21

    Des petits bonheurs pour 2010

    Posté dans : Non classé, édito par Isabelle Durant
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    déc
    4

    Les identités sont-elle toujours meurtrières ?

    Posté dans : édito par Isabelle Durant

    lever-soleil-tgv1

    Magnifique lever du soleil depuis le TGV de retour, après un Luanda-Paris sans histoire.
    Cela réchauffe à peine après avoir perdu brutalement une trentaine de degrés !

    En réponse à certains des commentaires et messages reçus dans des sens divers sur ce sujet, je reviens sur cette épineuse question du réferendum en Suisse sur l’interdiction des minarets, et plus largement sur tout ce que cela charrie.

    « La seule chose dont il faut avoir peur, c’est de la peur elle-même » disait Roosvelt, s’adressant aux décideurs, à ceux qui doivent parfois prendre des décisions qui vont un peu à contre courant.


    C’est bien de cela qu’il s’agit dans l’affaire des minarets et tout le débat qu’elle suscite, avec toute l’irrationalité qui en découle . Cette peur, manifestée par une majorité de suisses mais ressentie par une majorité de belges (si une telle « votation » avait lieu en Belgique –qu’on nous en préserve- je ne suis pas sûre que le résultat serait différent) déclenche en retour la réaction exactement inverse : la défense irrationnelle de l’islam, de ses signes et symboles, une crispation identitaire forte.

    Ces sentiments conjugués nourrissent un raidissement et une certaine souffrance des musulmans de chez nous, convaincus qu’il sont stigmatisés, rejetés. C’est du pain bénit pour ceux qui sur cette posture de victime exploiteront exagérément la veine communautariste, militante

    Il est vrai que les musulmans sont, dans l’imaginaire qui découle de cette confrontation stérile de l’identité musulmane et de l’identité occidentale, tenus pour responsables de tous les excès et souffrance liés à l’islam. Alors que ce qui s’exprime chez ceux qui ont voté oui, ce n’est pas le rejet de l’islam en tant que religion, c’est le refus du fondamentalisme, dont d’ailleurs les minarets ne sont pas plus les incarnations que les clochers ne le sont (ou ne l’ont été) des excès de la religion catholique.

    Force est de constater qu’au quotidien, en dehors des contacts directs où l’on se rencontre, se reconnaît (”l’arabe du coin”, les voisins, le magnifique et exotique mariage de la dame qui nettoie), ceux qui désamorcent les peurs, démontent les préjugés, la méfiance est persistante. Pourtant, la plupart de ces gens réclament leur belgitude.

    Passons au registre “efficacité” de la mesure, car la politique, c’est aussi cela. Tout comme l’interdiction du foulard à l’école, l’interdiction des minarets est, au mieux, une mesure totalement inutile.Si elle traduit le “ici, c’est chez nous et vous devez nous respecter”, elle n’empêche en aucune manière les dérives de l’islam intégriste de prospérer : mariages forcés, violences et autres, qui d’ailleurs sont déjà réprimés par le code pénal.

    En ce qui concerne enfin la riposte, on peut d’ailleurs se demander, à l’instar de mon collègue Dany Cohn Bendit, si les musulmans des Emirats ou d’ailleurs vont bouder les banques suisses après ce réferendum…

    Va-t-on en Suisse et ailleurs interdire l’argent qui vient des pays arabes, alors que depuis la crise, les pouvoirs publics et de nombreuses banques cherchent à attirer ces investissements en s’adaptant aux règles éthiques de la finance islamique (en simplifié : refus de la spéculation, liaison de tout investissement à un objet concret et matérialisable).

    Il faudrait, comme me le disait un de mes correspondants, un débat serein et démocratique sur le sujet. C’est vrai, car sans prendre la question à bras le corps, on la laisse aux mains de ceux qui, dans les deux sens, en exploitent grossièrement les ficelles.  Mais c’est tout sauf simple :

    - les débats télévisés du dimanche consacrés à cette question se sont terminés en quasi pugilat;

    - les auditions au Parlement : on en a déjà fait énormément et la lecture du rapport sur le Dialogue interculturel dans les années précédentes et de ce que sera le résultat des Assises de l’interculturalité fin 2010 constitueront une pièce de plus qui servira plus aux chercheurs, étudiants et historiens qu’aux citoyens dont l’on dit qu’ils sont en demande de débat sur cette question

    - les périodes électorales qui ne sont jamais loin les unes des autres, quel que soit le niveau d’élection, sont les moments les moins propices à la sérénité sur ces questions.

