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    mar
    2
    ferage
    Après les stupides et injurieux qualificatifs lancés la semaine dernière à la figure d’Herman Van Rompuy et de la Belgique par le député europhobe britannique Nigel Farage, il est bon de faire un petit retour en arrière pour savoir qui est celui qui les a proféré. Et qui perdra une partie de son indemnité parlementaire pour n’avoir pas accepté de s’excuser.

    “Si j’ai des excuses à présenter, elles sont destinées aux employés de banque. Si j’en ai blessé certains je suis vraiment désolé”, a-t-il ajouté (rappelons-nous qu’il avait aussi comparé l’apparence de Mr Van Rompuy avec celle…d’un employé de banque).
    Ces propos ne sont pas sans rapport avec le fonds de commerce de ce parti (son programme vise une sortie du Royaume Uni de l’UE)  et l’approche des élections au Royaume Uni que les conservateurs devraient emporter haut la main.
    Il appartient au groupe ECR (Conservateurs et réformistes européens), un nouveau groupe de 55 députés (comme les Verts/ALE…)  au Parlement Européen depuis les dernières élections. Mais contrairement aux Verts, c’est un groupe  assez  fragile, non seulement parce qu’il n’a que huit nationalités représentées (une de plus que le seuil minimal requis), mais parce qu’en dehors de l’euroscepticisme pour ne pas dire l’europhobie, peu de choses unissent ses membres.
    Ce groupe est né de la  décision du dirigeant de l’opposition britannique, David Cameron de retirer les eurodéputés Tories du Parti populaire européen (le PPE, le parti où siègent les CDV Jean-Luc Dehaene ou la CDH Anne Delvaux, mais aussi Rachida Dati qui s’ennuye ou les amis de Berlusconi) où ils siégeaient lors de la précédente législature pour former un nouveau groupe, les Européens conservateurs et réformateurs (ECR).
    Les britanniques au sein de ce groupe ont planté  un drapeau…britannique sur chacun de leurs pupitres dans l’hémicycle…européen.
    Ils constituent parfois pour nous une désagréable compagnie (de vote s’entend) par exemple quand ils s’opposent comme nous à la désignation de la Commission Barroso, mais évidemment pour de toutes autres raisons que nous.
    Ils surfent sur la (pas très bonne) relation que les britanniques entretiennent avec l’UE, un fonds de commerce qui fonctionne bien en ces temps de repli, de frilosité, surtout dans un pays qui se comporte plus souvent comme le 51è Etat des USA que comme 2 des 27 pays membres de l’UE…
    Ils constituent donc, pour comparaison avec ce que nous connaissons en Belgique, un mixte entre la liste De Decker, la NVA,  et le Vlaams Belang…
    Des gens qui font du tort à la politique, à la démocratie, à l’Europe…

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    fév
    25

    250220101280_2

    L’actualité n’est jamais en reste. Après les images de wagons enchevêtrés dans la grisaille, c’est un autre drame, social celui-là, qui fait les manchettes.  On savait et c’était perceptible quand on passait la porte d’un Carrefour : ces magasins ne marchaient pas bien. Mais de là à annoncer brutalement la suppression de plus de 1500 emplois, il y a de la marge. Surtout quand on a bénéficié ces dernières années, via les intérêts notionnels et les centres de coordination,  de très solides  soutien publics (ce que Joelle Milquet appelle un “régime fiscal”).

    Jusqu’il y a quelques jours, c’est la tragédie de Buizingen qui faisait la une.  Elle a tué près de chez moi. Le frère et le père d’un jeune qui est au Conservatoire avec mon fils,  la coordinatrice de la salle de presse du Parlement Européen qui était assise en face de moi dans le TGV pour aller à Strasbourg le mois dernier. Et les autres, ceux dont on a parlé et ceux dont on n’a rien dit, les miraculés qui étaient sur les plateaux de télé dimanche dernier…tous les cheminots, les rescapés de Pécrot qui revivent le cauchemar.

    Comme je l’ai dit aux journalistes du Soir hier, au delà de ce drame, c’est tout un système qui montre ses limites. C’est une entreprise qui revient de loin, mais qui est au milieu du gué. J’ai eu une expression qui a peut-être pu être mal comprise. Je parlais des “ploucs”, ceux qui trempent leurs tartines dans leur café”. Je voulais par là mettre en lumière le mépris que la SNCB a manifesté à ses usagers dans les années 80. Et certainement pas les milliers de voyageurs, navetteurs, cheminots.

