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    août
    31

    …mais ce sera sans doute moins le cas aujourd’hui à Washington, pour les premières
    rencontres Netanjahou/ Abbas, à l’invitation du président Obama et en présence du président Egyptien et du roi de Jordanie. Un peu plus affaiblie encore par un attentat qui aura tué 4 personnes et revendiqué par la branche armée du Hamas. Inacceptable, même si l’espoir de  résultats de cette négociation était quasi nul de tous les côtés.

    A Borzée, vendredi 27 août dernier, nous organisions une conférence ayant pour thème

    Dialogue pour une paix juste entre Israël et la Palestine, avec Leila Shahid et Nurit Peled

    Pourquoi avoir décidé dans ces Rencontres d’Eté de consacrer une des grandes conférences à ce dialogue si difficile et douloureux ? Ce serait plutôt le contraire qui aurait été interpellant. La construction d’une paix juste est un objectif soutenu par tous les Verts Européens. Nous sommes tous concernés par ce contentieux qui nourrit, ici et là-bas, tous les extrémismes.

    L’arrivé d’Obama à la présidence des USA a constitué pour tous les tenants de la paix un formidable espoir. Ses marges de manoeuvre étaient pourtant étroites, et nous le savions. Elles le sont toujours, surtout à la veille de l’élection de mi-mandat. Deux ans plus tard, notre déception est donc à la hauteur des espoirs engrangés. Certes, en cette période de remontée de l’antisémitisme et de l’islamophobie, nous avons tous apprécié la prise de position courageuse d’Obama, au nom du droit, en soutien à la construction d’un centre de culture et de religion musulmane dans le quartier de Ground Zero. Mais cela ne suffira pas.

    Les USA n’ont que mollement condamné l’assaut du Mavi Marmara qui en mai dernier a coûté la vie à 9 personnes turques, et à propos duquel on n’est pas vraiment dans le scénario d’une enquête internationale, mais plutôt dans la multiplication des enquêtes partielles et partiales, et cela alors que l’assaut a été donné dans les eaux internationales.

    Côté européen, on a certes été un peu plus clair, et le fait que Mme Ashton, la Haute Représentante aux Affaires Etrangères de l’UE se soit rendue deux fois à Gaza depuis son entrée en fonction n’est pas anodin. Mais l’UE reste divisée, non sur la volonté de construire la paix -, mais sur les moyens pour y arriver, les sanctions à appliquer, les signaux à donner.

    Le Parlement Européen a été un petit peu plus loin en envoyant à Gaza une mission des commissions Developpement et Budget. Approche intéressante car les parlementaires qui se sont rendus sur place, qui ont pu constater l’absence de recontruction, la non utilisation des fonds européens consacrés à cet effet par défaut d’entrée du matériel, et plus généralement l’étau autour de la population de Gaza, ce ne sont pas les parlementaires “habituels” de la commission des affaires étrangères, aux positions archi-connues.  C’est un pas intéressant.

    Les Verts sont particulièrement engagés au PE sur cette question de la paix au Proche Orient. Et même s’il y a parfois quelques nuances entre nous, sur les 4 grands groupes politiques du PE, c’est le plus clair, le plus cohérent.

    Toujours dans cette volonté de sortir des catégories, d’être ouverts à toutes les expressions en faveur de la paix, Dany Cohn Bendit en tant que co-président de notre groupe, et moi-même en tant que vice-présidente du PE, nous avons invité et parrainé le démarrage de J’Call, en présence de pas mal de personnalités européennes et israéliennes. Il s’agit d’un appel à la raison lancé par des citoyens européens juifs, à la diaspora israélienne d’Europe. Il dénonce entre autres l’occupation et les implantations qui non seulement constituent une faute politique et morale, mais délégitime et fragilise Israël en tant qu’Etat juif démocratique. Ce faisant, il réduit un plus encore la possibilité de créer un Etat palestinien souverain et viable.

    C’est vrai, cet appel est à certains égards constestable…et constesté. Mais il a le mérite de faire bouger les lignes, et ce n’est pas rien.