    Je pense quant à moi qu’à côté de tout le travail quotidien, pas spectaculaire mais si nécessaire pour favoriser, sans angélisme aucun, un contact direct de meilleure qualité à l’échelle des quartiers, c’est une question qui est plus large et qui ne concerne pas que la classe politique belge.

    Alors qu’il y aura bientôt 10 ans qu’ont eu lieu les attentats du 11 septembre, il faut espérer qu’au lieu de subir cette peur de perdre son identité, au lieu de s’entêter dans la recherche de l’identique, Islam et Occident  affrontent ensemble la peur de l’autre dont ils souffrent tous deux et qu’ils font subir à nos sociétés déjà malmenées par la peur de l’avenir.

    Mais quand j’ai dit cela…

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    août
    26

    Taxe carbone : une illusion d’optique ?

    Posté dans : édito par Isabelle Durant

    energie1

    Le débat sur la Taxe carbone en France est en passe d’aboutir, dit-on. Enfin, si l’on en croit la presse. Et pour cause, le sommet de Copenhague (en décembre 2009) approche et Nicolas aimerait s’y présenter en bon élève.

    Toutefois, le débat fait rage : «Il ne faut pas que l’écologie apparaisse comme un moyen de remplir les caisses de l’Etat», comme le dit la Secrétaire d’Etat à l’Ecologie  à Libération. Notons l’utilisation du mot “apparaisse” ! En l’occurence,  l’écologie peut remplir les caisses, mais cela ne doit pas se voir !

    Quelques rétroactes d’Outre-Quiévrain  : issue du Grenelle de l’environnement, la contribution climat énergie (CCE) nommée ainsi pour être moins rébarbative -mieux vaut contribuer que d’être imposé !-  c’est en fait une taxe dont le principe est qu’elle augmente le prix des énergies fossiles et joue ainsi le rôle d”incitant au changement de comportement pour les ménages et les entreprises.

    Une sorte d’écotaxe, en bonne et due forme. Une écotaxe comme celle qu’Ecolo a (justement) voulu (précocement et maladroitement, sans “acceptabilité sociale” de la mesure et dans un certain cafouillage politique en la liant à la réforme de l’état de l’époque) mettre en place  en 1991 pour sortir des emballages en PVC les plus polluants pour lesquels il existait une alternative non ou moins polluante.  Une écotaxe dont il est bon de rappeler qu’elle n’a jamais été mise en place en tant que telle. Une taxe qui nous est politiquement “facturée” par tous les partis traditionnels à toutes les occasions quand ils veulent gagner du terrain électoral sur les écologistes sur le mode “Ecolo, c’est les taxes”. Et hélas, ça marche !

    Soit, revenons en France.

    Depuis pas mal de temps, divers experts travaillent à l’opérationalisation d’une telle “contribution” : le prix par tonne de CO2, le montant de la taxe pour aboutir aux objectifs post Kyoto (pour les scientifiques du Giec, il faut qu’en 2030, la tonne de CO2 coûte 100 euros si on veut arriver en 2050 au niveau d’émission déterminé.  La commission présidée par Michel Rocard sur le sujet était arrivée à 32 euros par tonne en 2010, pour atteindre 100 euros en 2030.

    La Contribution Energie Climat postule qu’elle doit être suffisamment lourde pour changer les routines avec un ajustement radical sur de nouvelles pratiques. Quel va être son impact sur l’évolution des préférences individuelles et collectives et sur les arbitrages possibles que vont faire les ménages dans la structure de leurs dépenses, cela d’autant plus que l’effet élasticité prix-quantité d’une telle mesure sur des marchés éminemment spéculatifs est pour le moins imprévisible, voire imaginaire?

    En outre,  que restera-t-il d’ une telle intention, une fois que ce projet de taxe aura passé tous les filtres qui l’attendent.. Comme c’est le cas dans ce genre de décision, et avec toutes sortes de bonnes raisons, les parlementaires, les divers lobbys privés, les associations et groupe d’ intérêts sociaux, économiques et écologiques vont s’affronter. Le résultat pourrait bien être un niveau de taxation bien trop bas pour être efficace, avec toutes sortes d’exonérations à la carte, et in fine l’engloutissement du produit -trop faible- de la taxe dans le grand trou des déficits budgétaires.