    Des années pendant lesquelles, à cause de cette vision et du culte et du tout à la voiture, on a désinvesti dans le rail, fermé des gares, des lignes, refusé d’investir et même d’entretenir du matériel roulant. Le rail d’aujourd’hui en paye toujours les conséquences. Surtout que ces années-là ont été suivies d’années de folles stratégies : l’une, très utile, qui a permis la réalisation du TGV. L’autre, qui a coûté très très  très cher (un peu moins d’1,5 milliard de FB)  à la SNCB et à l’Etat belge : l’achat de société de transport de marchandises par route sous la houlette d’Etienne Schouppe, soutenu par Michel Daerden et une bonne partie de la classe politique de l’époque.

    Les années 2000 ont été celles du réinvestissement dans l’infrastructure, la sécurité, le matériel roulant. Les années du moratoire sur la fermeture des gares et des lignes.  et de l’investissement mais aussi de l’accident de Pécrot.  On en reparlera bien sûr, et moi la première si j’y suis invitée,  dans la commission spéciale que la Chambre met en place ce soir.

    Il faut que cette tragédie soit utile, qu’elle serve. Pour faire le point sur la sécurité, les retards d’équipement, mais aussi sur les procédures, le management, l’organisation de l’entreprise, la souffrance des cheminots, leur formation de base et continuée.

    Elle ne peut donner lieu à des règlements de comptes, une guerre des chefs (c’est déjà assez compliqué comme ça de faire fonctionner une entreprise de 37.000 personnes avec 3 patrons au lieu d’un), à des jeux politiques sur la ministre de tutelle ou sur les directeurs.

    Comme nous en avons parlé ce matin en séance plénière du Parlement Européen,  il ne peut être questions de chercher les responsabilités où elles ne sont pas. Ce n’est pas à cause de l’Europe que l’accident à eu  lieu. Et singulièrement l’accident de lundi dernier, se passait sur une infrastructure publique, avec du matériel roulant public et des cheminots employés de la SNCB, entreprise publique.

    Rien à voir donc avec la libéralisation du fret ferroviaire qu’il faudra par ailleurs évaluer : la discussion commence en commission transport au PE.  Petite digression : je vous conseille un détour par le blog d’André Flahaut : lui qui ne s’est guère intéressé à ces questions dans le passé, il s’adonne à une condamnation en règle de l’Europe sur un ton assez indécent quand on sait par qui ont été prises les décisions ces dernières années au chemin de fer, à la poste,…Soit.

    Car en matière ferroviaire, ce n’est pas de moins d’Europe dont on a besoin mais de plus d’Europe. Je l’ai dit ce matin au Commissaire Kallas : tous les citoyens européens doivent avoir droit aux mêmes standards de sécurité. Autrement dit, il faut que la Commission soit plus exigeante, fixe des dates butoir pour équiper les réseaux ferroviaires d’un système de freinage automatique assistant la conduite identique et compatible entre les pays et les réseaux. Il faut que l’Agence ferroviaire européenne soit plus stricte et prenne elle-même en charge l’homologation des matériels pour mettre fin aux hésitations des compagnies nationales.

    Par contre, ce qui est sûr, c’est que le métier de cheminot et de conducteur  a changé, que la pression et les conditions de travail des conducteurs ont changé, ont évolué, dans un réseau ferroviaire très chargé, avec une pression à la ponctualité.

    Ce qui est sûr, c’est qu’il y a faire pour garantir un rail sûr, convivial, qui récupère des parts de marché sur les autres modes, qui soigne ses usagers et rend à son personnel fierté et passion.

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    fév
    4

    schaerbeek-maison-communale

    Le budget, c’est une projection des recettes et dépenses prévisibles, attendues, voulues. On l’ajuste en cours d’année.Il comprend les dépenses incontournables mais aussi le budget extraordinaire d’investissement.
    Il est passé sous les fourches caudines de la tutelle régionale et du plan d’assainissement.