    Ce qui se passe là-bas, à Gaza, en Cisjordanie,  à Jérusalem Est n’est pas sans rapport avec ce qui se passe ici, en Europe, en Belgique, à Schaerbeek, Molenbeek ou Anvers…ou ailleurs dans le monde. On peut discuter sans fin sur “l’importation du conflit”. Mais une chose est évidente : plus encore que ce qui se passe en Afghanistan, ce qui se vit sur cette bande de terre a des retentissements évidents, et c’est normal. Cet interminable conflit est au coeur des questions du monde contemporain.

    Le fait que la Turquie ait accueilli cet été des milliers de touristes en provenance du Moyen Orient qui se disent ” chez eux” dans la Turquie d’Erdogan n’est pas sans importance. La Turquie d’Erdogan qui se lasse des tergiversations européennes pour son adhésion. Nous ne mesurons peut-être pas encore l’importance de ce nouveau positionnement turc, non seulement à l’échelle du monde mais aussi à l’échelle de ce qui se vit entre les communautés juives et arables aux 4 coins du monde.

    Pour discuter de tout cela, nous avions invité deux femmes, deux militantes de la paix, dont les engagements sont clairs et sans faille.  Deux femmes parce que nous pensions et pensons toujours que c’est peut-être l’heure des femmes.

    L’une d’elle c’est Nurit Peled, citoyenne israélienne et professeur en sciences de l’éducation à l’université de Jérusalem. Concernée dans sa chair puisqu’elle a perdu sa fille de 14 ans dans un attentat commis par un palestinien, elle continue pourtant inlassablement à oeuvrer pour la paix, comme son père, ex-général de l’armée israélienne qui s’est dressé contre l’occupation.  Elle est l’une des chevilles ouvrières du Tribunal Russel.

    La seconde, c’est Leila Shahid, déléguée de la Palestine auprès de la Belgique et de l’UE. Elle dit qu’elle est une ‘ambassadrice pas comme les autres’. C’est bien vrai. Elle est bien plus qu’une simple porte-parole.

    Pendant une heure et demi, ces deux femmes ont fait bouger les lignes. Elles nous ont fait dépasser la logique des camps, palestinien contre israélien. Elles ont plaidé pour le soutien toutes ces initiatives nouvelles,  ces groupes mixtes, palestiniens et israéliens, indépendants des partis politiques qui réseautent par internet et pas sms, un peu comme les jeunes opposants iraniens. Elles nous parlent de la responsabilité des mères, celles qui ont oublié leur rôle et qui ont transformé leur utérus en trésor national.

    Elles nous rappellent que ce conflit est l’affaire du monde entier, de l’Europe, du monde arabe. Et ce n’est pas une “négociation directe” entre Netanyaou etAbbas (celle qui s’annonce pour les prochains jours, sous les auspices de Barack Obama, en présence du roi de Jordanie) qui apportera la solution.  Toute la communauté internationale doit assumer sa responsabilité. Car tant que celle-ci ne bougera pas, malgré 45 ans d’occupation (la plus longue occupation de l’histoire) cessera d’accepter que toutes les résolutions adoptées soient inappliquées et bafouées, tant qu’elle considérera Israël comme “un enfant gâté”, il n’y aucune raison que les dirigeants israéliens changent leur point de vue ou leur stratégie. La situation d’aujourd’hui, c’est aussi la faute du monde, pas seulement ces protagonistes.

    Nurit Peled aura des mots très durs sur “le mur mental qui grandit dans les têtes israéliennes, paniquées, endoctrinées”. Elle parlera aussi des manuels scolaires, de l’éducation raciste qui est donnée aux enfants israéliens. Elle en parle, assume ses propos et jouit d’une grande liberté d’expression. Mais comme elle le dira, d’une liberté d’expression, caractéristique d’une démocratie israélienne…réservée aux juifs.

    Toutes deux conclueront en disant que dans les deux camps, les citoyens israéliens et palestiniens, veulent la pais. Mais tous perdent confiance sur les moyens pour y arriver. Et chaque négociation directe qui échoue affaiblit les tenants de la négociation…

    On ne fera pas tout le tour de la question. Ce n’était pas le but.