    C”est cela qui se jouera dans le mois qui vient,  dans l’arbitrage présidentiel sur l’acceptabilité sociale et  politique  de la mesure.

    N’évacuons  pas cette “contribution” avant qu’elle n’ait vu le jour. Mais regardons ce qui devrait l’accompagner pour qu’il s’agisse vraiment d’une “contribution” des citoyens.

    Un intéressant papier dans “Les Echos” met en avant un certain nombre de propositions additionnelles intéressantes que je fais miennes (et cela d’autant plus que nous y travaillons très sérieusement dans l’alliance emploi-environnement dans les gouvernements régionaux qui viennent de se mettre en place) .

    Si par le prélèvement et la redistribution de cette “contribution” on vise à inciter des changements structurels dans les  logements (moins énergivores) et dans les transports (moins polluants),  il faut évidemment travailler activement à soutenir des normes très strictes pour les bâtiments nouveaux et pour l’isolation des anciens.

    Mais s’ajoute à cet indispensable stratégie des propositions plus concrètes encore pour vraiment faire CONTRIBUER les citoyen, pour lui  faire apparaître  sa consommation de ressources non renouvelables et les pollutions dont il est responsable. Une forme d’empreinte écologique, mais instantanée et qui offre une possibilité concrète de changement.  Pas une indication globale des émissions liées aux comportements, ni une ligne dans une facturation a posteriori, bien après la consommation concernée.  Non, un affichage immédiat.

    Par exemple sur le tableau de bord des voitures : aujourd’hui, la vitesse est indiquée “‘en gras”, alors que la consommation par km/h n’apparaît que dans certaines voitures, en petit et à la demande. Affichée en grand sur le tableau de bord, elle pourrait réellement occasionner une diminution de la vitesse, un conduite plus “soft” et moins consommatrice de carburant.

    Pourquoi les compteurs de gaz ou d’électricité sont-ils toujours placés dans caves ou dans les placards les plus inaccessibles. Pourquoi sont-ils illisibles pour le commun des mortels et donc relevés par des employés des société de distribution ? Si les compteurs étaient placés dans les cuisines ou dans les salles de bain, avec un clignotement quand on dépasse une certaine consommation, un affichage clair et simple,  cela aussi pourrait contribuer à faire éteindre les lumières,  à renoncer à l’utilisation du séchoir électrique quand c’est possible,  etc…En bref, c’est développer une maîtrise décentralisée de la consommation des ménages…

    Au moins aussi utile qu’une taxe carbone qui risque bien de ne pas se montrer à la hauteur des défis de Copenhague.

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    juil
    21

    sans-papiers-affiche

    Une « instruction » à la place d’une circulaire.

    Voilà bien quelque chose dont se fichent ceux qui occupent églises et autres lieux depuis des mois, dans la plus grande désespérance. Ce qu’ils attendaient, ce sont des actes, du concret, des réponses. Il va (on l’espère) y en avoir.

    Ouf !

    Ceux qui les soutiennent depuis si longtemps sont un peu plus circonspects sur le caractère temporaire de la mesure, regrettent comme nous qu’il n’y ait pas de commission indépendante permanente pour juger de la recevabilité des demandes… Mais après tant de tergiversations, on prend tout ce qui fait avancer les choses. Eux comme nous.

    Avant de voir ce que donnera cette “instruction” dans la pratique, ce n’est quand même pas inutile d’essayer de comprendre pourquoi et par qui les choses se sont soudainement débloquées.

    Paradoxe en effet : alors que les moindres prémices du début d’un accord se faisaient attendre depuis bientôt 2 ans sur la fameuse circulaire-critères dont s’étaient réjouis les négociateurs francophones de l’orange bleue, ce qui aurait du être fait depuis des mois devient aujourd’hui possible.

    Etonnant que depuis tous ces mois, personne n’ait jamais pensé qu’il fallait chercher une autre manière de faire que de se braquer pour obtenir un début de solution, même temporaire. La situation des personnes sans papiers, leur désespoir, l’injustice criante dont ils sont victimes depuis de si longs mois le justifiaient largement.

    Est-ce à dire que personne ne voulait de solution avant le scrutin régional du 7 juin ? Evidemment, personne ne voulait bouger et ce faisant, prendre le risque de perdre ou gagner électoralement.