    Celui de la commune autant que celui du CPAS sont courageux. Ils ont été minutieusement préparés par l’administration, arbitrés par les échevins et la présidente du CPAS. Malgré la baisse de certaines recettes, (la crise dont les effets se font sentir aussi sur les budgets publics, certains dividendes moins importants), malgré l’augmentation croissante des demandes d’aide au CPAS, les deux institutions assurent le service aux citoyens. On poursuit les projets de rénovation (en vue dans les contrats de quartier), le plan climat et la réduction de l’empreinte écologique des bâtiments communaux, la création de logements, le plan de mobilité et les aménagements de zones 30, la création en veux de 2 écoles dont une école neerlandophone et 5 crèches.

    Evidemment tout n’aboutira pas, il y aura des embûches, mais ces projets sont planifiés et c’est indispensable, autant pour les schaerbeekois d’aujourd’hui que pour ceux qui habiteront la commune dans l’avenir, vu le boom démographique annoncé.

    Les recettes prévues devront, comme toujours, être surveillées, c’est sûr, mais tout ce que j’ai entendu hier soir dans la bouche de l’opposition, et en particulier de la part des socialistes,   est totalement incompréhensible voire indécent. Leurs amendements, mal fichus et sans nuances, les ont amenés à ne même pas voter sur leur propre texte !!!

    D’après Eddy Courthéoux,  le revenu de la taxation sur les antennes relais serait incertaine. C’est sûr, ce sera une bataille. Mais c’est normal de la faire, c’est normal que ces opérateurs qui font de plantureux bénéfices  (vu par ailleurs les nuisances que cela impose) contribuent au budget communal. Et alors, est-ce une raison pour laisser croire qu’il ne faudrait pas les taxer ? Ou qu’il ne faudrait pas annoncer notre intention en inscrivant un montant au budget ?
    Idem pour le CPAS.  Alors que les chiffres sont donnés d’emblée par la Présidente, et ils ne sont pas bons puisque la précarisation et le nombre de demandes augmentent, Mr Courthéoux au nom des socialistes laisse entendre qu’on ne récupère pas assez d’argent auprès des particuliers, qu’on serait trop généreux, qu’il y  aurait de la fraude, et cela sans avancer aucune preuve concrète, aucun élément probant …

    Soyons raisonnables : c’est comme si l’augmentation  des dépenses en matière de chômage  à Bruxelles était attribuée à de la fraude sociale dont serait responsable son directeur général…le même Eddy Courthéoux.

    Scandaleux. Franchement hier soir, j’étais fière de ne pas être socialiste schaerbeekoise.

    Quelques flèches du CDH Mohamed El Arnouki fusent aussi : le CPAS serait trop “mister cash”. Alors que dans la même intervention, il met en évidence la diversité des actions et programmes tel l’accompagnement logement, la médiation de dettes, l’insertion socio-professionnelle, etc…

    Les réponses de l’échevin des finances et de Dominique Decoux, la présidente du CPAS, seront posées, sans arrogance. Ils pointeront comme ils l’avaient fait dans leur présentation des grandes tendances, les forces et faiblesses, répondront aux remarques et aux questions.

    Nous voterons également une contribution communale, certes modeste, pour Haïti.

    Le conseil aura duré près de 6 heures…et franchement,  le festival de mauvaise foi était assez peu convaincant. Qu’il faille se distinguer, pointer un certain nombre de problèmes, dénoncer l’une ou l’autre décision, cela va de soi quand on est l’opposition. C’est utile pour la démocratie et cela annonce ce sur quoi l’opposition exercera son contrôle durant l’année.  Nous le faisons au fédéral, chaque semaine en plénière et en commission.  Mais un peu de crédibilité ne fait pas de tort

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    jan
    14

    C’est parti pour 26 auditions des commissaires européens, jusqu’ici seulement choisis par le Président de la Commission, Mr Barroso, et qui doivent recevoir collectivement le feu vert des parlementaires.

    J’ai pour ma part participé à l’interrogation du premier candidat commissaire en début de semaine, le candidat au budget, Mr Lewandowski, en parallèle de Mme Ashton, la représentante aux affaires étrangères.