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    août
    13

    Une rue de Brabant endolorie…

    Posté dans : Schaerbeek par Isabelle Durant

    13082010104Je suis allée faire un tour et rencontrer commerçants, riverains,  propriétaires et locataires des maisons sinistrées, voisins de la rue de Brabant où lundi matin à l’aube, un magasin était incendié volontairement entraînant la démolition de tout l’angle de la rue de Brabant/Quatrecht.

    La rue retrouve tout doucement ses marques. Elle est rouverte, les commerces fonctionnent à peu près tous. La vie normale reprend ses droits. Pourtant on a manifestement frôlé le drame de la rue St Léonard à Liège. Mais ici, par miracle, aucune victime et des bonbonnes de gaz qui n’ont pas explosé. Mais  ici  il s’agit d’un acte criminel, ce qui risque de ternir la réputation d’une rue déjà mal comprise et mal aimée,  et de ceux qui y travaillent parfois depuis plus de 30 ans.

    D’abord, de l’avis unanime, les pompiers, tous  les services communaux, la police, ont été parfaitement à la hauteur. Nous sommes vendredi, soit 4 jours après le sinistre, et cet après-midi, on rétablissait complètement la  circulation (mais à sens unique dans la rue de Brabant). Les grues doivent encore déblayer les derniers gravats et les  dernières vérifications de stabilité doivent encore avoir lieu pour permettre aux voisins de réintégrer leur magasin et leur maison.

    Les récits du boucher d’en face donnent froid dans le dos : il a tout vu, suivi, filmé. Une chaleur terrible, heureusement une fumée et des cendres qui se sont propagées en hauteur et pas vers les commerces d’en face. Le locataire du magasin voisin de celui qui a brûlé bénit le ciel : ses parents qui habitent à l’étage étaient en vacances au Maroc. Mais s’il est parfaitement satisfait de la disponibilité des services, il se demande quoi pour la suite : l’installation de sa marchandise pour la rentrée, les pertes subies, les assurances…

    13082010105

    Mais à côté de cet échange d’info, de façon cordiale et confiante,  avec les personnes concernées, mais aussi avec le Commissaire Michaux présent sur place (bientôt un KOBAN, petit commissariat de quartier, sera installé place Liedts)  avec le service propreté et son responsable (qui voudrait vraiment que sur le site, on installe une antenne propreté pour mieux gérer la propreté de cette rue hyper-commerçante),  je n’ai pas manqué d’être interpellée sur des questions plus générales qui concernent cette artère bien particulière : la sécurité, les mendiants, la prostitution voisine, la propreté, le trafic et les places de parking. Ces questions-là sont récurrentes. Les plaintes sont nombreuses.

    Cette interpellation animée mais cordiale, avec quelques commerçants au début de la rue, près de la place Liedts, qui eux n’ont pas été pénalisés par l’incendie s’est transformée en petit débat, entre les gens entre eux. En ces premiers jours de Ramadan, la sensibilité est plus grande. Un homme musulman s’emporte un peu et veut instaurer la loi islamique : condamnation de la prostitution et “nettoyage” de la rue d’Aerschot pour ne plus infliger cette proximité aux habitants, musulmans ou non, avec tout ce que cela génère comme problème la nuit du côté des clients (tapage, saleté, insécurité). . On s’explique. Je lui explique. Les lois belges ne prévoient pas l’éradication de la prostitution mais seulement de la traite des êtres humains. Un autre le contredit : ce n’est pas une question de religion, mais une question que les pouvoirs publics doivent traiter. Un autre encore qui lui même a fait de la prison quand il était plus jeune pour des histoires de vol dit-il, demande plus de fermeté.