    Pourtant, une solution comme celle qui a été trouvée, à savoir pas de circulaire mais des “instructions” pour régulariser via la procédure existante, on aurait pu y penser plus tôt. Elle ne coûtait guère politiquement à ceux qui faisaient de ce dossier un épouvantail et ne rapportait pas plus à ceux qui voulaient vraiment avancer sur le sujet.

    « Harro sur Turtelboom » aura été le slogan de tous ceux qui ont voulu faire croire que ce qui avait été arraché durant l’été 2007 sous la houlette de celui qui devient notre ministre des Affaires étrangères, était de l’unique ressort de la ministre en charge. Comme si un gouvernement, même aussi chaotique que celui que nous connaissons, pour ne pas dire subissons, au fédéral, fonctionnait exclusivement par l’addition du (non)travail des uns et des autres.

    Comme s’il n’y avait pas chaque mercredi un kern et chaque vendredi un conseil des ministres.

    Comme s’il n’y avait pas un rapport de force qui oblige à faire bouger l’un ou l’autre des partenaires quand on a la conviction qu’il faut faire avancer les choses.  Ou alors, le premier (le rapport de force) est archi mauvais et la seconde (la conviction) assez piètre…

    Il est vrai que la ministre elle-même s’est peu illustrée sur les matières dont elle avait la compétence. Mais on l’a laissée (ne pas) agir.

    Faudra-t-il en conclure que la défaite électorale du VLD, le retour d’un certain Guy Verhofstadt à titre intérimaire au Lambermont, dans les nuits de négociation comme il les aime, a réussi à sortir de l’ornière dans laquelle boudait chacun des partenaires ? Peut-être, et c’est le comble !!!

    L’échafaudage est complexe et sans doute pas sans rapport avec l’imbroglio dans lequel les partenaires fédéraux ont enfermé ce dossier : une Annemie Turtelboom  qui se voit à la fois désaissie et promue, un Melchior Wathelet qui  devra rendre des comptes de tous les côtés (au Premier Ministre Van Rompuy, au ministre du Budget Van Hengel qui lui a usurpé sa compétence budget, à sa Vice-Première et Présidente de parti qui pilotera à distance…

    Mais pour l’heure, on veut faire le pari que cela va fonctionner, en tous cas à court terme car l’attente, si elle était politiquement stupide  était surtout devenue humainement insoutenable.

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    juil
    14

    Strasbourg, jour 1

    Posté dans : édito par Isabelle Durant

    Alors que, Verts obligent, une bonne partie de notre délégation allait rejoindre le Parlement Européen depuis la gare de Strasbourg en vélo, j’ai pour ma part pris le tram : un tram silencieux, avec de bonnes fréquences, en site propre bien sûr et qui affiche sur ses larges portes un

    13072009014

    Comme quoi, même si écologiquement et financièrement, ces transhumances mensuelles sont une aberration, la ville de Strasbourg soigne l’accueil de ces quelques milliers de personnes, même quelques jours par mois, car elle en vit.

    Si j’ai fait faux bond à l’équipe, c’est aussi pour pouvoir préparer l’AG d’Ecolo de mercredi soir, qui devra donner son accord sur les participations régionales décidées à la Saint Olivier.

    A l’arrivée au PE, une courte cérémonie pour le lever du drapeau européen, en présence de tous les élus qui ont pesé  dans l’ordre protocolaire durant la législature écoulée.

    Et comme j’y retrouve mon prédécesseur Vice-Président, encore pour quelques heures, me voilà au premier rang

    13072009005 avec lui : l’occasion de faire connaissance avec quelques uns des fonctionnaires, vice-présidents sortants et candidats comme moi. Un drapeau hissé par des militaires de l’Eurocorps qui donnent les ordres en anglais (et oui…) et un choeur de jeunes qui, soutenu par un orchestre , nous interprètent l’hymne à la joie. Un peu d’émotion et de solennité avant de commencer, ça ne peut pas faire de tort.

    Demain, au même endroit, nous irons à la rencontre des agriculteurs européens qui continuent de mettre la pression sur les élus européens…L’ambiance sera moins feutrée, moins protocolaire. On y parlera marché du lait, soutien à la production, etc…mais heureusement, c’est cela aussi l’Europe.