    L’exercice est particulier : étant choisi par Mr Barroso, lui-même disposant d’une majorité au Parlement, chacun des candidat doit ménager cette même majorité. Ils ne prendront pas (peu) de risques, répondront de façon “équilibrée” et ne dévoileront qu’assez exceptionnellement des  convictions propres.

    auditions

    C’était le cas hier Mme Asthon, dont l’audition, sans être vraiment problématique,  a été jugée peu convaincante. C’était aussi le cas pour le commissaire au Budget : techniquement très au point, donc compétent (il a été président de la commission du budget du PE dans le passé),  il est resté assez vague sur des questions centrales comme le financement de la politique agricole commune dans l’avenir, le financement de l’Union elle-même (pas très clair sur les contributions futures des Etats membres). Il n’a pas non plus fait montre d’une vision forte sur les politiques budgétaires de l’Union. Il a pointé la faiblesse des ressources de l’UE, mais sans s’engager clairement sur les taxes et/ou contributions des Etats membres. Il a parlé de la nécessité d’une orientation -clé pour le budget et le financement, mais soutient le fait que la stratégie 2020 de l’Union sera “emballée” dès la fin juin.

    La grande question restée sans réponse : sera-t-il un commissaire au budget, à l’image d’un ministre du Budget dans un gouvernement national (j’ai quant à moi de fameux souvenirs de la place et du poids de Johan Vande Lanotte dans le gouvernement arc-en-ciel), qui donne des impulsions et des directions, ou celui qui suit et exécute ce qui découle du consensus entre 27 commissaires… A ce stade, je crains que ce soit la deuxième formule.

    Ce matin, c’est au tour de Karle De Gucht, une personnalité plus affirmée…Il ne prendra guère plus de risques, si ce n’est sur la taxe aux frontières qui pourrait être appliquée en cas de non accord persistant à l’échelle mondiale sur les questions de CO2.

    Ce lundi s’est terminé par la traditionnelle remise du prix (par Vlan et La Capitale) du prix du Bruxellois de l’année.

    bruxellois-annee-vlan
    De belles récompenses et une certaine surprise. Commençons par là : c’est Olivier Maingain qui a été choisi dans la catégorie politique . Assez étonnant tout de même pour celui qui est l’ardent défenseur des francophones de la périphérie dont il n’est pas sûr que tous dans son parti, s’ils demandent l’élargissement de Bruxelles, souhaitent le régime fiscal bruxellois, moins avantageux (et pour cause, à côté des richesses que génère une grande ville, il faut aussi corriger par des politiques qui coûtent, les nombreuses inégalités)…

    Dans la catégorie sociale, c’est le patron de l’Hotel Mozart, près de la Grand place, qui a l’a emporté, pour la générosité dont il fait preuve depuis plusieurs années en accueillant gratuitement dans son hotel par grand froid en ces mois de janvier et février, les sans abris. “Mozart lui-même a fini sans abri”, a-t-il dit en conclusion des remerciements pour ce prix.

    Les belles initiatives que sont le Musée Magritte et les nouvelles Galeries Anspach l’ont également emporté dans leurs catégories respectives.
    Bravo aussi à tous les autres nominés et lauréats.

    Les auditions se poursuivront et révéleront la très mauvaise candidate bulgare, Mme Jeleva, dont il semble bien qu’elle sera “le vilain canard” de l’équipe et se verra sans doute remplacée avant même qu’il n’y ait vote sur l’ensemble. Avec aussi l’assez  bon candidat Michel Barnier. Mais aussi quelques auditions qui sans être spectaculairement mauvaises, sont assez faibles au vu des enjeux de relance économique.

    La prestation du commissaire au transport, Mr Sim Kallas, fut plutôt désastreuse sur le terrain du contenu : il ne connait pas grand chose au transport, est resté on ne plus vague hormis son credo dans la libéralisation comme un bienfait indispensable…

    On croise les doigts pour celle du roumain, Mr Ciolos, commissaire à l’agriculture et dont les propos et le profil donnent quelque espoir au monde agricole, et qui devrait remplacer Mme Fisher Boel. Cette dernière aura marqué la dernière commission par son obstination pour une politique agricole obéissant aux règles de marché le moins régulé possible…


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    nov
    28

    Fête de l’Aïd : belle fête à tous

    Posté dans : Schaerbeek par Isabelle Durant

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    L’équipe du service Prévention était comme chaque année au rendez-vous,  au garage communal à côté du Neptunium, pour assurer dans les meilleures conditions, l’environnement de  l’abattage de quelques 300 moutons.

    ait-schaerbeek

    Accueil, thé à la menthe, chaufferette dans la tente berbère  pour assurer dans la convivialité, l’attente et la file.
    Malgré un peu de retard, tout s’est bien passé.