    En les écoutant discuter entre eux, je pensais aux arguments à géométrie variable :  ce sont les mêmes donneurs de leçon qui revendiquent avec force l’interdiction du foulard car il signifierait systématiquement  la soumission des femmes en arguant du fait qu’il est impossible de vérifier le libre choix des jeunes femmes de le porter…ce sont ces mêmes qui défendent le soit-disant choix des femmes de pratiquer la prostitution.  Comme si dans ce cas, on ne devait pas se poser la même question du choix, des  motivations, pressions ou histoires de vie souvent douloureuses qui mènent à la prostitution.  Et là, faute de vouloir ou de pouvoir vérifier ce choix,  ils aboutissent à la conclusion contraire : alors que pour le voile, il prônent l’interdiction, pour la prostitution, ils plaident non l’abolition mais le droit pour les femmes qui le veulent de pratiquer et d’offrir un service du sexe…

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    avr
    22

    La Maison des femmes, une promesse

    Posté dans : Communiqués, Schaerbeek par Isabelle Durant

    220420101689

    On en parlait depuis des années : elle est aujourd’hui inaugurée. La maison des femmes de Schaerbeek, en plein coeur de la commune, rue Josaphat, avait des airs  de fête et  faisait ce soir le plein de amies et amis, associations de toutes sortes, habitants et voisins.

    Il manquait juste l’échevine Hemamou, retenue en Asie pour cause des suites du fameux nuage…

    Un plaisir de voir tout ce petit monde, de tous âges, dans la bonne humeur et en musique avec une chouette chorale (de femmes), LES ANAKROUZE (pour info, elles seront à l’Espace Magh ce samedi 24 avril à 20h30)

    220420101687220420101688

    Le projet est encore à construire : la maison des femmes sera avant tout une chambre d’échos, un point de rencontre, un lieu d’activités, de parole, de ressourcement.

    On n’en a pas parlé, mais la démission du gouvernement était dans toutes les têtes, en filigrane des mois d’accueil prononcés.  Les sentiments oscillaient entre colère et incompréhension et en tous cas celui d’un grand gâchis !

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    mar
    19

    Enregistrement réalisé par les services de la RTBF dans le cadre des émissions concédées au partis politiques et diffusée le jeudi 18 mars 2010 sur la Première, à 20h.

    Vous avez besoin de mettre ‡ jour votre lecteur Flash
    Non, tant pis, on se passera de ce lecteur Flash….

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    mar
    2
    ferage
    Après les stupides et injurieux qualificatifs lancés la semaine dernière à la figure d’Herman Van Rompuy et de la Belgique par le député europhobe britannique Nigel Farage, il est bon de faire un petit retour en arrière pour savoir qui est celui qui les a proféré. Et qui perdra une partie de son indemnité parlementaire pour n’avoir pas accepté de s’excuser.

    “Si j’ai des excuses à présenter, elles sont destinées aux employés de banque. Si j’en ai blessé certains je suis vraiment désolé”, a-t-il ajouté (rappelons-nous qu’il avait aussi comparé l’apparence de Mr Van Rompuy avec celle…d’un employé de banque).
    Ces propos ne sont pas sans rapport avec le fonds de commerce de ce parti (son programme vise une sortie du Royaume Uni de l’UE)  et l’approche des élections au Royaume Uni que les conservateurs devraient emporter haut la main.
    Il appartient au groupe ECR (Conservateurs et réformistes européens), un nouveau groupe de 55 députés (comme les Verts/ALE…)  au Parlement Européen depuis les dernières élections. Mais contrairement aux Verts, c’est un groupe  assez  fragile, non seulement parce qu’il n’a que huit nationalités représentées (une de plus que le seuil minimal requis), mais parce qu’en dehors de l’euroscepticisme pour ne pas dire l’europhobie, peu de choses unissent ses membres.
    Ce groupe est né de la  décision du dirigeant de l’opposition britannique, David Cameron de retirer les eurodéputés Tories du Parti populaire européen (le PPE, le parti où siègent les CDV Jean-Luc Dehaene ou la CDH Anne Delvaux, mais aussi Rachida Dati qui s’ennuye ou les amis de Berlusconi) où ils siégeaient lors de la précédente législature pour former un nouveau groupe, les Européens conservateurs et réformateurs (ECR).
    Les britanniques au sein de ce groupe ont planté  un drapeau…britannique sur chacun de leurs pupitres dans l’hémicycle…européen.
    Ils constituent parfois pour nous une désagréable compagnie (de vote s’entend) par exemple quand ils s’opposent comme nous à la désignation de la Commission Barroso, mais évidemment pour de toutes autres raisons que nous.
    Ils surfent sur la (pas très bonne) relation que les britanniques entretiennent avec l’UE, un fonds de commerce qui fonctionne bien en ces temps de repli, de frilosité, surtout dans un pays qui se comporte plus souvent comme le 51è Etat des USA que comme 2 des 27 pays membres de l’UE…
    Ils constituent donc, pour comparaison avec ce que nous connaissons en Belgique, un mixte entre la liste De Decker, la NVA,  et le Vlaams Belang…
    Des gens qui font du tort à la politique, à la démocratie, à l’Europe…