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    juin
    20

    “Give my vote back”

    Posté dans : édito par Isabelle Durant

    A Téhéran, des milliers de personnes défient les interdictions de manifester pour marquer, aujourd’hui encore, leur opposition à un scrutin truqué, dans un climat qui tranche tellement avec celui qui a précédé l’élection. Les jeunes, les femmes, les étudiants, les universitaires, les syndicalistes, tous prennent des risques, malgré la censure médiatique. Comme l’explique Nasser à l’envoyée spéciale du Soir, “la protestation a créé une solidarité indédite. Ouvriers, chefs d’entreprise, féministes, femmes au foyer…Chaque jour, nous sommes de plus en plus nombreux à descendre dans les rues en respectant le silence et en faisant le “V” de la victoire…Nous voulons juste récupérer nos votes. C’est tout. ”

    200620091053

    Ici, un millier d’iraniens de Belgique et des pays voisins étaient massés cet après-midi devant l’ambassade d’Iran à Bruxelles, d’où ils se sont ensuite rendus vers le rond-point Schuman.

    Dignes, mais en colère, ils sont venus soutenir leurs compatriotes et demander “qu’on leur rende leur vote”.

    Sur un podium improvisé, les prises de parole se suivent. Pour ma part, au nom d’Ecolo et du Groupe des Verts au Parlement Européen, je demande qu’en Belgique, Karel De Gucht convoque l’ambassadeur, qu’il fasse savoir que la Belgique ne reconnait pas ses élections et le président Ahmaninejad et qu’il porte cette position auprès de ses collègues européens.

    On n’y est pas ! Coté belge et européen, la discrétion prévaut. Jusqu’ici, aucun chef d’Etat ou ministre de affaires étrangères européen n’a pris clairement position vis-à-vis d’élections dont tout porte à croire qu’elles ont fait l’objet de fraudes massives.

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    juin
    19

    Encore Barroso, a dit le Conseil !

    Posté dans : Non classé, édito par Isabelle Durant

    barroso

    L’Europe mérite mieux que Barroso !

    Dès le début de la campagne électorale européenne,  les Verts lançaient  la question qui aujourd’hui agite tout le landerneau européen : quid de José Manuel Barroso ?

    On a reçu pas mal de critiques à l’époque, considérant que c’était commencer la campagne par une mauvaise personnalisation à l’envers.  Poser la question de la (non)force, du (non)projet, de la (non)vision du président de la commission, qui a pour mission d’incarner le projet européen, c’est pourtant essentiel au regard des 5 dernières années où le  patron de la commission s’est plutôt comporté en notaire des grands pays.

    A la veille du sommet qui vient de se terminer, Dany Cohn Bendit lançait la campagne “Stop Barroso” mais au-delà, mettait en évidence l’importance de ne désigner le président qu’une fois que le traité de Lisbonne aura été ratifié, après le référendum irlandais.

    Au même moment, j’interrogeais au Sénat sur la position que prendrait la Belgique. Rassurant : elle ne dira rien !

    Sénat – Séance plénière du 18 juin 2009

    Extrait du compte rendu intégral (Annales 4-80)

    Isabelle Durant au premier ministre et au vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères sur «la position belge sur les modalités de désignation du président de la Commission européenne» (nº 4-822)

    M. le président. – M. Steven Vanackere, vice-premier ministre et ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles, répondra.

    Mme Isabelle Durant (Ecolo). – Je regrette que ni le premier ministre ni le ministre des Affaires étrangères ne soient venus au Sénat, alors qu’ils étaient présents à la Chambre.

    Ma question porte sur la réunion du Conseil européen d’aujourd’hui, lequel va devoir prendre position sur la nomination du président de la Commission européenne. Je ne parle pas du fond du problème mais de la forme : à quel moment le président de la Commission sera-t-il proposé et à quel moment le Parlement européen sera-t-il amené à ratifier sa candidature ?

    Il me paraît insensé que le Conseil européen décide dès aujourd’hui de proposer au Parlement européen la désignation de M. Barroso ou de tout autre candidat, appliquant ainsi les procédures prévues dans le traité de Nice. Il semble en effet que le traité de Lisbonne devrait être applicable dans quelques mois. C’est du moins ce que permettent d’espérer les signaux positifs émanant d’Irlande notamment. Il est beaucoup plus logique que la désignation du président de la Commission se fasse en même temps que le paquet de décisions à prendre en application du traité de Lisbonne. Ces décisions concernent notamment la désignation du haut représentant aux Affaires étrangères et des commissaires européens ainsi que les programmes de travail. Quel que soit le président de la Commission, c’est en effet sa déclaration gouvernementale qui importe.