    Bonne fête de l’Aït à tous ceux qui la fêtent.

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    nov
    16

    Euractiv fête ses 10 ans

    Posté dans : AU PARLEMENT EUROPÉEN, Schaerbeek par Isabelle Durant

    Vous connaissez Euractiv ? Un site, un réseau, une source d’information indépendante sur les questions européennes.

    Après 10 années de diffusion et de reseautage, l’anniversaire d’Euractiv a été l’occasion de remise d’awards à des personnalités (Jerzy Buzek, président du PE, Guy Verhofstadt, comme européen convaincu), à des actions et projets tels Arte Europe, la carte interrail, pass à bas prix encourageant les voyages en train à travers l’Europe, et quelques autres encore (voir sur le site http://www.euractiv.com/fr/HomePage)
    Le débat de cette soirée anniversaire était consacré à la nécessaire décentralisation de la discussion européenne. La faire sortir des cénacles consacrés, la “traduire” dans les médias locaux, la mettre à portée des citoyens près de chez eux.

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    Bravo au réseau Euractiv pour leur travail !

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    oct
    11

    Excursion à Rome

    Posté dans : Non classé, Schaerbeek par Isabelle Durant

    pare-damien11

    Quoi qu’on pense du Père Damien et de sa canonisation, les éminences du CDV et du CDH, entre deux calculs, se sont rendues à Rome pour y assister. Franchement, quand on voit la photo ci-dessous, on ne regrette pas vraiment de ne pas les avoir accompagnés.

    http://portfolio.lesoir.be/

    Comme s’en défend Joëlle Milquet, mise en cause par le Centre d’action laïque,  l’escapade à Rome n’a rien coûté à personne. Disons plutôt qu’au lieu que chacun se réserve un billet d’avion pour Rome, on a mobilisé un avion gouvernemental pour faire le trajet. Quoi de plus normal, les socialistes étaient tout de même en congrès le matin, alors…

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    oct
    10

    Un ange à Schaerbeek

    Posté dans : Schaerbeek par Isabelle Durant

    ange-schaerbeek-22

    Etonnante atmosphère autour du chapiteau placé en face du Centre culturel de Scaherbeek, rue de Locht.
    La “nuit du papillon” consacrée à tout ce qui soigne, soutient, relie, nourrit, embellit, fait du bien, a rassemblé du monde.

    Du slow food au stand du Planning Familial Jospahat en passant par celui de la banque Triodos, de l’association de lutte contre le cancer ou des séances de massage thaï, il y en avait si pas pour tous les goûts, en tous cas pour beaucoup.

    Un offre pas vraiment taillée sur mesure pour les habitants de la rue et du quartier, un peu étonnés de croiser cet ange qui fait des bulles accompagnée de son accordéoniste,  devant l’épicerie du coin. Et sans doute plus préoccupés et mobilisés par le match Belgique-Turquie prévu pour le soir même … que contre toute attente, et pour le plus grand bonheur de ceux qui avaient peur de ne pas dormir à cause du chambard, les diables rouges ont gagné !!!

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    oct
    7

    silvio-berlusconi_6_465250a

    Les agissements d’un certain Silvio Berlusconi, la confusion qu’il organise entre intérêts politiques, économiques et médiatiques, les pressions et menaces qu’il exerce sur les journalistes qui osent dénoncer ses comportements, tout cela n’est (hélàs) plus à démontrer.

    Aujourd’hui, en séance plénière du Parlement Européen à Bruxelles, les dérives berlusconiennes étaient à l’ordre du jour.
    En clair, il s’agissait que le PE puisse se prononcer, non sur un problème interne à l’Italie comme certains l’ont laissé entendre, mais sur une vraie question politique dont les conséquences sont bien plus que nationales, sur une liberté d’expression bafouée par un chef d’état européen de premier plan.

    Le parti européen de Berlusconi, le Parti Populaire Européen, celui où siègent Jean-Luc Dehaene du CDV et Anne Delvaux du CDH, a voulu esquiver la discussion. Et pour cause, la famille politique de Berlusconi est dans leur groupe. Leur président a demandé que ce point soit tout simplement retiré de l’ordre du jour, car il ne concernait que l’Italie.