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    fév
    25

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    L’actualité n’est jamais en reste. Après les images de wagons enchevêtrés dans la grisaille, c’est un autre drame, social celui-là, qui fait les manchettes.  On savait et c’était perceptible quand on passait la porte d’un Carrefour : ces magasins ne marchaient pas bien. Mais de là à annoncer brutalement la suppression de plus de 1500 emplois, il y a de la marge. Surtout quand on a bénéficié ces dernières années, via les intérêts notionnels et les centres de coordination,  de très solides  soutien publics (ce que Joelle Milquet appelle un “régime fiscal”).

    Jusqu’il y a quelques jours, c’est la tragédie de Buizingen qui faisait la une.  Elle a tué près de chez moi. Le frère et le père d’un jeune qui est au Conservatoire avec mon fils,  la coordinatrice de la salle de presse du Parlement Européen qui était assise en face de moi dans le TGV pour aller à Strasbourg le mois dernier. Et les autres, ceux dont on a parlé et ceux dont on n’a rien dit, les miraculés qui étaient sur les plateaux de télé dimanche dernier…tous les cheminots, les rescapés de Pécrot qui revivent le cauchemar.

    Comme je l’ai dit aux journalistes du Soir hier, au delà de ce drame, c’est tout un système qui montre ses limites. C’est une entreprise qui revient de loin, mais qui est au milieu du gué. J’ai eu une expression qui a peut-être pu être mal comprise. Je parlais des “ploucs”, ceux qui trempent leurs tartines dans leur café”. Je voulais par là mettre en lumière le mépris que la SNCB a manifesté à ses usagers dans les années 80. Et certainement pas les milliers de voyageurs, navetteurs, cheminots.

    Des années pendant lesquelles, à cause de cette vision et du culte et du tout à la voiture, on a désinvesti dans le rail, fermé des gares, des lignes, refusé d’investir et même d’entretenir du matériel roulant. Le rail d’aujourd’hui en paye toujours les conséquences. Surtout que ces années-là ont été suivies d’années de folles stratégies : l’une, très utile, qui a permis la réalisation du TGV. L’autre, qui a coûté très très  très cher (un peu moins d’1,5 milliard de FB)  à la SNCB et à l’Etat belge : l’achat de société de transport de marchandises par route sous la houlette d’Etienne Schouppe, soutenu par Michel Daerden et une bonne partie de la classe politique de l’époque.

    Les années 2000 ont été celles du réinvestissement dans l’infrastructure, la sécurité, le matériel roulant. Les années du moratoire sur la fermeture des gares et des lignes.  et de l’investissement mais aussi de l’accident de Pécrot.  On en reparlera bien sûr, et moi la première si j’y suis invitée,  dans la commission spéciale que la Chambre met en place ce soir.

    Il faut que cette tragédie soit utile, qu’elle serve. Pour faire le point sur la sécurité, les retards d’équipement, mais aussi sur les procédures, le management, l’organisation de l’entreprise, la souffrance des cheminots, leur formation de base et continuée.

    Elle ne peut donner lieu à des règlements de comptes, une guerre des chefs (c’est déjà assez compliqué comme ça de faire fonctionner une entreprise de 37.000 personnes avec 3 patrons au lieu d’un), à des jeux politiques sur la ministre de tutelle ou sur les directeurs.