    Je voudrais dès lors savoir quelle sera la position de la Belgique ce soir au Conseil européen. La Belgique défendra-t-elle une désignation immédiate du président de la Commission et une ratification par le Parlement européen le 14 juillet ou bien proposera-t-elle plus sagement que cette décision soit reportée en octobre après la ratification du traité de Lisbonne ? Je présume que cette question a été abordée lors de la réunion du Conseil des ministres et j’espère que MM. Van Rompuy et De Gucht adopteront une position claire et sage.

    M. Steven Vanackere, vice-premier ministre et ministre de la Fonction publique, des Entreprises publiques et des Réformes institutionnelles. – Je vous lis la réponse du premier ministre.

    La présentation d’un président de la Commission européenne est évidemment d’une grande importance. Sur la base des contacts que j’ai eus ces dernières semaines et ces derniers jours, je peux affirmer que la situation se caractérise par trois éléments. Le premier élément est que les vingt-sept États membres sont d’accord pour que la Présidence tchèque propose Jose Manuel Barroso comme président de la Commission européenne. Par conséquent, celui-ci bénéficie d’un soutien très large. Le deuxième élément est que les vingt-sept États membres souhaitent que le Parlement européen se prononce rapidement et ce, pour la nécessaire continuité du fonctionnement de la Commission européenne. Comme vous le savez, le Parlement nouvellement élu a prévu une importante séance le 15 juillet. C’est aussi la date qu’envisagent la plupart des chefs d’État et de gouvernement. Évidemment, c’est au Parlement de décider de la manière dont il s’organise et du moment où il se prononcera. Le troisième élément est que le Conseil européen conserve l’initiative de la présentation et que, s’il souhaite faire une présentation aujourd’hui ou demain, il le fera en application du traité de Nice.

    Mme Isabelle Durant (Ecolo). – Cette réponse ne dit évidemment rien sur l’intention politique du premier ministre. Indépendamment des compétences de M. Barroso, il me paraît préférable de prendre des décisions sur un paquet global, conformément au traité de Lisbonne. Si je comprends bien, la Belgique ne défendra une fois de plus aucune position au Conseil européen de ce soir et se contentera d’avancer des arguments techniques. Je regrette profondément que notre pays, qui assumera bientôt la Présidence de l’Union européenne, adopte une attitude aussi frileuse sur des matières aussi importantes pour l’avenir de l’Union et pour la future collaboration entre la Commission, le Parlement et le Conseil.Je peux déjà vous annoncer que la famille verte prendra quant à elle très clairement position au Parlement européen.

    Le sommet s’est donc terminé ce vendredi, sans d’ailleurs  qu’il n’apporte aucune réponse aux producteurs de lait venus faire entendre l’extrême difficulté qui est la leur.

    Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE y ont affirmé leur volonté de confirmer,d’ores et déjà, M. Barroso comme Président de la Commission en juillet et ce pour un second mandat. Mais ils risquent  de devoir affronter un véritable bras de fer avec les élus européens.

    Il est incompréhensible de choisir Barroso sur la base du Traité de Nice au mois de juillet , et de confirmer les autres membres de la Commission sur  la base du Traité de Lisbonne en automne . L’argument qui consiste à dire que la confirmation de Barroso pour un deuxième mandat doit être immédiate afin d’assurer la stabilité institutionnelle de l’UE ne tient pas la routeLa durée du mandat de M. Barroso court jusqu’à fin octobre, il reste donc assez de temps pour trouver une solution cohérente.

    Les écologistes rejettent un vote sur Barroso en juillet et défendront cette position. Il est plus que probable que les Socialistes, les Libéraux et la Gauche européenne partageront notre point de vue.

    Car nous voulons d’abord un débat détaillé sur le Président de la Commission, sur base d’un programme détaillé présenté par lui-même, qui doit alors être examiné par le Parlement européen au mois de septembre, de sorte qu’en octobre un vote sur le Président de la Commission puisse avoir lieu.La balle est dans le camp du Parlement. Nous ferons tout pour qu’il fasse usage de son pouvoir et se fasse respecter à l’entame de cette législature nouvelle.