    Ben tiens ! Et cela alors que quelques instants auparavant, tous les parlementaires du PPE (et les autres) ont voté pour  la mise en place d’un fonds de soutien aux victimes du tremblement de terre…en Italie !

    Cette fois, et c’est tant mieux, le Parlement a pesé de son poids  et le PPE, habitué à l’emporter,  a été battu  dans sa demande de retrait de ce point.  Le débat aura lieu demain  sur cet important sujet, il sera cloturé par une résolution.

    Qui disait que tout était joué et que la majorité de droite l’emportait à tous les coups…

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    oct
    6

    jacques-delors1

    “L’Europe n’a le choix qu’entre la survie ou le déclin”.  Notre invité donne le ton . Et il ajoute aussitôt : “Le comment faire est aussi important que le que faire”.

    Un speech qu’il a nous a adressé avec la simplicité qui le caractérise, au Président et  vice-présidents du Parlement Européen réunis pour 2 jours de travail dans la maison de Jean Monnet près de Versailles.  Simplicité, mais aussi conviction, “esprit public européen” comme il dit lui-même pour caractériser le style qu’il incarne.

    Il nous dictera un peu pèle-mêle notre feuille de route pour les mois à venir : la situation en Iran, le conflit israélo-palestinien, la conférence de Copenhague pour laquelle, sur le thème de l’environnement, les 27 doivent rester  unis, les régulations qu’exige la crise (il nous rappelle qu’il avait plaidé en son temps pour un Conseil de Sécurité économique à côté du Conseil de Sécurité tout court des Nations Unies), nos relations avec la Russie (une Russie qui selon lui a des réflexes comme ceux des Français ou des Anglais dans la période post-coloniale…).

    Il nous rappellera aussi à quel point, malgré ses nombreuses imperfections, le processus d’intégration européenne fait rêver hors de nos frontières.  Un processus si unique et particulier qui fait qu’un chef d’état, même courroucé par une sentence ou une sanction prononcée à son encontre à l’échelle européenne, l’accepte. Imaginons un peu ce qu’il en serait si un même processus s’appliquait à l’échelle des Nations Unies et des ses institutions…une fameuse révolution !

    Il nous invitera aussi à revoir la stratégie dite de Lisbonne, décidée il y a bientôt 10 ans et qui visait à faire de l’UE l’économie la plus compétitive du monde. Un grand flop, d’autant qu’on a délié cet objectif de réels objectifs sociaux ou environnementaux. Arevoir en profondeur, en tenant compte de quelques chiffres : entre 2007 et 2030, la population active aura diminué de 20%, les séniors auront augmenté de plus de 40 millions. Et la crise climatique exigera des adaptations, une croissance plus sobre.

    Il reviendra enfin sur le “comment” surtout après le oui au réferendum irlandais qui ouvre la voie à des nouveautés dans la tuyauterie européenne. Autant il se réjouit de la force et du pouvoir que va acquérir le Parlement, il est quelque peu sceptique sur les “top jobs”. “Quand Obama parlera avec l’Europe, il aura en face de lui une constellation de présidents : celui de la Commission, du Conseil (permanent), du Conseil (rotatif) , le Haut Représentant aux Affaires Etrangères, le président de la zone Euro, le gouverneur Trichet, etc…”. Il est vrai que si Tony Blair devenait président du Conseil (ce qui n’est pas évident vu la participation britannique en Irak), il voudrait évidemment exister. Ce serait sans doute bon pour la Grande Bretagne, mais il n’est pas sûr que cela soit bon pour l’Europe. Il faut une Commission forte, c’est sûr (et dire qu’on y a mis Barroso).  Mais pour le Président du Conseil, il nous dira qu’il préférerait un “chairman”, modeste, à l’agenda limité, qui pose des questions claires et exige quand nécessaire un vote (et dire qu’on aurait pu y mettre Barroso) ,  à un ” Executive président” qui veut représenter le conseil, parler avec les chefs d’état étrangers, etc… Un nid à tensions…

    Le comment, c’est aussi le danger de voir revenir la méthode intergouvernementale, celle qui n’a jamais marché…

    Une leçon d’Europe, et cela dans la salle du Trianon Palace où a été déclarée la fin de la guerre 14-18, qui a généré la seconde guerre mondiale.

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