    Comme nous en avons parlé ce matin en séance plénière du Parlement Européen,  il ne peut être questions de chercher les responsabilités où elles ne sont pas. Ce n’est pas à cause de l’Europe que l’accident à eu  lieu. Et singulièrement l’accident de lundi dernier, se passait sur une infrastructure publique, avec du matériel roulant public et des cheminots employés de la SNCB, entreprise publique.

    Rien à voir donc avec la libéralisation du fret ferroviaire qu’il faudra par ailleurs évaluer : la discussion commence en commission transport au PE.  Petite digression : je vous conseille un détour par le blog d’André Flahaut : lui qui ne s’est guère intéressé à ces questions dans le passé, il s’adonne à une condamnation en règle de l’Europe sur un ton assez indécent quand on sait par qui ont été prises les décisions ces dernières années au chemin de fer, à la poste,…Soit.

    Car en matière ferroviaire, ce n’est pas de moins d’Europe dont on a besoin mais de plus d’Europe. Je l’ai dit ce matin au Commissaire Kallas : tous les citoyens européens doivent avoir droit aux mêmes standards de sécurité. Autrement dit, il faut que la Commission soit plus exigeante, fixe des dates butoir pour équiper les réseaux ferroviaires d’un système de freinage automatique assistant la conduite identique et compatible entre les pays et les réseaux. Il faut que l’Agence ferroviaire européenne soit plus stricte et prenne elle-même en charge l’homologation des matériels pour mettre fin aux hésitations des compagnies nationales.

    Par contre, ce qui est sûr, c’est que le métier de cheminot et de conducteur  a changé, que la pression et les conditions de travail des conducteurs ont changé, ont évolué, dans un réseau ferroviaire très chargé, avec une pression à la ponctualité.

    Ce qui est sûr, c’est qu’il y a faire pour garantir un rail sûr, convivial, qui récupère des parts de marché sur les autres modes, qui soigne ses usagers et rend à son personnel fierté et passion.

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    fév
    4

    schaerbeek-maison-communale

    Le budget, c’est une projection des recettes et dépenses prévisibles, attendues, voulues. On l’ajuste en cours d’année.Il comprend les dépenses incontournables mais aussi le budget extraordinaire d’investissement.
    Il est passé sous les fourches caudines de la tutelle régionale et du plan d’assainissement.

    Celui de la commune autant que celui du CPAS sont courageux. Ils ont été minutieusement préparés par l’administration, arbitrés par les échevins et la présidente du CPAS. Malgré la baisse de certaines recettes, (la crise dont les effets se font sentir aussi sur les budgets publics, certains dividendes moins importants), malgré l’augmentation croissante des demandes d’aide au CPAS, les deux institutions assurent le service aux citoyens. On poursuit les projets de rénovation (en vue dans les contrats de quartier), le plan climat et la réduction de l’empreinte écologique des bâtiments communaux, la création de logements, le plan de mobilité et les aménagements de zones 30, la création en veux de 2 écoles dont une école neerlandophone et 5 crèches.

    Evidemment tout n’aboutira pas, il y aura des embûches, mais ces projets sont planifiés et c’est indispensable, autant pour les schaerbeekois d’aujourd’hui que pour ceux qui habiteront la commune dans l’avenir, vu le boom démographique annoncé.

    Les recettes prévues devront, comme toujours, être surveillées, c’est sûr, mais tout ce que j’ai entendu hier soir dans la bouche de l’opposition, et en particulier de la part des socialistes,   est totalement incompréhensible voire indécent. Leurs amendements, mal fichus et sans nuances, les ont amenés à ne même pas voter sur leur propre texte !!!