    D’ici-là, envoyez des e-cards à partir du site http://www.stop-barroso.eu



     

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    juin
    19

    L’olivier et le cactus

    Posté dans : Non classé, édito par Isabelle Durant

    Une nouvelle fable ?  Plus de Lafontaine mais d’un auteur qui aurait choisi une allégorie plus végétale ?  Non. Il s’agit tout simplement d’un bon mot pour signifier la prudence mais aussi la détermination que nous aurons à porter le plus loin possible nos engagements de campagne dans cette négociation qui commence pour ce qu’on nomme un olivier.

    olivier

    Car on peut être solidaire, moderne et progressite tout en étant parfaitement  indépendant du PS. On peut être  porteur de changement et totalement autonome par rapport au MR.  On peut (en tous cas on veut) aller au bout de l’exercice qui consiste à faire un olivier  sans faire allégeance à qui que ce soit.

    Pour explique ce choix, rappelons-nous quand même, même et surtout 10 jours après ce dimanche d’élection :

    - que le CDH se tasse sensiblement en Wallonie et progresse à peine à Bruxelles,

    - que le sursaut de mobilisation de la “machine” PS les 10 derniers jours de campagne aura porté ses fruits suite à la stratégie du MR consistant à faire peur avec les taxes : celle-là aura contribué à pousser les indécis et fragiles qui auraient pu ne pas les choisir dans les bras du PS.  Dès lors, à l’inverse de ce qui était annoncé, en contradiction avec tous les sondages, le PS reste le premier parti aussi bien à la Région wallonne qu’à la Communauté française. Difficile de l’ignorer.

    - que le MR, même à Bruxelles, n’a pas été très flamboyant dans ses résultats.

    Alors, après avoir vérifié pendant les premiers jours de l’après scrutin, avec les 3 partis, quelles étaient les portes ouvertes ou entrouvertes par rapport à nos points de ralliement essentiels, nous avons fait un choix, celui d’entamer une négociation avec PS et CDH.

    Un choix de raison plus que coeur. Un choix lucide.

    La période difficile, budgétairement mais aussi et surtout pour tous ceux qui la fin du mois commence de plus en plus tôt en raison de la crise,  n’est pas sans rapport avec ce choix. La garantie d’un filet social, de la qualité des services au public,  qu’ils soient dispensés par les services publics régionaux ou ceux du secteur non marchand n’est pas non plus sans rapport avec ce choix de partenaires.

    Il y aura évidemment beaucoup à prouver, non par des mots mais par des textes, des projets déposés au Parlement en matière de gouvernance, lutte contre les cumuls et conflits d’intérêts, etc…Il est vrai que la présidente de l’aéroport de Charleroi et ses invités socialistes à Ténériffe, les amis (escrocs?) de Mr Happart et autres ne donnent guère de crédibilité aux ouvertures affirmées. Mais tous ces faits rendent plus nécessaire encore d’avancer vite et fort sur ces sujets. Certains pensent et vous peut-être, que cette tentative est vaine, vouée à l’échec voire est une trahison des engagements de campagne ?

    Notre engagement à négocier, c’est un engagement à négocier, une obligation de moyens, pas de résultat.
    C’est pour cela que notre conseil de fédération a voté à 87%. Ce n’était pas 87% de soutien pour le PS ! Mais 87% de soutien à la direction et aux négociateurs pour que l’Olivier ne devienne pas un Cactus.

    cactus

    A suivre…

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    mai
    3

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    Rejoignez-nous ou suivez-nous en direct sur le site www.ecolo.be (si tout va bien, c’est la première fois…) 
    L’heure n’est pas à l’envoi de qualificatifs idéologiques pour nommer la crise, mais aux propositions concrètes et chiffrées, associant ceux qui créent les emplois et ceux qui défendent leur qualité pour ceux qui les occupent.

    Tout cela pendant que notre ancien Premier, tête de liste Européenne, nous sort son dernier livre sur la sortie de crise à l’échelle européenne…Je suis certaine qu’il y aura du “green deal” dans ses priorités…
    Voyez le programme de cette matinée sur www.ecolo.be
    Une matinée bien remplie, une salle bondée, du studieux et du chaleureux, du responsable. Des témoignages intéressants de PME, d’acteurs de l’économie sociale, de candidats bruxellois et wallons.
    Un Pierre Radane particulièrement brillant et motivant.

    Allez voir cela sur le site d’Ecolo.

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