    D’après Eddy Courthéoux,  le revenu de la taxation sur les antennes relais serait incertaine. C’est sûr, ce sera une bataille. Mais c’est normal de la faire, c’est normal que ces opérateurs qui font de plantureux bénéfices  (vu par ailleurs les nuisances que cela impose) contribuent au budget communal. Et alors, est-ce une raison pour laisser croire qu’il ne faudrait pas les taxer ? Ou qu’il ne faudrait pas annoncer notre intention en inscrivant un montant au budget ?
    Idem pour le CPAS.  Alors que les chiffres sont donnés d’emblée par la Présidente, et ils ne sont pas bons puisque la précarisation et le nombre de demandes augmentent, Mr Courthéoux au nom des socialistes laisse entendre qu’on ne récupère pas assez d’argent auprès des particuliers, qu’on serait trop généreux, qu’il y  aurait de la fraude, et cela sans avancer aucune preuve concrète, aucun élément probant …

    Soyons raisonnables : c’est comme si l’augmentation  des dépenses en matière de chômage  à Bruxelles était attribuée à de la fraude sociale dont serait responsable son directeur général…le même Eddy Courthéoux.

    Scandaleux. Franchement hier soir, j’étais fière de ne pas être socialiste schaerbeekoise.

    Quelques flèches du CDH Mohamed El Arnouki fusent aussi : le CPAS serait trop “mister cash”. Alors que dans la même intervention, il met en évidence la diversité des actions et programmes tel l’accompagnement logement, la médiation de dettes, l’insertion socio-professionnelle, etc…

    Les réponses de l’échevin des finances et de Dominique Decoux, la présidente du CPAS, seront posées, sans arrogance. Ils pointeront comme ils l’avaient fait dans leur présentation des grandes tendances, les forces et faiblesses, répondront aux remarques et aux questions.

    Nous voterons également une contribution communale, certes modeste, pour Haïti.

    Le conseil aura duré près de 6 heures…et franchement,  le festival de mauvaise foi était assez peu convaincant. Qu’il faille se distinguer, pointer un certain nombre de problèmes, dénoncer l’une ou l’autre décision, cela va de soi quand on est l’opposition. C’est utile pour la démocratie et cela annonce ce sur quoi l’opposition exercera son contrôle durant l’année.  Nous le faisons au fédéral, chaque semaine en plénière et en commission.  Mais un peu de crédibilité ne fait pas de tort

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    jan
    14

    C’est parti pour 26 auditions des commissaires européens, jusqu’ici seulement choisis par le Président de la Commission, Mr Barroso, et qui doivent recevoir collectivement le feu vert des parlementaires.

    J’ai pour ma part participé à l’interrogation du premier candidat commissaire en début de semaine, le candidat au budget, Mr Lewandowski, en parallèle de Mme Ashton, la représentante aux affaires étrangères.

    L’exercice est particulier : étant choisi par Mr Barroso, lui-même disposant d’une majorité au Parlement, chacun des candidat doit ménager cette même majorité. Ils ne prendront pas (peu) de risques, répondront de façon “équilibrée” et ne dévoileront qu’assez exceptionnellement des  convictions propres.

    auditions

    C’était le cas hier Mme Asthon, dont l’audition, sans être vraiment problématique,  a été jugée peu convaincante. C’était aussi le cas pour le commissaire au Budget : techniquement très au point, donc compétent (il a été président de la commission du budget du PE dans le passé),  il est resté assez vague sur des questions centrales comme le financement de la politique agricole commune dans l’avenir, le financement de l’Union elle-même (pas très clair sur les contributions futures des Etats membres). Il n’a pas non plus fait montre d’une vision forte sur les politiques budgétaires de l’Union. Il a pointé la faiblesse des ressources de l’UE, mais sans s’engager clairement sur les taxes et/ou contributions des Etats membres. Il a parlé de la nécessité d’une orientation -clé pour le budget et le financement, mais soutient le fait que la stratégie 2020 de l’Union sera “emballée” dès la fin juin.

    La grande question restée sans réponse : sera-t-il un commissaire au budget, à l’image d’un ministre du Budget dans un gouvernement national (j’ai quant à moi de fameux souvenirs de la place et du poids de Johan Vande Lanotte dans le gouvernement arc-en-ciel), qui donne des impulsions et des directions, ou celui qui suit et exécute ce qui découle du consensus entre 27 commissaires… A ce stade, je crains que ce soit la deuxième formule.

    Ce matin, c’est au tour de Karle De Gucht, une personnalité plus affirmée…Il ne prendra guère plus de risques, si ce n’est sur la taxe aux frontières qui pourrait être appliquée en cas de non accord persistant à l’échelle mondiale sur les questions de CO2.

    Ce lundi s’est terminé par la traditionnelle remise du prix (par Vlan et La Capitale) du prix du Bruxellois de l’année.

    bruxellois-annee-vlan
    De belles récompenses et une certaine surprise. Commençons par là : c’est Olivier Maingain qui a été choisi dans la catégorie politique . Assez étonnant tout de même pour celui qui est l’ardent défenseur des francophones de la périphérie dont il n’est pas sûr que tous dans son parti, s’ils demandent l’élargissement de Bruxelles, souhaitent le régime fiscal bruxellois, moins avantageux (et pour cause, à côté des richesses que génère une grande ville, il faut aussi corriger par des politiques qui coûtent, les nombreuses inégalités)…

    Dans la catégorie sociale, c’est le patron de l’Hotel Mozart, près de la Grand place, qui a l’a emporté, pour la générosité dont il fait preuve depuis plusieurs années en accueillant gratuitement dans son hotel par grand froid en ces mois de janvier et février, les sans abris. “Mozart lui-même a fini sans abri”, a-t-il dit en conclusion des remerciements pour ce prix.

    Les belles initiatives que sont le Musée Magritte et les nouvelles Galeries Anspach l’ont également emporté dans leurs catégories respectives.
    Bravo aussi à tous les autres nominés et lauréats.

    Les auditions se poursuivront et révéleront la très mauvaise candidate bulgare, Mme Jeleva, dont il semble bien qu’elle sera “le vilain canard” de l’équipe et se verra sans doute remplacée avant même qu’il n’y ait vote sur l’ensemble. Avec aussi l’assez  bon candidat Michel Barnier. Mais aussi quelques auditions qui sans être spectaculairement mauvaises, sont assez faibles au vu des enjeux de relance économique.

    La prestation du commissaire au transport, Mr Sim Kallas, fut plutôt désastreuse sur le terrain du contenu : il ne connait pas grand chose au transport, est resté on ne plus vague hormis son credo dans la libéralisation comme un bienfait indispensable…

    On croise les doigts pour celle du roumain, Mr Ciolos, commissaire à l’agriculture et dont les propos et le profil donnent quelque espoir au monde agricole, et qui devrait remplacer Mme Fisher Boel. Cette dernière aura marqué la dernière commission par son obstination pour une politique agricole obéissant aux règles de marché le moins régulé possible…


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    nov
    28

    Fête de l’Aïd : belle fête à tous

    Posté dans : Schaerbeek par Isabelle Durant

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    L’équipe du service Prévention était comme chaque année au rendez-vous,  au garage communal à côté du Neptunium, pour assurer dans les meilleures conditions, l’environnement de  l’abattage de quelques 300 moutons.

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    Accueil, thé à la menthe, chaufferette dans la tente berbère  pour assurer dans la convivialité, l’attente et la file.
    Malgré un peu de retard, tout s’est bien passé.

    Bonne fête de l’Aït à tous ceux qui la fêtent.

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    nov
    16

    Euractiv fête ses 10 ans

    Posté dans : AU PARLEMENT EUROPÉEN, Schaerbeek par Isabelle Durant

    Vous connaissez Euractiv ? Un site, un réseau, une source d’information indépendante sur les questions européennes.

    Après 10 années de diffusion et de reseautage, l’anniversaire d’Euractiv a été l’occasion de remise d’awards à des personnalités (Jerzy Buzek, président du PE, Guy Verhofstadt, comme européen convaincu), à des actions et projets tels Arte Europe, la carte interrail, pass à bas prix encourageant les voyages en train à travers l’Europe, et quelques autres encore (voir sur le site http://www.euractiv.com/fr/HomePage)
    Le débat de cette soirée anniversaire était consacré à la nécessaire décentralisation de la discussion européenne. La faire sortir des cénacles consacrés, la “traduire” dans les médias locaux, la mettre à portée des citoyens près de chez eux.

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    Bravo au réseau Euractiv pour leur travail !

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